‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 33 sur 55 · L. nuit électrisée a des frissons vermeils · texte numérisé non relu

L. nuit électrisée a des frissons vermeils

Ah! Brûlante des feux de l'heure nuptiale,

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Répands sur mon cœur las un baume sans pareil.

Les fleurs du val n'ont pas ta beauté liliale, Eve en robe de fée, à doux corps puéril

Qui me promet l'immense ivresse initiale !

Penche un front de candeur et l’obsédant péril De ta forme gracile à mes ardeurs promise :

Que je m’abreuve à la fraicheur de ton avril.

Croire un peu se mourir d’une langueur cxquise, Puis sans cesse renaître à l’ingénuité

Du baiser rose et nu de ta lèvre imprécise.

Mais, 6 douleur, tu fuis !

Au bois désenchanté L'heure de songe aura bientôt jeté sa cendre. D J

Pour n'avoir su l'ivresse et la satiété

J'écoute dans mon cœur l'Amertume descendre.

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