‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 59 sur 61 · HAT · texte numérisé non relu

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syndic. Il reçoit de son prédécesseur, comme reliquat de son compte de gestion, la somme de 34 liv. (Micxer)

En raison de son peu d'importance, le Collége décide que la somme résultant du droit de présence du médecin du Roi aux examens des chirurgiens et pharmaciens, restera sa propriété exclusive Lepecq se conforme à cette délibération.

JANviER 1790.

La rougeole est la seule maladie régnante; elle n’a cessé d’exister depuis la fin du mois d'août dernier , mais sans mortalité dans la ville.

On s’entretient d’abord de nouvelles capitations à payer sous différentes dénominations. Sur la convocation expresse adressée à chacun d’eux par le médecin du Roi, les membres sont tous présents, excepté Hardy et Duparc.

On donne ensuite connaissance du décret sanctionné par le Roi, et adressé par les municipalités, sur les contributions à percevoir sous le nom de contributions patriotiques. Chacun des membres déclare être prêt à souscrire volontiers, maïs il est unanimement arrêté qu'une nouvelle lettre sera adressée au nom du Collége par le médecin du Roi, sous forme d'admonition. ( LEPrcQ.)

Continuation de la petite vérole et de la rougeole; maladies régnantes à lautomne : toux, catarrhes, angines , rhumatismes, coliques provoquées par la surabondance de la bule et V'embarras des premières voies, abcès se terminant par des fistules, ou rejetés par les voies pulmonaires.

Dans la dernière séance, on a donné lecture d’une lettre d'invitation adressée au médecin du Roi, par laquelle les médecins sont invités, ensemble ou séparément, à envoyer au Conseil supérieur de santé, les différentes observations concernant la constitution médicale, propres à éclairer cette question. Un vote, conforme au désir exprimé dans cette lettre, a eu lieu.

Lepecq, Gosseaume et plusieurs délégués sont chargés de recueillir ces documents , et de les adresser au Conseil supérieur de santé.

Daurignac est élu médecin du Roi, et Hardy, syndic.

5 NovemBre 1790.

La contribution patriotique , prescrite par les administrateurs de la ville, est remise entre les mains du médecin du Roi.

Chacun des membres vient ensuite apporter le contingent de ses observations pour le rapport qui doit être adressé au Conseil supérieur de santé. ( DAURIGNAC. )

T'ableau de l’ordre.

1742. Amable-Guide-Bertrand PiNarp , doyen.

1757. Jean Ducxaurrour DE Boispuvar.

1767. Jean-Antoine ROUELLE.

1769. Louis LEPECQ DE LA CLOTURE.

1770. Louis-Jacques DauriGnac.

1778. Antoine-François HarDy.

1778. Pierre-Laurent-Guillaume GossEAUME 1787. Jean-Philippe LHONORÉ DE HAUTMESNIL.

1% Janvier 1791.

Maladies régnantes de l’automne : varioles moins compliquées, toux, maux de gorge, coliques douloureuses, fièvres catarrhales , pneumonies promptement mortelles. ( DauriGnac.)

On n’a pas convoqué aux séances d'avril et de juillet.

VenDReni 14 OcToBrEe 1791.

L'hiver parait devoir être plus humide et moins froid que le précédent. Les varioles, catarrhes, . Î , ® , . ee ? .

apoplexies , hémiphlégies, paralysies, s’y sont fait observer. Les vieillards frappés d’apoplexie ont

succombé presqu’aussitôt. Quelques fièvres putrides , malignes, les diarrhées bilieuses, les dysenteries , ont été constatées pendant l’été, On donne ensuite lecture d’une lettre de la dame Maillard de Houppeville, qui réclame la somme de 30 liv. pour quatre années échues de sa rente. Cette somme est à l’instant acquittée. On passe ensuite au scrutin d’élection pour la nomination d’un conseiller-médecin ordinaire du Roi. Hardy est appelé à cette fonction , et Gosseaume devient syndic. ( DauriGNAc. )

Ces nominations faites pour l’année 1792, ont été seulement en projet; car ici se termine le manuscrit. On connaît la régularité et l’ordre qu'apportaient , en général, à la tenue du registre, les membres du Collége, et particulièrement ceux que le vœu général avait portés à la présidence , pour être certain qu'il n’y a pas eu négligence ou oubli dans cette rédaction. La révolution, en détruisant tous les priviléges, en balayant toutes les corporations, avait entraîné dans sa chute le Collége des médecins de Rouen.

sg FIN. Co

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