ET QUI YIGILAT AD FORES MEAS QUOTIDIE
ET OBSERVAT AD POSTES OSTU MEI
PROV. Vm-I9-34.
« Mon fruit est meilleur que l'or, que l'or pur »,
« Et que la pierre précieuse », « Et mon produit est préférable à l'argent ».
« Heureux l'homme qui m'écoute », « Qui veille chaque jour à mes portes », « Et qui en garde les poteaux 1 »
La Bibliothèque renferme environ i5o.ooo volumes. Tous les élèves y ont libre accès. — Je remarque le buste en marbre de John Carter Brovra, et celui de Tristam Burger, L.D.D, 1 770-1853, qui fut professeur d'éloquence et de Belles-Lettres à l'Université de i8a5 à 1828. John Carter Brown a une très belle tête, très pensive.
A signaler aussi, une grande horloge antique, en bois, avec cette inscription, sur plaque d'argent :
The
Family Clock
Of
Admirai Esek Hopkins
presented
By his grand danghter, Miss Elizabeth Angell
Le trésor le plus curieux de cette bibliothèque, c'est la collection dite « Harris American Poetry ». Cette collection comprend uniquement la poésie américaine (dans le sens large du mot américain). 11 y a là 8.000 volumes de vers. Joli chiffre, n'est-ce pas ? Qui aurait cru que l'Amérique eut été déjà si féconde, sinon en poètes, du moins en versificateurs? — Il y a là des exemplaires introuvables. Telle plaquette qui a l'air de rien, qui renferme à peine quelques strophes, a été payée dans les quatre ou cinq cents dollars. Sur le mur de la petite chambre où cette collection précieuse est entassée pêle-mêle, je lis cette inscription :
(1) Horloge de famille de l'amiral Esek Hopkins. Présentée par sa petite-fille, M 1 '* Elisabeth Angell, Tan du Seigneur i855.
(i) AMERICANA HARR1SIANA