A MAY
hie salle avec du feu, des bougies, Des soupers toujours servis, des guitares, Des fleurets^ des fleurs, tous les tabacs 7'ares, Où Ion causerait pourtant sans orgies.
Au printemps lilas, roses et muguets, En été jasmins, œillets et tilleuls Rempliraient la nuit du grand parc oh, seuls Parfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
Les, hommes seraient tous de bonne race, Dompteurs familiers des Muses hautaines, Et les femmes^ sans cancans et sans haines, Illumineraient les soirs de leur grâce.
Et ron songerait, parmi ces parfums
De bras, d'éventails, de fleurs, de peignoirs,
De fins cheveux blonds, de lourds cheveux noirs.
Aux pays lointains, aux siècles défunts.