‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 38 sur 306 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Inspfet et fac seiasdun ei emplir q«od tibi la Monte nodstratom est.

( Bxod. xxt. 40.)

Le grand dessein du Seigneur dans l'œuvre admirable de l'incarnation , est de nous faire vivre de la vie même de son divin Fils. Jésus n'a partagé les infirmités de notre nature qu'afin de nous rendre participants de ses pensées, de ses sentiments, de ses souffrances et de tous ses actes, et afin de nous faire un jour, en vertu même de cette participation, les éternels cohéritiers de sa gloire. La perfection chrétienne consiste donc dans notre ressemblance avec Jésus-Christ, modèle de toutes les vertus , exemplaire vivant de toute sainteté. C'est pourquoi le grand Apôtre , voulant donner aux fidèles de Rome un abrégé de la doctrine évangélique, les exhortait à se revêtir de Jésus-Christ; induimini Dominum Jesum Christum. (Rom. xm. 44.) Et il ne craignait pas d'écrire aux Galates que

l’objet constant de ses sollicitudes apostoliques était la formation de Jésus-Christ dans leurs âmes; filioli mei quos iterum parturio donec formetur Christus in vobis. ( Gai. rv. 49.) Or, il n’est pas de moyen plus facile et plus efficace pour réaliser en nous cette heureuse conformité avec notre aimable Sauveur, que de contempler, sous le voile de ses paroles et de ses

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