‹ Le coffret de SantalChapitre 39 sur 107 · PLAINTE · texte numérisé non relu

PLAINTE

Vrai sauvage égaré dans la ville de pierre ,

A la clarté du gaz je végète et je laeurs.

Mais vous vous y plaisez, et vos regards charmeurs

M'attirent à la mort, parisienne fière.

Je réce de passer ma vie en quelque coin Sous les bois verts ou sur les monts aromatiques, En Orient, oh. bien près du pôle, très-loin, Loin des journaux, de la cohue et des boutiques.

Mais vous aimez la foule et les éclats de voix, Le bal de l'Opéra, le gaz et la réclame. Moi, j'oublie, à vous voir, les rochers et les bois, ^e me tue à vouloir me civiliser l'âme.

^e vous ennuie à vous le dire si souvent :

^e mourrai, papillon brûlé, si cela dure...

^ous feriez bien pourtant, vos cheveux noirs au vent,

i^n clair peignoir ruche, sur un fond de verdure!

flO LE COFFRET DE SANTAL

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