‹ Le coffret de SantalChapitre 64 sur 107 · SONNET ASTRONOMIQUE · texte numérisé non relu

SONNET ASTRONOMIQUE

Alors que finissait la journée estivale, Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant A ces mondes lointains dont je parle souvent. Aussi regardais-tu chaque étoile en rivale.

Au retour, à l'endroit où la côte dévale, Tes genoux ont fléchi sous le charme énervant De la soirée et des senteurs qu avait le vent. Vénus, dans l'ouest doré, se baignait triomphale.

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Puis, las d'amour, levant les yeux languissamment, Nous avotis eu tous deux un long tressailleme^it Sous la sérénité du rayon planétaire.

Sans doute, à cet instant deux amants, dans Vénv^, Arrêtés en des bois aux parfums inconnus, Ont, entre deux baisers, regardé notre terre.

VINGT SONNETS l8l

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