LES PRÉCÉDÉES, CADET
CADET
Ces Messieurs sont servis 1
ADOLPHE
Voilà la meilleure nouvelle ! ( à madame de GondrcvUle.) Nous n’osons espérer que madame veuille bien être des nôtres ?...
ELISE. -,
Pourquoi donc... Je rie Veux pas qu’Hortense me quitte ?u. ( Bas .) Ne va pas m’abandonner au moins!
AbëLpHE, à part.
> Allons, décidément il est jaloux!... {Haut. ) C’est que quelquefois les déjeûuers d’officiers sont un peu gais. {Bas à Élise ) Vous savez ... de ceschoses qu’une femme ne peut guère entendre.
b lise, à part.
Ah! mon Dieu !...
• )•' ADOLPHE
Mais c’est égal... N’oubliez pas, mon commandant , que c’est à vous de porter tous les toasts, et de nous faire raison.,.. ( aux autres officiers) Parbleu, je veux griser le colonel!... v . i . ; ! ■
Air de la Joconde ( arrangé en contredanse ).
Allons, messieurs, mettons-nous à table ;
Le* déjeûner nous attend;
Allons , à ce banquet aimable ,
Fêter notre commandant.
Oui , morbleu ! du nom militaire Nous soutiendrons le décorum ,
. r.- .. • . H'. Ü • >V . Mi.
Et gainbent nous allons , j’espère ,
Sabler le champagne et le rhum. . ,
Madame de gon'drkville, à part.
Ah! c’est fait de nous . je le jure. »
élise, de même.
Moi qui ne bois que de i’eau pure I
ADOLPHE
Je le place entre deux tlacons,
Et du colonel je réponds.
choeur:
Allons, Messieurs , mettons nous , etc.
( Adolphe offre t a main à madame de Gondreville. Elise tend ta main comme pour accepter celle d'un cavalier. Ils entrent tous dans l’appartement à droite. )