‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 161 sur 187 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

BEAUSIRE, à la borne de droite.

Tiens I un collègue! (a ja borne de gauche.) Comment? un autre ! c'est étonnant ce qu'il y a d'aveugles dans ce quartier-ci ! (s'ingtaiiant en face.) Ma foi, puisqu'ils n'y voient pas clair, ils ne seront pas gênants.

SAINT-LANDRY

Un vrai aveugle ! Il ne nous dérangera pas !

LE PORTIER, avec deux écu elles.

Tenez ! mes amis.

LES TROIS AVEUGLES, en même temps.

LE PORTUGAIS

« Un peu de compassion pour un malheureux privé du bonheur du jour. »

SAINT-LANDRY

« Ayez pitié d'un pauvre aveugle qui n'y voit pas clair, t>

BEAUSIRE

« La charité pour un vétéran qui a perdu la vue à Fontenôy. »

LE PORTIER

Comment! ils sont trois! Ah ça! tous les aveugles de Paris se sont donc donné rendez-vous ici... Attendez! Je vais faire trois portions.

Il rentre.

LE PORTUGAIS, à Saint-Landry.

Puisque cet imbécile nous a découverts, autant parler...

BEAUSIRE, à part.

Puisque ce bélître m'a trahi, engageons la conversation

(hsui.) Y a-t-il longtemps, chers collègues, que vous fréquentez ce quartier ?

SAINT-LANDRY

Non. C'est la première fois.

Vous ne savez pas alors si la place est bonne.

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