‹ Le collier de la reine: drame en cinq actes, treize tableauxChapitre 66 sur 187 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LE ROI

C'est par cet événement que le Sévère me fut conservé.

Beau trait !

LE COMTE D'ARTOIS

Brave action!

LE ROI

Approchez, monsieur de Gharny.

CHARNY, très simple.

Madame, ce que j'ai fait, dix de mes camarades ont pensé à le faire en même temps que moi. J'ai exécuté le premier, voilà tout. Le commandant du Sévère est un brave officier qui a un instant perdu la tête. Notre détermination lui a donné le répit qu'il lui fallait et, dès ce moment, il a été le plus brave de nous tous. Voilà pourquoi je conjure Votre Majesté de ne pas exagérer le mérite de mon action. Ce serait écraser ce pauvre officier qui pleure tous les jours l'oubli d'une minute.

Monsieur de Charny, vous êtes un honnête homme. (Ayecunc nuanco d'intention.) Il n'y a du reste qu'à vous voir une seule fois pour en être sûre. Je pense que vous me ferez le plaisir

d'aCCOmpagner ici M. le bailli. (Elle lui tend la main, que Charny

baise.) A propos, Sire, puisque je tiens Votre Majesté, je l'emmène voir mes nouvelles bâtisses. Allons, mesdames, que celles qui ne sont pas fatiguées viennent faire au roi les honneurs de notre hameau* A tout à l'heure, monsieur de Charny.

Sortie générale, moins Andrée et Charny.

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