CAGLIOSTRO, OLIVA
OLIVA
Vous n'y pensez pas!... mettre Beausire en face de vous... Il vous tuera!
CAGLIOSTRO, trèg calme.
Ma chère mademoiselle Oliva, quand je vous ai rencontrée il y a une semaine, au Palais-Royal, j'ai mis à vos pieds un refuge contre M. de Beausire et ses pots de fleurs... Ai-je tenu parole?
OLIVA
Pour ça oui !
CAGLIOSTRO
Pendant ces huit jours, comme égards, ajustements, nourriture, avez-vous eu tout ce que vous souhaitiez?
OLIVA
Et même davantage. Je n'ai jamais si bien mangé de ma vie!
CÀGLIOSTRO.
M'accorderez-vous que je n'ai pas oublié une minute le respect qui vous est dû?
OLIVA
Oh! Dieu!... pas une pauvre petite fois!... Au point que c'en était désobligeant!... Ah! on peut dire que si on mange bien chez vous, vous n'avez guère d'appétit.
CAGLIOSTRO
Ma chère enfant, le moment est venu de nous expliquer clairement.
OLIVA
Ouf! ça me fera plaisir!
CAGLIOSTRO
Qu'est-ce que vous faites, toute la journée?
OLIVA
Je ne fais rien...
CAGLIOSTRO
Vous êtes paresseuse... Très bien! Aimez- vous à vous promener?
OLIVA
Beaucoup!
A courir les spectacles, les bals?