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Il assistera aux réunions médicales duement convoquées, et traitera de bonne foi les affaires de l’ordre qui lui seront confiées.
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Chaque année, le jour de saint Vincent, seront élus les membres chargés de visiter les officines des apothicaires; ils veilleront avec soin aux intérêts de la faculté de médecine.
Celui qui, pendant trois ans, sans cause légitime, se sera absenté de la ville et des faubourgs, avec les gens de sa maison ( cum familid ), perdra sa place et le rang qu’il avait précédemment parmi ses collègues.
Signé: LEPIGNY. — Lazarus. — BoEtius. — BRAS DE FER. -— DEWANDES, — Duvarz. — M. JA- GAULD. — BasiRe. -—— N. Bance. — À. VIELz. — E. FaAuLcoN. — J. DE LAMPÉRIÈRE. — Jouyse.
De Lampérière et Jouyse! Nous ne savons si le hasard ou l’ordre des réceptions s’est plu à accoler, pour ainsi dire, ces deux noms que l’histoire nous a conservés comme des modèles d’antipathie, énvidia medicorum, suivant une expression célèbre, et qui, non contents de s’être déshonorés tous deux par leurs haineuses querelles, à l’occasion de la peste, portaient chacun un poignard pour s'entr'égorger à la première rencontre ;
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qui, cependant, tous deux ont vécu pour confirmer la justesse de ce proverbe cité par De Lampérière lui-même dans /’Ombre de Nécrophore, publié par lui à Rouen, en 1622 : que les chiens qui aboient bien fort, ne mordent jamais bien. L'origine vraie de cette querelle était une question d’amour-propre, une plainte de de Lampérière contre Jouyse, qui, suivant sa grotesque expression , lui charlatanait ses malades.
Il paraît, d’ailleurs, qu'à cette époque, et précédemment, la charité confraternelle ne s’étendait pas alors bien loin , puisque Ambroise Paré lui-même, dont le témoignage doit faire autorité, écrivait dans sa préface ces paroles remarquables :
« Je sais bien que les chirurgiens qui me devaïent prêter la main pour me souslever le menton, de peur que je n'allasse au fond de l'eau, mont voulu plonger la téte pour me faire noyer, m'ont voulu rendre odieux au magistrat civil, à l’ecclésiastique et au populaire, n'ont laissé pierre à remuer pour me faire chopper s'ils pouvoient. »
Mais, toutes digressions à part, il existe d’autres éditions des statuts du Collége , qu'il ne nous a pas été possible d'obtenir encore.
Ces éditions sont beaucoup plus complètes, beaucoup plus étendues que la précédente , puisqu’il est parlé, dans le courant de cette histoire, d’un article 25, et que l'édition de 1605 ne se com-