‹ Le coffret de SantalChapitre 24 sur 107 · SONNET D'OARISTYS · texte numérisé non relu

SONNET D'OARISTYS

Tu me fis d'imprévus et fantasques aveux Un soir que lu t'étais royalement parée, Haut coiffée, et ruban ponceau dans tes cheveux Qui couronnaient ton front de leur flamme dorée.

Tu m'avais dit « Je suis à toi si tu me veux » / Et, frémissante, à mes ôaisers tu t'es livrée. Sur ta gorge glacée et sur tes flancs nerveux Les fiissons de Vénus perlaient ta peau nacrée.

Uodeur de tes cheveux, la blancheur de tes dents, Tes souples soubresauts et tes soupirs grondants, Tes baisers inquiets de lionne joueuse

M'ont, à la fois, donné la peur et le désir De voir finir, après V éblouissant plaisir , Par l'éternelle mort, la nuit tumultueuse.

PASSE y y

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