‹ Le Collège d'Auxerre en 1792 (volume 2)Chapitre 4 sur 4 · III · texte numérisé non relu

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vaient, avec de bonnes vues et des intentions droites, y porter autant que possible des connaissances de tout genre et le talent, surtout de développer leurs idées avec netteté et de convaincre les citoyens témoins de leurs discussions.

«t La physique a excité notre attention particulière. Cinq élèves seulement nous ont entretenus pendant une matinée entière des différents objets soumisà leur élude. Nous avons été Frappés de la justesse de leurs principes, de la force de leurs raisonnements et de la pureté du style qui en taisait l'ornement ; ils ont répandu le plus grand intérêt sur tous les développements auxquels ont donné lieu les questions variées qui leur ont été posées. Nous le disons avec vérité, nous nous trouvions plutôt dans une séance académique qu'au sein d'une école. La méthode adoptée par l'instituteur, de livrer tout au raisonnement et à l'intelligence en les affranchissant de la servitude de la leçon écrite, lui fait intîniment d honneur et les succès des disciples en établissant la supériorité sur toutes celles qui avaient été adoptées jusqu ici.

« Les mathématiques t sont enseignées avec fruit, on voit avec plaisir I enfant en bas âge posséder parfaitement les premières notions du calcul et exécuter les problèmes avec rapidité et justesse: les connaissances en cette partie suivent la pn>givssion des classes, eî oo peut dire à la kmang* dts maîtn?s de I école que leurs soins sont compîetemenî paves parles >u«ws des élèves. Nous ne nous sommes pas bornes à des ir.temvations, nous avons in- \ He 'es professeurs à i vus <\ mn.uniquer les compositions poïïr les pm, rvus les aur.s lues avec attention, nous a*or.s tn>ui* des n aï ères b:e:i remplies, et dans les fca utes classes rousav.-: s ravira te développement du

« L* n;s^:;n eue v,.-< eus avei donnée, cituvens *.* * r >,r*:x*a^ a *;e tra.T-ert a^reabie, et il est bien >**.>£* s*r; j». r rvus d av r à *:«tis rendre on compte *<Mvr*r : ^ * :*ru* : -r t\*r sse£r#eotqui intéresse si r^^;ou ;w.* -r: -es r* *v>> .:* if .: . e 6e aotre départe- ?r*»r , rN s* R:y. r cu-f £•:* .h *>r, c -: ia:i oes sacrifices pour i? ~* soA^wrc ice *:l £ce «es ù ec.t&, jes '.«mères et le

« Le citoyen principal est continuellement occupé de la surveillance sur toutes les parties de l'éducation : (idète à remplir ses devoirs, il est toujours à son poste ; son œil est toujours ouvert pour maintenir l'ordre 'et la bonne discipline, puissamment secondé par les instituteurs. L'étaDlissement du collège et école militaire d'Auxerre n'a souffert aucune atteinte, lorsque dans beaucoup de parties de la France l'éducation a été négligée et même abandonnée. »

Lecture faite du rapport des administrateurs commissaires à l'inspection et examen des élèves du collège et école militaire d'Auxerre, le Conseil général du département, après avoir entendu le procureur général syndic :

Arrête, en donnant au principal et aux instituteurs du collège et école militaire d'Auxerre les justes éloges que mérite le zèle qu'ils apportent à l'exercice de leurs honorables fonctions ;

Que le rapport des citoyens administrateurs commissaires à l'inspection et examen sera consigné dans ses registres; que les tableaux comprenant les noms des élèves des différentes classes et les observations des commissaires sur chacun deux, seront déposés aux archives pour être remis lors du prochain examen aux commissaires qui seront nommés ; que les élèves du collège et école militaire sont invités à répondre de plus en plus aux soins paternels du principal et de leurs instituteurs ; qu'ils sont avertis de ne jamais perdre de vue qu'une des dispositions fondamentales de notre gouvernement est que tous les citoyens soient admissibles aux places et emplois sans autre distinction que celle des vertus et des talents, que le citoyen utile sera désormais le seul honoré et que. l'homme sans talents sera condamné au mépris général et deviendra un fardeau pour la société qui ne Te verra qu'à regret exister dans son sein ;

Qu'il est particulièrement représenté aux élèves de la nation qu'ils doivent, par un travail assidu, se rendre dignes de ses bienfaits : que celui d'entre eux qui, rebelle aux avertissements salutaires de sesinslituteursetàleurs

leçons, se livrerait à une hoi aucun progrès, n'aurait plu nationale et serait rendu à sa t Arrête en outre qu'ex pcditio au principal du collège pour e aux professeurs et en faire lec les élèves.

Lecture faite, la séance est li Signé : Megnier, président c général.

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