‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 18 sur 61 · VENDREDI 1° JUILLET · texte numérisé non relu

VENDREDI 1° JUILLET

Le Conseil est convoqué pour recevoir communication du résultat des démarches de Picot.

Venprept 19 Aour 1672.

On nomme, pour suivre cette affaire à Paris, Noël avec Picot, et on lui compte 240 livres pour ses frais.

Luxnr 3 Ocrorre 1672.

On s'occupe des moyens de trouver l'argent nécessaire pour l'affaire de de Caux ; Noël dit qu’il

ne fera jamais mieux que Picot, qui, en peu de jours, a pu approcher du Roi pour cette affaire de laquelle dépend l’existence du Collége. Houppeville promet spontanément que si les 240 liv. ne suffisent pas à Noël, il suppléera à ce qui manquera. Il demande que, si l’on n’obtient pas justice, on insiste sur la révocation du magistrat qui a ordonné la mesure. Confié aux soins de Lhonoré. ( LEBARON.)

Lunpt 2 JANVIER 1673.

Après les salutations et compliments adressés par le doyen à tous ses collègues, Picot demande la parole pour communiquer le résultat de ses démarches auprès du Roi. Letellier , en ce moment hémiplégique, l’a renvoyé, pour avoir un mémoire, à M. de Montausier, et a promis de lexaminer après sa convalescence. Montausier a déclaré ne pouvoir se mêler de l’affaire à moins de 520 liv. pour ses dépenses ; 240 liv. seront payées par Lebaron, et autant par Noël, qui se sont offerts d'eux-mêmes à fournir cette somme. ( LEBARON. )

Lunnr 30 Janvier 1673.

Après cinq jours d’une péripneumonie, emportant avec lui les regrets universels de la ville et

du Collége, est mort M° Louis Nourry, doyen.

Pour assister à ses obsèques, les membres catholiques du Collège se sont réunis à la demeure de Lebaron père, qui, conformément au décret du Parlement et au diplôme royal, devait remplir les fonctions de doyen, jusqu’à ce que l'élection lui vint adjoindre un membre plus jeune, pour gérer avec lui les affaires du Collége. Lebaron, dans une oraison funèbre remarquable, a rappelé les qualités et la renommée du défunt , sa piété connue , sa charité envers les pauvres, sa bienveillance envers tous. Comme le plus jeune des syndics, Picot propose le remplacement immédiat de Nourry. M° Robert Barrassin est élu le plus jeune des doyens ( LEBARON )

VENDREDI 24 FÉvRiIER 1673.

Picot donne lecture d’une lettre de M. Lestainthaut , par laquelle il annonce le départ du Roi vers les ides (13) d’avril ; le mémoire du Collége a été remis aux mains de M. de Châteauneuf ; on décide que Picot se rendra, pour la troisième fois, auprès du Roi, et, qu’en son absence, ses fonctions seront provisoirement remplies par Barrassin. Sur le refus de ce dernier, qui fait valoir sa mauvaise santé comme excuse, Lhonoré est investi de ce pouvoir.

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Lebaron, doyen, Lepigny, Barrassin et Gilbert , sont nommés pour s'occuper des détails du monument à élever à Nourry. Les commissaires acceptent cette mission. ( LEBARON.)

Mar: 28 FÉvRIER 1673.

Houppeville promet à Lhonoré , nommé à la place de Barrassin pour se rendre auprès du Roi, 240 livres pour les frais de voyage, et pour le diner de saint Luc. ( LEBARoN. )

Maroi 28 Mars 1673.

Convocation pour examiner les propositions de M° Jacques Congnard, pharmacien de Rouen, sur les meilleurs moyens de préparer les thériaques préférables à ceux indiqués d’après le procédé d'Andromaque , les pharmaciens ne voulant rien changer à ce procédé, qui date de 1652. Malgré l'avis de Galien et de quelques médecins , tant anciens que modernes, l'arrêté suivant est pris par le Collége :

Décret concernant la préparation de la thériaque : Sur la proposition de M° Jacques Congnard, pharmacien de la ville de Rouen, le Collége des médecins de cette ville décide , de son autorité, que désormais les pharmaciens de Rouen, actuel-

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lement en exercice, et ceux qui viendraient s’y établir, devront se conformer, pour la préparation

de la thériaque, au procédé de M° Gongnard, qui

a pour but et résultat de la rendre plus parfaite.

1. Les trochisques scillitiques extraits de la poudre de scille, la pulpe de persil du Liban cuite seront préparés avec le cœur , et en rejetant les premières enveloppes ; on ajoutera la racine de dictame blanc pulvérisée soixante fois, avec du vieux cerfeuil.

3. On substituera les chairs seulement avec le cœur et le foie des vipères desséchées à l’ombre et réduites en poudre, avec un soin extrême, aux trochisques de vipères des anciens.

3. Ajouter le reste des parties de thériaque à la dose indiquée par l’auteur du magma.

4. L’opium pur ne sera pas ajouté à cette préparation , mais avec de l’eau de pluie distillée et de lesprit-de-vin.

5. Pour prouver qu’on n'ajoute aucune autre substance, la préparation devra en être faite devant tout le monde, car quelques-uns donnent :

6. Pour baume, de l’huile de noix muscade, exprimée suivant l’art.

Les sophistications habituelles sont les suivantes :

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