‹ Le coffret de SantalChapitre 17 sur 107 · LENDEMAIN · texte numérisé non relu

LENDEMAIN

A HENRI MERCIKR

Avec les fleurs, avec les femmes, Avec l'absinthe, avec le feu, On peut se divertir un peu, Jouer son rôle en quelque drame.

L'absinthe bue un soir d'hiver Eclaire en vert l'âme enfumée, Et les fleurs, sia^ la bien-aimée Embaument devant le feu chiir.

Puis les baisers perdent leurs charmes.

Ayant duré quelques saisons.

Les réciproques trahisons

Font qu'on se quitte un jour, sans larmes.

On brûle lettres et bouquets Et le feu se met à l'alcôve, Et, si la triste vie est sauve, Restent l'absinthe et ses hoquets.

Les portraits sont mangés des flammes ; Les doigts crispés sont tremblotants... On meurt d'avoir dormi longtemps Avec les fleurs, avec les femmes.

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