‹ Le colonel Roquebrune; drame en 5 actes et 6 tableauxChapitre 121 sur 129 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

l'homme.

Le petit tondu.

UN OFFICIER, au sergent.

Ouvrez : c'est un des nôtres.

Le sergent ouvre la porte. — L'homme, vient au groupe, prend un verre et le vide.

l'homme.

Matin! La soirée n'est pas chaude!

UN OFFICIER

Tu es allé en reconnaissance?

l'homme.

Oui, mon capitaine, mais pas loin... Au détour de la rue de Bercy, je me suis heurté à une ligne d'infanterie, qui barre tous les abords. J'ai essayé de passer par le clos Rambouillet, fermé de même.

UN OFFICIER

Et le colonel Roquebrune qui n'arrive pasl...

l'homme.

Où sont les chefs?

UN OFFICIER

Dans le pavillon. Ils droguent comme nous.

l'homme.

Chacun en prend selon son grade.

UN GARDE NATIONAL, entrant par la gauche. Eh bien, les enfants... Ça n'a pas l'air de marcher, nos affaires!... Du côté de la barrière, voilà la cavalerie qui se masse. Qu'est-ce qu'on attend?

UN OFFICIER

Des ordres...

166 i i- COLONEL ROQUEBR1 M.

UN GARDE NATIONAL

Ah ! si c'est pour nous faire attraper des rhumatismes, ou nous faire ramasser par la Maison du Roi qu'on nous a réunis ici... il aurait mieux valu rester chez nous, au chaud, avec nos épouses.

UN OFFICIER

Voilà ces gardes nationaux! Toujours à geindre.

l'homme du peuple.

Si tu n'es pas content, va te coucher !

UN GARDE NATIONAL

Si je savais par où on y va, ça ne serait pas long. Mais toutes les issues sont fermées.

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