ACTE DEUXIÈME
ÉMILIENNE, bas.
N'ouvre pas avant que je te le dise.
Déborah s'éloigne et sort avec le valet. — Thérèse sert le thé. Émilienne va l'aider.
• LA MARQUISE, à Moigneville.
J'aurai plaisir à revoir le colonel. Et je pense que je ne serai pas seule ici. Sans son attachement pour Napoléon, il serait mon neveu. Mais ce qui est différé n'est pas perdu. Il a notre parole. D'ailleurs, c'est un très beau parti : comte, riche de soixante mille livres de rente. S'il était resté, il serait général dans la garde. Mais qu'il consent* à être sage et tout s'arrangera.
MOIGNEVILLE.
Sage? Demandez à l'ouragan d'être sage, mais pas àRoquebrune...(ilvaà Émilienne, pendant qu'Henri et Thérèse sont groupés près de la marquise; il tient sa tasse de thé à la main d'un air très indifférent.) Il est de votre intérêt que je vous parle cinq minutes, ce soir même.
ÉMILIENNE
Quand ma tante sera montée chez elle, je resterai ici avec Thérèse. Revenez...
MOIGNEVILLE.
C'est bien.
Il revient à la marquise.
HENRI
Ma tante, je vais vous demander la permission de me retirer.
LA MARQUISE
Bonsoir, mon cher enfant. Ma foi, cette excursion à la campagne m'a fatiguée.
moign j;vj lle.
Baron, voulez-vous m'attendre cinq minutes, je vous mettrai à votre hôtel, j'ai ma voiture.