PLAINTE
Vrai sauvage égaré dans la ville de pierre ,
A la clarté du gaz je végète et je laeurs.
Mais vous vous y plaisez, et vos regards charmeurs
M'attirent à la mort, parisienne fière.
Je réce de passer ma vie en quelque coin Sous les bois verts ou sur les monts aromatiques, En Orient, oh. bien près du pôle, très-loin, Loin des journaux, de la cohue et des boutiques.
Mais vous aimez la foule et les éclats de voix, Le bal de l'Opéra, le gaz et la réclame. Moi, j'oublie, à vous voir, les rochers et les bois, ^e me tue à vouloir me civiliser l'âme.
^e vous ennuie à vous le dire si souvent :
^e mourrai, papillon brûlé, si cela dure...
^ous feriez bien pourtant, vos cheveux noirs au vent,
i^n clair peignoir ruche, sur un fond de verdure!
flO LE COFFRET DE SANTAL