SCENE XV
LES MEMES , LA COMTESSE , ROSINSKI , ALFRED , LE BARON DERVITZ. (Za comtesse est en amazoup; réception nutifaire. Stanislas J'ait poiier les armes aux huiisards. )
LA COMTESSE
'Slon cher colonel, une pareille réception est digue Je vous^ toujours galant, toujours le même; qu'il me soit permis de vous eu témoigner toute ma reconnaissance.
ROSIiVSKI.
Je voudrais qu'il me ftit possible de faire quelque chose qui fut entièrement digue de la comtesse de Walmoden.
DERVITZ.
Qu'est-ce que tu dis donc ? colout l , mais c'est charmant , je ne connais que la fête que je destine dans mou château à ma future uicce.
ALFRED
Mon oncle î
DERVITZ.
C'est juste , c'est une surprise. Mais aussi que diable , tu es là sans rien dire ! Comtesse , est-ce que vous ne trouvez pas Alfred bien triste pour un jour de mariage?
ROSINSKI , bas à Alfred.
Songes que la comtesse est là.
LA COMTESSE , à part.
Sa tristesse ne m'a point échappé j mais j'espère lorsque je
lui aurai parlé
ALFRED, avec une gajfé pcnible .
Madame , qui ne se s'estimerait trop heureux de lier sa destinée à la vôtre?
LE CLERC , bas à Rosinski.
Tout a réussi au gré de nos vœux; mais Stanislas se doute de quelque chose ; il est nécessaire de lui faire perdre les traces.
ROSINSKI.
C'est bon, entre chez madame de Roseval , et conduis-la au château. ( Le Clerc s'esquive, et entre chez Eudoxe. ) LA COMTESSE , embrassant Gustave.
Monsieur de Rosinski , votre protégé est charmant. Mon ami , veux- tu me suivre?
GUSTAVE
Mon colonel viendra-t-il avec nous ?
STANISLAS , respectueusement ,
l\Iadamela comtesse , avec votre permission, je ne peux pas y consentir ; je suis chargé de l'éducation de cet enfant, nous n'en sommes encore qu'au port d'arme, et je risquerais, en lui donnant seulement vme vacance de huit jours...
DERVITZ.
Il a raison ; il ne faut pas distraire la jeunesse de ses éludes.
Cependant , mon vieux Stanislas , je compte que demain tu assisteras aux noces de mou neveu.
STANISLAS
J'irai avec honneur et plaisir , mon général.
Des instrumens champêtres se font entendre.
LA COMTESSE
Mais quel est ce bruit T
ROSINSKI.
Ce sont les habilans de ce domaine , qui, charmés par votre présence , viennent vous oflVir leurs hommages. ( Le cabinet de verdure s'owre , le colonel donne la main à la comtesse , et la conduit à une table richement sentie } tout h monde s'asseoit. )