L. nuit électrisée a des frissons vermeils
Ah! Brûlante des feux de l'heure nuptiale,
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Répands sur mon cœur las un baume sans pareil.
Les fleurs du val n'ont pas ta beauté liliale, Eve en robe de fée, à doux corps puéril
Qui me promet l'immense ivresse initiale !
Penche un front de candeur et l’obsédant péril De ta forme gracile à mes ardeurs promise :
Que je m’abreuve à la fraicheur de ton avril.
Croire un peu se mourir d’une langueur cxquise, Puis sans cesse renaître à l’ingénuité
Du baiser rose et nu de ta lèvre imprécise.
Mais, 6 douleur, tu fuis !
Au bois désenchanté L'heure de songe aura bientôt jeté sa cendre. D J
Pour n'avoir su l'ivresse et la satiété
J'écoute dans mon cœur l'Amertume descendre.