SCÈNE IV
LE BARON , furieux.
Ce papier, vous dis-je ! Ce misérable chevalier est ici.. . Malheur à lui !
LA BARONNE
Grand Dieu !... ils vont se battre !
IX BARON, avec une tenlalive de dignité.
Moi... me battre avec ce godelureau... oh! non, madame! je puis dire comme Caron de Beaumarchais : J’ai dans ma vie refusé mieux!
LA BARONNE, effrayée.
Monsieur, que voulez-vous faire?
LE BARON, revenant à son dessein.
Que vous importe?... Allons, avouez tout...
on sinon...
Il semble vouloir fouiller la baronne.
FLORINE, à la fenêtre.
Au secours! à la garde! on bat ma maîtresse!
LE BARON, courant à elle.
Te tairas-tu, coquine! C’est toi que je vais rouer de coups !
La scène s'anime de plus en plus.
LA BARONNE, à part.
Dieu! s’il trouve la lettre... le collier... la note du marchand... Ah! mes beaux diamants!, .le pauvre chevalier!... un si beau collier!
LE BARON, revenant.
Allons, madame, avouez tout... vous l’avez reçu, n’est-ce pas? Il est ici? où l’avez-vous caché?
LA baronne, à part, pendant que le baron furète.
Dieu! ce Bernadet. .. pour être sûr d’être payé, lui aura tout dit... Que faire?...
LE BARON , revenant.
Voyons, où l’avez-vous caché?... il faut en finir!
LA BARONNE
J’ignore... je ne sais...
LE BARON
Vous niez?... Je saurai bien le trouver!
Il tire son cpée et va écartant tous les rideaux, regardant derrière les meubles, sans que sa femme se retourne.
FL0R1NE, envoyant l’épée.
Ah ! mon Dieu! il va arriver un grand malheur!
LE BARON, allant çà et là comme un furieux.
Oui, si je le trouve, malheur à tout le monde