‹ Le cœur en exil [microforme]Chapitre 5 sur 55 · ÉPITAPHE D'UN GRILLON · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE D'UN GRILLON

u-Gir Je Grillon, le Grillon de la prairie.

À De chaume bref se hérissent les champs.

C'est septembre. Poussant leur clameur ahurie Tous les cris-cris, ivres et trébuchants,

Sauteurs trapus et lourds, insectes acrobates Que tannent les effervescents midis,

Détendent le ressort de leurs cassantes pattes Et de leurs mille bonds,ces étourdis,

Otfensent la pensive et sage pàquerette

Qui, n’aimant pas le tapage, le bruit,

Resserre, blancs godrons, sa fine collerette.

Hélas! Ci-git Cri-cri. Nul mieux que lui Ne sut accompagner, artiste funambule, Les jeux fous des petits jongleurs forains, Et nul aussi n’eut pour élytres qui stridulent De plus aiwus, plus grêles & mbourins.

Cigit Cri-cri dit le Grillon! Qu'un peu de terre Couvre «a pauvre âme de négrillon!

Heureux de s'unir à l'argile éwaliaire,

Né du sillon, qu'il retourne au sillon !

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