‹ Le collier de griffes; derniers vers inédits. Avant-propos de Guy-Charles Cros et préf. de Émile GautierChapitre 41 sur 66 · CARESSE · texte numérisé non relu

CARESSE

Tu m'as pris jeune, simple et beau Joyeux de l'aurore nouvelle; Mais tu m'as montré le tombeau Et tu m'as mangé la cervelle.

Tu fleurais les meilleurs jasmins.

Les roses jalousaient ta joue ; Avec tes deux petites maiiis Tu m'as tout inondé de boue.

Le soleil éclairait mon front, La lune révélait ta forme ; Et loin des gloires qui seront Je tombe dans l'abîme énorme.

Enlace-moi bien de tes bras !

Que nul ne fasse ta statue Plus près, charmante ! Tu mourras Car je te tue — et je me tue.

DOULEURS ET COLÈRES QS

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