THÉZARD, MAISON, QUESNEL
FOUGHÉ.
Messieurs, voici le colonel Roquebrune, qui vient à nous de la part de l'Empereur.
ROQUEBRUNE, saluant les militaires.
Messieurs les maréchaux, monsieur le duc, je vous présente mes devoirs, (saluant les autres assistants.) Messieurs, je suis votre serviteur. Je viens de faire trois cents lieues, à travers la France, pour me concerter avec ceux auquels Sa Majesté a voulu faire appel. Je les ai vus tous. Il ne me reste plus qu'à m'acquitter de mon message auprès de vous.
FOUGHÉ.
Asseyez-vous, messieurs. Parlez, nous vous écoutons.
L'Empereur m'a chargé de venir vous trouver, pour vous rappeler tous les dangers courus ensemble, toute la gloire acquise en commun, et vous demander s'il peut compter sur votre concours.
FOUGHÉ.
Messieurs, voici qui est net et je ne crois pas qu'il y ait place pour l'hésitation...
MORTIER
Permettez, monsieur le duc, on nous demande notre concours, encore faudrait-il savoir dans quelles conditions nous aurions à le donner.
DAVOUT
Quels sont les moyens dont dispose l'Empereur.
LAMPÉRIER.
Et quelles sont les vues qu'il a sur la situation à venir.