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LES ATELIHRS DE MONNAYAGE II

qu'à Claude II, monnawiit stnis le noni des empereurs romains ; Claude II crée un atelier en 268. Les lettres de cette otticine sont caractéristiques: \^^J-^.

Marques: C*; MC; par la suite : ^1K^■. 2 officines: P, S.

Emesa (Syrie). — Frappe des pièces locales dès Domitien, dès Caracalla des pièces coloniales qui s'étendent jusqu'au règne d'Uranius Antonin. En tant qu'atelier n'a été en activité que sous Uranius (253-254) et peut-être sous Quietus (263).

Pas de marque.

Ephesus (Asie-Mineure). — Monnaye dès le \'p- siècle avant Jésus-Christ ; sous la domination romaine, Ephèse frappe des pièces dites Cistophores, et jusqu'à l'époque de Domitien (parfois des deniers).

Marque : Q

Comme atelier régulier, fondé par Héraclius I'-'', Ephèse ne frappe que pour cet empereur et pour son fils Héraclius Constantin. Ne monna3'e que du bronze.

Marque : S. EPSYS.

Heraclea Thracum. ^ Atelier impérial fondé par Dioclétien ; en activité jusqu'à Honorius.

Marques : HT ; HTR ; SMH.

Isauria. — E!n activité sous Héraclius l" et son fils ; n'a frappé que du bronze.

KarthagO (Carthagej. — Colonie phénicienne prospère; frappe sa propre monnaie jusqu'en 146 avant Jésus-Christ. Après la destruction de la ville par les Romains, élevée au

rang de Colonie en 122. Du temps d'Hérodien, Carthagc était la seconde ville de l'Empire Romain ; a frappe temporairement des monnaies impériales sous Clodius Macer^ Sévère F'', Gordien b"" et II, etc. Elevée au rang de Monnaie impériale sous Dioclétien ; dès lors en activité jusque sous Honorius. De 439 à 534 Monnaie des rois Vandales, d'Honorius (Hunnéric) jusqu'à Gelamir ; reprise par Bélisaire, Carthage monnaye pour Justin I"^, Justinien I" jusqu'à Justinien II, sous le règne duquel la ville tomba au pouvoir des Arabes.

Marque : K.

4-6 ofhcines : A, B, F, J, E, Z\ sous l'usurpateur Alexandre = I: P.

Kersonnesos (Chersonèse). — Atelier fondé par Justinien E'; ne frappe que du bronze pour Justinien II et pour Maurice.

Kypros (Chypre). — Atelier impérial n'ayant existé que sous Héraclius E*" ; n'a frappé que du bronze.

Londinium (Londres). — Atelier ouvert par l'usurpateur Carausius en 287. Eondres frappe jusque vers l'an 330, époque à laquelle le nombre des officines de l'occident est réduit de moitié. Ea Monnaie de Eondres frappe à nouveau, et sous le nom d'Augusta, de 383-388, pour l'usurpateur Maxime-le-grand et pour 'Ehéodose E'.

Marques: ME; EON; MSE; AVG : 383-388.

Lugdunum (Lyon). — Capitale des Cîaules au point de vue politique, religieux et commercial. Monnaie coloniale dès M. -Antoine jusqu'à Claude I".

Temporairement Monnaie impériale (p. ex. en 68 et 69 ap. J.-C.j, Monnaie régulière dès Marc-Aurèle seulement;

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trappe comme telle jusqu'à Avitus (455-456). La Monnaie Je Lvon travaille par la suite pour les rois Burgondes, Mérovingiens, Carolingiens ; aux X' et XL" siècles pour les rois de la Grande Bourgogne, puis pour les archevêques de Lvon, entîn dès 1380 pour le roi de l-rance ; fermée en 1S70. Nous savons qu'au IIL siècle c'était la 17"'"' cohorte de la milice romaine urbaine qui gardait la Monnaie de la ville.

Marques : LG ; L\'GD ; SMLD; une oi'ticine (P) ; dès 330, deux.

Mediolannin (Milan). — Capitale des Insubres (peuple de la Gaule cisalpine) ; conquise par les Romains en 222 avant J.-C, élevée au rang de Colonie (.Llia Augusta et Claudia Aug. Félix). Résidence de Maximien L', à qui la ville dut son agrandissement et son embellissement. Atelier impérial fondé par Maxime -le -Grand (383-388), Milan frappe pour les empereurs d'Occident jusqu'à Nepos (475), puis pour les souverains de l'empire d'Orient dès 450 jusqu'à Zenon ('474-491). Par la suite Milan monnaye pour les Goths, les Longobards, les Francs, les empereurs du saint empire romain, les Visconti, les Sforza, les Espagnols, les Habsbourg, etc.

Marques : MD ; SMMD.

Narbo (Narbonne; (?) — En activité peut-être comme atelier sous l'empereur Magnence ; lieu de frappe certain pour les rois Wisigoths dès Leovigild jusqu'à Achila. vSidoine Apollinaire dit de la ville : « Narbo potens delubris, capitoliis, moiiela. »

Marques: (?) NB (ne pas confondre avec N(icomediaj B ( ^ Secundaj ; NAB (?)

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Neapolis (Naples). — En activité, comme atelier impérial, sous Constance II (641-668) et sous Tibère V (698-705). Au VIII'-" siècle, Naples frappe pour les ducs et les évêques de la ville ; par la suite, pour les Normans, les Hohenstaufen, les Anjou, etc.

Nicomedia (Nicomédie, Bitliynie). — Fondée par le roi Nicomède F' de Bitliynie, la ville devint résidence rovale, puis siège des préfets romains ; atelier de monnayage dès Auguste jusqu'à Gallien. Dioclétien élève l'atelier au rang de Monnaie impériale (l'atelier se trouvait dans le palais de la résidence). La ville frappe encore sous les empereurs byzantins dès Anastase F'' jusqu'à Héraclius P'.

Marques : N ; SMN. Cinq officines : A, B, F, J, A;.

Nikaea (Nicée, Asie-Mineure). — Ne frappe que sous Constance II (641-668).

Ostia (près Home). — Atelier fondé par l'usurpateur Maxence; ne frappe que de 306 à 312 ou 313, c'est-à-dire pour peu de temps sous Constantin I"'.

Havenna. — Port important. Résidence des empereurs d'Occident, d'Odoacrc, de Théodoric, et plus tard siège des Exarques de Bvzancc. En activité comme at. mon. imp. dès Honorius jusqu'à Romulus, puis sous Odoacre, Théodoric et les empereurs dès Justinien E" jusqu'à Léon III.

Marque des monnaies d'Occident : R\.

» » d'Orient : RA\' (ui RA\'EN.

RegiumBruttioruiïK Grande- Grèce, Calabre). — lin activité seulement sous Maxence (306-312), et peu de temps sous Constantin I''". La seconde et la troisième des quatre oHi-

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cincs Je cet atelier Irappent aussi à Teifigie de Romulas, lîls de M.ixence.

Marque : RB. Quatre officines : P, S, T, Q.

Regium Lepidi. — Ne frappe que pour Maxeuce. La première des deux officines de cet atelier trappe aussi à l'eftigie de Romulus.

Marques : RE ; RL. Deux officines : P, S.

Regni (?) — \'ille sur les côtes méridionales de l'Angleterre. Atelier en activité peut-être sous Carausius. Marque : RSK.

Roma. — ^7) /?;w2^t'. Au \''' siècle avant J.-C. on se servait de barres de bronze en guise de monnaie, c'est-à-dire d'instrument d'échange ; par la suite on estampilla ces barres, puis on leur substitua des pièces de monnaie. Ces espèces métalliques étaient coulées ; la frappe n'apparaît qu'en l'an 217. Dès Auguste et jusqu'à Gallien, le monnayage du bronze appartient au Sénat; cependant, dès la conquête de la Mysie, les empereurs se mettent à frapper du bronze. A partir d'Anastase P' et jusqu'à Constantin I\', Rome ne frappe plus que du bronze byzantin.

b) Argent. Dès 268 avant J.-C. on fabrique des deniers d'argent, plus tard le quinaire d'argent, et depuis Caracalla le double denier. Le métal devient de plus en plus mauvais; sous Gallien on lui substitue du billon qui contient très peu d'argent. Sous Dioclétien apparaissent de nouveau des deniers de bon aloi, et des pièces divisionnaires dont l'émission prend fin à la chute de l'empire d'Occident.

f) Or. César fut le premier qui monnaya l'or à Rome; cependant les capitaines romains avaient déjà fait frapper des pièces d'or dans les contrées où ils avaient assis leur

domination. La frappe de l'or continue jusqu'à Romulus dit Augustule.

Marques : R. Depuis l'ouverture de l'atelier de Ravenne : RM. Six officines : I, II, III, IV, \, \l sous Philippe P-" et empereurs suivants ; douze officines : P, S, T, Q, V, Yl XII sous Gallien et empereurs suivants ; quatre officines P, S, T, Q sous Dioclétien et empereurs suivants.

Serdica (Thracei. — On y trappe sous Marc-Aurèle et depuis, jusqu'à Gallien, des monnaies divisionnaires urbaines.

Gallien y ouvre un atelier pour remplacer celui d'Antioche (au pouvoir de Macrien).

Marques : Sous Gallien et Claude II : S; P; Q, R; plus tard SD; SERD.

Sirmium (Pannoniei. — l-'rappc comme atelier impérial, pour Constance et ses successeurs, et jusqu'à Théodose P"", Marque : SIRM.

Siscia (Pannonie). — L'atelier frappe dès Gallien et jusqu'à Valentinien IL

Marques : S ; SIS ; SISC.

Sous Gallien et Claude II = 2 officines, I et IL

Sous Claude II, Quintille et Aurélien = 4 officines P, S, T. Q.

Depuis la réforme monétaire d'Aurélien - 6 officines P, S, T, Q, y, VI.

Tarraco (Espagne). — Cet atelier fut créé par Gallien en 259, après avoir perdu les Gaules ; peu après l'Espagne tomba de même au pouvoir de l'usurpateur Postumus. L'atelier fut fermé en 330 et ne fut réouvert que par les

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Wisigoths (Tatelicr happa pour Rccarcdc I (386-601) et ses successeurs, jusqu'à Achila inclusivement).

Marque : T.

Sous Gallien , Postunie , Claude II = 3 otïicines = P, S, T.

Sous Probe = Six officines P, S, T, Q, V, VI et A, II,

Emissions : Sous Probe on trouve sur le champ des monnaies de la 4"' et de la y émission, des lettres isolées ; si Ton juxtapose six différentes pièces de monnaies, provenant des six différentes officines, et dans l'ordre de numération de ces officines, on reconstitue le nom : AEQMT- (ius) de la 4^' émission, et le nom EQVITKus) de la y émission. Est-ce le nom du monnaveur en chef de tous les ateliers impériaux, ou celui du directeur des ohicines de l'Occident ? Nous ne le savons pas.

Thapsus (Afrique). — Erappait des pièces impériales sous Tibère. Au commencement du IV" siècle, apparaissent des monnaies dont la marque figure un T (dont l'atelier qui les frappe porte un nom commençant par un Ti). Cet atelier trappe pour Alexandre II, 311, et pour Maxence; il ne peut donc être situé qu'en Afrique et ne doit pas être confondu avec T ('Tarracoj. Quelques monnaies de Sévère II et de Maximien II proviennent peut-être aussi de Thapsus.

Marque : T.

Officines : une (PR(ima)j sous Alexandre II ; trois, sous Maxence (P, S, T), sous Sévère II et sous Maximien II.

Tarsus (Cilicie). — La ville monnayait au V'-' siècle avant J.-C. de l'or, de l'électron et de l'argent pour le « Syennesis » ou prince et satrape Perse. Salis croit que

vers la tin du III^' siècle après J.-C.^ un atelier impérial romain existait à Tarse; atelier qui, plus tard, aurait été transféré à Xicomédie, par Dioclétien. Les preuves manquent.

Thessalonica. — Fondée par Cassandre en l'honneur de sa femme en 315. Par la suite, la ville devint capitale de la II" région de la province de Macédoine, et comme telle elle eut sa Monnaie. Sous l'empire Thessalonique monnaye comme Métropole et Colonie tout à la fois ; Dioclétien transforme l'atelier existant en atelier impérial qui dès lors est en activité jusque sous Héraclius P'.

Marques : TS ; TES ; SMTS.

Deux, trois, puis quatre officines : A, B, F, J.

Augusta Trevironim 1 Trêves). — En tant qu'atelier de monnayage, en activité déjà sous les usurpateurs Gaulois (Postume à Tetricus). Dioclétien en fait, en 29e, un atelier impérial qui monnayera jusqu'à Valentinien III (425-450). La « Notitia dignitatum » mentionne peu après 395 un procurator monetae Triberorum; en 418, transfert de la préfecture prétorienne de Trêves à Arles; la ville est occupée en 458 par les Burgundes, puis plus tard par les Francs Mérovingiens.

Marques : TR ; TRE.

Officines : trois de 296-298 : A, B, C. Deux de 299-330, P, S ; A, B ; I, II; une off". en 330 et années suiv. P; en 350 et suiv. 2 off". P, S.

Tripolis Tsur le Méandre). — Une ville que les numismates attribuent à la Carie, mais qui sur les listes byzantines est comptée comme faisant partie de la Lydie. Monnava des pièces depuis Auguste jusqu'à Gallien. L'atelier

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