OCTOBRE
I A fougère à rougi ses touffes amarante 4 Au bord @e la forêt où stagne une torpeur,
La :mière du jour tombe décolorante,
Les bois silencieux sont transis et font peur. Une branche craquète, une feuille se gerce Que rouille un affligeant brouillard enveloppeur.
Li-bas, parmi les champs, traine une vieille herse. Un paysan travaille à l’automnal labour Où la glèbe est docile au soc qui la transp?ree.
Si - LE CŒUR EN EXIL
D'innombrables criquets de leurs ailerons gourds Font un «igre concert d'invisibles rainettes
Tout le long du sentier où crisse un chariot lourd,
Octobre! L'aubépin n'offre ses pommelettes, Octobre ! Fruits ridés des maigres ragommiers ! Genévriers, amas vineux de vieilles crêtes !
Espoirs réalisés des nonchalants fermiers !
C'est la vendange et c'est la saveur acidule
De la fameuse rousse aux branches des pommiers!
La limbrusque sanglante est riche de globules Sur le coteau désert qu'interrompt la forêt,
Et l'automne s squive au seuil du crépuscule, Tandis qu'avec elfort, au milieu des guérets,
Un soleil d'un blane mat, monstrueuse araignée De lumicre, bougeotte et s'emprisonne aux rèts
De sx toile d'argent que la brume à baigne,
so...
LES CAMPEURS
LES CAMPEURS
| :ros du soir. Au lac sonore, à fleur de l’eau, É De minute en minute un feu soudain s ’allume, Étincelant bouquet rouge qui se consume,
Vers le large un îlot flotte comme un flambeau.
De pourpre et d’écarlate et lambeau par lambeau La flamme se déchire et s'élève et puis fume. fluminant les bois épais remplis de brume Où crépitent sapin qui s’échaulfe et bouleau.
Un entend des chansons, des rires, de la Joie, A coups lourds que l'écho répète sous l'ormoie
La hache rebondit sur le tronc qu'elle abat.
Des monts environnants, immense amphithéâtre, Le chevreuil aux aguets assiste à ce sabbat
Dont le bruit va mourir dans la forèt bleuûtre.
BERCEUSE NH]