‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 185 sur 187 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

LE KOI.

Menez votre prisonnière à la reine, monsieur de Charny, avant qu'on ne la conduise aux Madelonnettes, afin que sa vue prouve davantage encore à Sa Majesté l'indignité de celle à qui elle a eu la faiblesse d'accorder sa confiance, (on™ et cuamy entrent à droite.) Et vous, madame, confessez votre crime comme cette malheureuse, à qui la, franchi se de son aveu et de son repentir vaudront peut-être l'indulgence de ses juges.

LA COMTESSE, furieuse.

Je vous répète, Sire, que je ne connais pas cette femme ! C'est un faux témoin suborné pour ma ruine... mais, malheur à ceux qui m'accusent, car s'ils veulent me perdre, je les déshonorerai.

LE ROI

Madame, prenez garde !

LA COMTESSE

Et vous aussi, prenez garde, Sire, prenez garde que l'opinion n'accuse la reine de frapper en moi, non pas une coupable, mais une complice... Le trône des rois n'est pas si haut que la voix du peuple n'y monte.

LE ROI

Qu'on emmène cette misérable. Vous prétendiez descendre des rois de France, madame, eh bien, les fleurs de lis que vous revendiquiez, c'est mon bourreau qui vous les donnera.

LA COMTESSE, tandis qu'on l'enfatne.

Ah ! lâches ! lâches ! lâches qui laissent torturer une fille de leurs rois.

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