‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 169 sur 187 · Partie sans me voir... Et pourquoi ce départ précipité · texte numérisé non relu

Partie sans me voir... Et pourquoi ce départ précipité

RÉTEAU.

Pour échapper à un danger qui la menace et vous menace au moins autant qu'elle.

OLIVA

Un danger?

RÉTEAU.

Oui. Il s'agit de cet officier du gobelet...

OLIVA

Auquel nous avons joué ce tour dans les bains d'Apollon... Ohl... qu'il était distingué!... Ah! j'ai connu bien des officiers dans ma vie ; mais jamais d'aussi distingués.

RÉTEAU.

Précisément... Il paraît que celui-ci s'est vanté d'avoir obtenu de... la reine... des choses...

OLIVA

Ah I ça n'est pas vrai ! on nous a rappelés tout de suite!...

RÉTEAU.

Quoi qu'il en soit, et comme la justice du roi ne plaisante pas sur un pareil chapitre, madame la comtesse a pris les devants pour préparer votre passage en Angleterre, et de là, en Amérique.

OLIVA

Miséricorde!... Mais alors plus de Palais-Royal!... pi as de bal de l'Opéra !... plus de Paris!... Oh ! non !... non !... C'est impossible, et j'ai un autre moyeu...

RÉTBAU.

Lequel ?

OLIVA

Aller me jeter aux pieds de la reine..*. En somme, je n'ai agi que pour lui faire plaisir ; elle ne refusera pas de me protéger... Du reste, je suis sûre que ce sera l'avis de Beausire.

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