SCENE PREMIERE
ROSINSKI, GUSTAVE, endormi sur le divan. ROSINSKI , assis à côté de la table.
Quatre heures viennent de sonner, et personne encore. je ne conçois rien à ce retard .... mon projet aurait-il échoué.
Le Clerc nVst cependant pas maladroit î j"ai cm qtie les plaisanteries du baron , les plans de bonheur de la chère comtesse, et
les Interminables soupirs d'Alfred n'en (iniraient pas (Voîi
vient donc ci tte impatience, serais-je tout de bon amoureux?..
[Il- écoule.^ Il me semble rien.... [regardant Gustave) a^cc
quelle tranquillité il sommeille... hélas! il est plus heureux
que moi. Iss passions n'ont pas encore déchiré son cœur
puisse-t-il toujours s'en garantir IjC tems s'écoule rien
ne paraît. [En se levant hruscjucment , il renverse la chaise.') Je ne puis résister à mon inquiétude.
GUSTAVE , réveillé par le hruit.
Tiens c'est toi, bon ami Pourquoi ne suis-je pas dans
mon lit ?
ROSINSKI.
Il est réveillé... Tu t'es eudormi pendant la fête, on t'a rapporté chez mol... mais je vais sonner pour qu'on le conduise.
GUSTAVE
Non, je n'ai phxs envie de dormir , je veux rester avec toi.
ROSINSKI.
Quel contre-tems!.... Allons, allons, général , tu n'y penses pas.
GUSTAVE
Je serai plus tôt levé pour partir avec toi.
ROSINSKI.
Tout se réunit pour me contrarier aujourd'hui, {^avec colère ) Gustave, je vous ordonne...
GUSTAVE, tremblant.
Ah ! mon Dieu, bon ami , ne sois pas fâché.
ROSINSKI.
Il tremble , c'est la première fois que je lui ai fait de la peine, (/e prenant dans ses bi-as et l'embrassant^ ne crains rien ; je t'aime toujours; embrasse ton ami Piosiuski. ( 0« entend du hruit.) Enfin, les voilà î
kSCÈî^E II.