‹ Le collectivismeChapitre 31 sur 47 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les collectivistes partiels elles collectivistes totaux. — Les ouvrages récents en faveur du collectivisme agraire.

Ces ouvrages négligent, d'ordinaire, la question économique pour s'en tenir aux arguments de droit et aux arguments historiques.

Examen de l'argument que la terre n'a jamais été, à proprement parler, ret nuU lius. — La conversion d'un droit de jouissance collective sur un territoire infiniment étendu en un droit de jouissance individuelle sur un territoire restreint avantageait la tribu.

La propriété foncière repose dans sa généralité, sur trois éléments : l'occupation, le travail et l'utilité générale. — Excessive légèreté avec laquelle certains publicistes traitent le fait de l'occupation première. — C'est ce même fait de l'occupation qui est le seul fondement de l'existence communale et de l'existence nationale. — Le droit de la nation a absolument la même origine que le droit de l'individu, à savoir l'occupation. — Si un champ doit cesser d'appartenir à son propriétaire, les Français ou les Allemands perdent tout titre pour revendiquer la possession de leur territoire national.

La théorie collectiviste supprime nécessairement la nation. — Conséquences inaperçues de la théorie collectiviste qui dénie le droit du premier occupant. — Le collectivisme doit aboutir au tribut payé par les nations riches aux nations pauvres. — Le Touareg et l'Esquimau auraient le droit de demander une part de jouissance dans les domaines de Château-Laflilte et de Chambertin. — Fausseté de la formnl : qui subordonne la liberté individuelle réelle à la possession effective de la terre par chaque individu 7t

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