REQUÊTE
À la page 66 du journal de la Chambre d'Assemblée, sous la 5e de George IV, est consignée la pétition présentée, le 21 janvier 1825, par l'honorable J.- R. Vallières de Saint-Réal, laquelle pétition expose :
Quo foue Josephte Boucher, mère dos pétitionnaires jouissait pendant sa vie d’une pension de trente livres par an, qui lw avait été accordée par le gouvernement colonial, en considération des services importants rendus au Roi et à ce pays par feu François Dambourgès, leur père, tant lorsqu'il était lieutenant au 84e régiment de Sa
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Majesté, en 1775, que lorsqu'il était capitaine dans le régiment royal Volontaires Canadiens ; au moyen de laquelle pension, quelque modique qu’elle fût, la dite Josephte Boucher, leur mère, a pu jusqu'au moment de soû décès, par sa grande économie, subvenir aux besoins de la famille des pétitionnaires. Mais cette pension ayant totalement cessé avec la dite Josephte Boucher, les pétitionnaires se sont trouvées tout à coup privées de ce secours et réduites à un état d’indigence tel qu’elles n'ont plus maintenant de ressource que dans la bienveillance de quelques amis, qui à la fin se fatigueront de les secourir. Les pétitionnaires, ne sachant que devenir dans des
circonstances aussi cruelles, prennent la
liberte d'exposer humblement leur situation à la Chambre et de lui rappeler les services importants rendus à cetto province par le dit feu François Dambourgès, leur père, surtout dans l’année 1775, pendant le blocus de Québec, lorsqu’au combat du Sault-au- Matelot, le 31 décembre, il fut le premier qui se précipita avec intrépidité dans les maisons qui avaient été enlevées par les ennemis ; ce qui, de l’aveu de tous ses officiers supérieurs, et des personnes de ce temps-là, jeta la terreur parmi les Américäins, et fut uno des premières causes de leur défaite, de la préservation de cette villo, qui fut elle-même la conservation de sette colonie à Sa Majesté. Enfin le dit fou
François Dambourgès ayant paseé toute sa
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vic entière au service de son Roi et de son pays, n’a laissé aucune fortuno ni ressource quelconque à sa famille. Depuis le décès de leur mère, les pétitionnaires se sont adressées au bureau de la guerre en Angleterre pour en obtenir les secours qu’on a coutume d'accorder quelquefois aux veuves et aux orphelins des officiors qui se sont distingués, mais cela sans aucun succès : on a rejeté lour pétition. Dans ces circonstances critiques, comblées pour ainsi dire de malheurs, et envisageant un avenir désespérant, les pétitionnaires ont pensé que l'honneur qu'avait eu leur père de bien mériter de son Roi et de sa Patrie, leur donnait en quelque sorte un titre à la bienveillance et à la libéralité du gouvernement
de Sa Majesté et à celles de la législature de cette province. C’est pourquoi les pétitionnaires supplient la Chambre de vouloir bien prendre leur cas en considération, et leur accorder tels secours, pension ou gratification que, dans sa sagosse, elle trouvera les plus propres à soulager leurs maux.
« Pétition soumise à un comité composé le MM. Vallières, Déligny, Quirouet, Tas-
chereau et Cuvillier. ??
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