ARE OS
« Ia tension artérielle se faire très rapidement, dès le « lendemain ou le surlendemain de l'administration du « médicament pour cesser, du reste, dès le lendemain « ou le surlendemain de la cessation du traitement.
« Céte notion sur l’action hypertensive des prépara- « tions de colchique est-intéressante non seulement au « point de vue de l’action physiologique de ces prépara- «tions, mais aussi elle me paraît être une notion utile « au point de vue du traitement de la goutte:
« Il me paraît probable qu'un certain nombre des acci- -« dents attribués à la colchique sont dûs
à celte action « hypertensive.
- « C’est sans doute l'hypertension artérielle provoquée « par la colchique qui donne naissance aux accidents « dits de goutte remontée.
« Aussi la conclusion pratique des observations que « J'ai faites me parait être que administration de toutes « les préparations de colchique, chez des sujets gout- « teux ou artério-scléreux, ne doit être faite qu’en sur-.
« veillant la tension artérielle, au jour le jour ».
Les classiques ne mentionnent pas cette action du colchique ou de la colchicine sur la pression artérielle aux doses thérapeutiques. :
Nous n’avons trouvé dans la littérature médicale aucun fait relatif à l’action Eppestensipe des préparations de colchique.
Cette action n’est signalée pour la première fois que par Monsieur le Docteur Crouzon (1915) dans la Communication citée plus haut.
CR: | ee
Concernant l'action de la colchicine sur la pression artérielle, on lit, résumé à l’article « Colchicine » (Effets sur la circulation et sur le cœur) dans le Dictionnaire de Physiologie de Ch. Richet (1) « D’après Jacobj (2) la colchicine, même aux doses mortelles, n'agifait pas À sur le cœur... La pression artérielle n’est guère modifiée, sauf, bien entendu, aux environs de la période mortelle, alors que toutes les fonctions du système nerveux sont profondément atteintes ». Diverses expériences faites sur l'animal amènent aux mêmes conclusions (3).
Néanmoins M. lé Professeur Pouchet, (4 traitant de l’action toxique de la colchicine sur l'appareil cireulatoire, dit : « L'influence exercée par la colchicine sur le cœur est. absolument secondaire. On observe au début un très faible ralentissement des contractions cardiaques, avec augmentation de force et d'amplitude de ces contractions, ainsi qu’une élévation marquée et marquée el persistante de la tension sanguine. Ces phénomènes-sont sous l'influence d'une action réflexe
(1) Rioner : Dictionnaire de physiologie : article Corcniaine, par Ch. Richet, p. 361.
(2 ) JAcoBs : Pharmakologische Untersuchung über das Colchicumgift. Arch. für experimentelle Path. und Pharm. Leïpzig, 1890, p. 138-139. .
(3) Ferer y Léon : The physiological action of the alkaloids of colchicum. University médical magazine. Philadelphia, 1888, p. 552 et 605.
NoraNAGEL el RossBaAcx : « Nouveaux éléments de matière médicale et de thérapeutique », 1889, p. 7131-32.
RassBAca M. RE prof. : « Die physiologischen Fr ap des Colchicinaus gemeïnchafilich mit den Herren Sch. Aronowitz und R. Vehmer angestellten Versuchen ».
Verhanlungen der Phys. med. Gesellschaft, in Wurzburg, 1816, p. 127-131.
Pascuxis (H). « Pharmakologische Üntersuchungen über Colchicin und einige seiner Abkômmlinge ». Medizinische Jahrbücher, Wien, 1888, p. 511.
(4) Poucner : Précis de Pharmacologie et de Matière Médicale, 1907, p. 332.
Hin | ee
d’origine gastro-intestinale et d’une action vaso-motrice d'origine périphérique. La pression sanguine ne s'abaisse qu’à la fin de l’intoxication malgré le ralentissement que l’on observe bien avant la phase asphyxique » (1). Nos recherches ne nous permettent pas de partager les conclusions intéressantes dé M. le Docteur O. Crouzon. Nous ferons toutefois remarquer qu'il nous est difficile de savoir si nous avons expérimenté dans des conditions identiques à celles de cet auteur. M. le Docteur Crouzon ne nous renseigne que d’une façon imprécise sur l’état pathologique de ses malades. Et il ne nous paraît pas impossible que l'hypertension qu'il signale chez eux sous l’action du colchique soit dûe à un état organique particulier, tel qu'il ne nous a pas été donné d'en observer.
. (1) Telles conclusions ressortent aussi de diverses expériences sur des animaux : 6 Laporpe et HouDé : « Le Colchique et la Colchicine », 1887, p. 94-101. Lewmin et Pououer : Traité de toxicologie, p. 865. AroNowiIrz : Ueber die Einwirkung des Colchicin auf den thierischen Organismus, 41 p. 80, Vürtzburg, Stahel, 1876. Poucner : Leçons de pharmacodynamie et de malière médicale, 1904, p. 690-695. æ