ET CRITIQUE
on lit ce qui suit :
(Espèce de précurseur de la Dunciade de Palissot.)
et au-dessous :
J'ai ouï Duclos de l'Académie françoise qualifier ce livre ô!oille ou galimafrée, comme s'exprime Montaigne : c'est le plus méchant des opuscules de Chévrier (sic), parce que tous les faits (gesta diaboli) sont presque vrais. Apersa sale satira /elle et tincta mordaci, dit Guy Patin de certaine mazarinade. Voiez mes Stro mates (2).
(1) « Ces curieuses notes sont de Jamet. La postface et l'errata [du Colporteur] sont rares. G[harles] N[odier]. »
(2) On sait que les Stromates sont une collection unique de textes variés, brochures devenues rares, gravures et documents littéraires, etc., patiemment annotés par Jamet et affectant la forme de recueils collectifs. La Bibliothèque Nationale ne conserve pas moins d'une soixantaine de volumes de ce genre et de cette provenance.
Page i, titre de l'ouvrage : M. de Chevrier. L'annotateur a rayé la particule : de.
Ibid., Epigraphe : Gresset, com. du Mèch.
Exemplaire où se trouve la fameuse postface contre Carracioli, et l'errata sur le comédien Ilennetaire.
Page 9, ligne 22 : des écrivassiers...
Synonime d'écrivailleur, d'écriturier (v. p. 38).
Page 11, note 1, ligne 1 : que Dom... que don...
Page i3, ligne 22 : de l'Auteur Italien... de l'auteur soi-disant Italien...
Page 17, ligne 22 : Cy gist qui ne fut rien.
Voir Y Éloge de rien, dédié à personne par Coquelet (1).
Page 22, note 1, ligne 5 : commensaux subalternes de la maison.
Le fameux économiste fanatique Quesnay est médecin du Grand Commun; ce qui lui a valu de bonnes diatribes de la part du fameux Linguet, en 1775.
Page 27, ligne 3i : la Deschamps de l'Opéra.
Cette créature a coûté un million au duc d'Orléans. Son mari est proxénète de gitons. La fille unique de cette Deschamps est morte ruinée par Beaumarchais, si fameux par le goezmannisme. 1773.
Page 3i, ligne 26 : Belise d'en avoir imposé aussi finement au Comte...
Arguta miratrix (Horace).
Page 34, ligne i9 : Tu connais mon cher ami, reprit M. de #", la petite Hus du Théâtre François, je l'adore, je crois qu'elle m'aime; mais un maudit Financier l'obsède...
(1) Voyez : Éloge de rien dédié à personne avec une postface, suivant la copie imprimée à Paris, etc. (Cf. : Eloge de quelque chose, suivi de l'Eloge de rien, nouvelle édition. A Paris, chez Mercier de Compiègrne, 1795, in-12.)
Bertin trésorier des parties casuelles, et pour greluchon le nommé Le Veillard, de Dreux, médecin des eaux de Passy. Cette catin a épousé en 1770, Le Liepvre, distillateur. Ce Bertin a depuis épousé la fille de Cujac, gouverneur de la Bastille et d'une sœur de Bertin, le ministre qu i n'est point parent du trésorier.
Page 38, ligne 9, écrivassier.
Page 39, ligne 22 : La Duchesse D .
Duchesse de Ghaulnes, sœur de feu Bon nier. Devenue veuve, elle a épousé le nommé Giac.
Page 4ij ligne i3 : avec le comte D**\
le comte de Lauraguais, auteur du Gazetier Cuirassé (1).
Page 47> ligne 26 : Madame Geoffrin.
Insigne pédante, garde-malade de feu Fontenelle, elle a remplacé la fameuse Mme Tencin. Cette prétendue savante est morte le septembre 1776.
Page 48, ligne 8 : ardentes à prier, violentes à médire... des dames cordicoles, fideicoles, et même des Knopies jansénistes. Sur ces dernières qui ont aussi leur tempérament, voir : Les Mémoires d'un Fiacre qut s'est retiré du monde.
Page 52, ligne 2 : telle est aujourd'hui la marquise de "\
La Sabatin ou la Marquise de Bouf fiers.
Ibid., ligne i5 : et son ton absolument ministerial. On dit, à présent, ministériel.
Ibid., ligne 16 : Un petit commis d'Intendance.
Durival, devenu un des premiers commis des affaires
(1) Le Gazetier Cuirassé ou Anecdotes scandaleuses de la cour de France. Imprimé à cent lieues de la Bastille, à l'enseigne de la liberté, 1772, in-12. On sait que ce pamphlet est de Théveneau de Morande et non point du comte du Laurag-uais.
étrangères sous le duc de Choiseul. Il est lorrain comme Chevrier.
Page 53, ligne 18 : Ne seroit-ce pas d'Arnaud...
Baculard, dit d'Arnaud, devenu fameux pour les Motets sacrés et son Épitre au Cu de Manon.
Page 55, note, ligne 3 : Un de ces barbouilleurs subalternes...
Palissot.
Page 57, ligne 10 : M. de Bo*\
Boyer.
Ibid., ligne 32 : Bonier de la Mosson. Bonnier.
Page 58, ligne 5 : la Duchesse de G"\ Chaulnes.
Ibid., ligne 8 : Cette créature fort vilipendée dans le Mandement que deux Jésuites...
Voyez mes Stromates.
Page 59, ligne 17 : jusqu'à la mort de Bonier...
Page 60, ligne 9 : et quelques jattes passèrent du buffet chez l'orfèvre.
bidet.
Page 62, Réponse, ligne 5 : mon cordonnier...
bon paragraphe pour le Pedeana : verbo Cordonnier.
Ibid., article III, ligne 21 : du marquis de Fimarcon. homme perdu de dettes et d'honneur.
Page 64, ligne 21 : la Defresne qui, tirant vanité de cet événement, drapa comme une Duchesse.
Elle s'est remariée à Dorival, chevalier de Saint Louis, dont elle a augmenté la paie de 600 livres et s'est retirée à Belleme, sous le nom de Comtesse d'Orival. Ce Dorival est très âgé et je l'ai encore vu traîner sa house au jardin du Luxembourg, le dimanche 27 octobre 1770. Au surplus,
l'auteur paraît avoir ignoré que la Defresne qui est orde Dindonnière (sic) ou demoiselle aux environs de Dreux, et qui a son frère mousquetaire gris, passa de Bon nier au prince de Grimberghem, qui lui a laissé par testament i5o mille livres que j'ai vu placées long-temps chez le notaire Le Noir, à qui ce dépôt a bien profité par l'agiotage.
Page 66, ligne 29 : de lui vendre tout...
Même le Portier (1), la Pucelle, Parapilla, Thérèse- Philosophe (2), les Lauriers ecclésiastiques, Piron, la Légende joyeuse... (3).
Page 67, note 1 : Fameux Négociateur.
Surnommé Trotin, oncle de Vergennes.
Page 68, ligne 20 : Cahusac qui vient de mourir.
Mai 1759.
Page 69, ligne i3 : cette Actrice charmante finit par épouser un Danseur italien.
Cette charmante actrice est morte de chagrin de son sot mariage et l'ex-jésuite abbé de la Porte, si connu pour ses brochures mort-nées, a publié son éloge funèbre aussi sérieusement que s'il s'agissait de Madame Louise ou d'une knopie de haut parage.
Page 70, ligne 2 :les yeux vers le Ciel... Du lit (disait Sainte Thérèse).
Ibid., ligne 23 : le Comte de Maurepas.
Disgracié le 24 avril 1749. A remonté sur sa bête à l'avènement de Louis XVI, 10 mai 1774. Est né le 9 juillet 170G.
Page 74, ligne i3 : si la manie des Guer lâchons.., Gréluchons (Voy. Manuel texte/., verbo grélu).
(1) Histoire de Dom B'**, portier des Chartreux. A Rome, chez Philotanus, s. d. (vers 1745), m-8°.
(2) Thérèse Philosophe, ou Mémoires pour servir à l'histoire de D. Dirrag et de Mn° E radiée (le P. Girard et la Cadière). La Haye, s. d. [vers 17A8], 2 parties, in-8°.
(3) Légende Joyeuse. A Londres, chez P..., MDCCLI, 3 tomes, in-18.
Page 74, ligne i4 : le fermier général d'Augni.
Le même qui a bâti son palais à la Grange-Batelière.
Ibid., note i, ligne 4 • une troisième espèce appelée Farfadet...
Presque tous les vieux commandeurs de Malte sont greluchon nés. Voyez Le Cosmopolite, par l'auteur de Margotla-Ravaudeuse et de La Fille anglaise.
Page 78, ligne 21 : Clerambault...
et l'abbé d'Eserais.
Page 79, ligne 27 : Madame de Prilly, soutient... Comme la feue vieille comtesse de Fontaine-Martel. [Voltaire lui disait en 173...]
Page 85, ligne 27 : lui donner une demi-fortune...* — "Voiture à un cheval...
On l'appelle aussi betune.
Page 88, ligne 11 : un coquin de la même trempe... Palissot.
Page 89, ligne 26 : il essaie dans un repas tête-à-tête si le vin la rend tendre.
Le secours des marons confits est merveilleux dans l'os ad os. C'est le philtre qu'employa Mauroi, curé des Invalides, pour jouir de la jeune et belle Knopie, l'abbesse de Portroieu (sic) et de ses compagnes. Voyez le livre intitulé : Le Passepartout galant (1).
Page 90, ligne i3 : qui se trouve au mot Explication. et réconciliation.
Page 91, ligne 25 : tout ce qui peut révolter et... ce qui peut repousser et...
Page 94, ligne 22 : le chevalier la M"*.
La Morlière, auteur des Lauriers ecclésiastiques, d'Angola, etc., etc.
(1) Le Passe-partout galant, par M*", chevalier de l'ordre de l'Industrie et de la Gibecière. Constantinople, impr. la présente année (vers 1710), in-18.
Page 97, ligne i3 : Poinsinet de Sivry.
Il a épousé la sœur de Palissot, et est cousin germain de Poinsinet-Noirville, dit le Mystifié. Ce dernier s'est noyé en Espagne, en 17...
Page 100, ligne 5 : l'abbé Pellegrin...
Sur cet abbé, dit l'Aumonier de l'Opéra, voyez mes Siromates.
ïbid., ligne 19 : la Maréchale de "*• Villars.
Ibid., note 3, ligne 2 : Macarty.
Ce prêtre Macarty figure dans la satire des Adieux de Voltaire partant pour la Prusse, à la marquise du Chatelet, attribuée à l'abbé de Grécourt, insérée dans mes Si rumates.
Page 101, ligne 11 : « Ne pleurez pas Madame, il y en aura pour tout le monde. »
Cette femme était fort friande des bons morceaux. Voyez, à ce sujet, un bon mot de son mari, dans le Médecin de Machiavel (1), de la Mettrie, article du Moulin.
Page io3, ligne 14 : tout est devenu acteur. Natio-Comœda (Juvenal).
Page 104, ligne 3 : cet usurpateur, escroqueur.
Ibid., ligne 22 : et les maris jaloux.
Dans le bal les sens se débauchent, C'est là que les cocus s'ébauchent.
(Chevalier d'Aceilli, 16G7.)
Page io5, ligne 22 : de la Pelissierî
C'est une des héroïnes du petit poème des Orgies, (2) de Gentil-Bernard, inséré dans mes Str ornâtes.
{1) La Politique du Médecin de Machiavel, ou le Chemin de la fortune ouvert aux médecins. Amsterdam (Lyon), 1746, in-12.
(2) Œuvres de Bernard. Paris, Buisson, an XI (i8o3) II, p. 207. On sait que cette pièce fut écrite pour flétrir les excès d'une scène de débauche qui eut pour théâtre en 173 1, le mag-asin de l'Opéra et pour acteurs Gruer, Campra, les demoiselles Camarg-o, Pelissier, Duval et Bull.
Page 109, ligne 11 : et s'oublient...
Voyez : La légende joyeuse, tome 2«ie, épigramme 88.
Page 110, ligne i3 : Mademoiselle d'Anville.
C'est-à-dire Mimi Dancourt, fille de l'actrice, femme de Leriche de la Poupelinière, fermier général, la même à qui l'aventure de la Cheminée est récemment arrivée avec le maréchal duc de Richelieu, désigné ici sous le nom de Mezanges (sic). La La Poupelinière mourut quelque temps après, d'un cancer, séparée de son mari.
Page in, ligne 23 : un machiniste habile.
Magni, machiniste de feu Bonnier, rival de Vaucanson.
Page 112, ligne 2 : un nommé Merobert {sic) qui était alors garçon du Bureau de la Marine.
C'est-à-dire commis. Son nom est Pidansat de Mairobert, auteur de deux ou trois petites misères sur les limites du Canada et du Mississipi. Il a depuis été fait, à propos de bottes, censeur royal, quoiqu'à peine sache-t-il lire (1); depuis destitué pendant douze à quinze ans, et enfin rétabli en 1774. Il est l'approbateur de la Venus du docte M. Larcher. Ce Mairobert est prête-nom d'une charge de secrétaire du Roi (1764), appartenant au riche maître des requêtes Doublet, son parent, dont le frère dudit Mairobert est l'intendant (2).
Page u5, ligne 34 : Abraham Chaumeix.
Ex-huguenot, à présent papiste margouilliste, auteur de quelques maussades diatribes contre Voltaire, l'Encyclopédisme, Montesquieu et Y Esprit (3).
Ibid., ligne 34 : Acarias de Sérionne...
Accarias dit Sérionne, avocat au conseil, auteur de quelques pamphlets mort-nés.
(1) Ceci est tout à fait inexact. Quelques lettres de Mayrobert qui nous ont été communiquées prouvent, au contraire, que ce dernier était fort lettré.
(2) On trouve sur la garde de fin de l'exemplaire de Jamet la note suivante se rapportant au même personnage : Pidansat fait depuis censeur royal, puis destitué, puis rétabli en 1770 (sic).
(3) L'Esprit des Lois.
Page 121, ligne 4 : il aperçut un Carme déchaux...
Chevrier, dans son Capucin Norbert avait menacé les Carmes déchaux du Luxembourg d'une régalade d'Orbilianisme, c'est-à-dire de fripper leur coqueluchon. Il tient parole à l'égard d'un de leurs gros bonnets qui se croit quelque chose en chaire, un Bourdaloue, depuis l'extinction des Jésuites. Les polissons l'appellent le Père Colisée. Il a pour pendant un Père Félicien, fameux pour la confession des knopies, qui a osé lutter contre Buffon, sur le tremblement de terre qui a culebuté (sic) Lisbonne.
Page 123, ligne 3o : firent trotter toutes leurs pénitentes...
En argot monacal, des bertes, des knopies.
Page 124, ligne 22 : le secret de ses pommades... Angustiantes (La Mettrie, Le médecin de Machiavel).
Ibid., ligne 28 : pour porter...
Amener, conduire.
Page 125, ligne i5 : la félicité d'un cœur...
Voyez le Sylve sotadique des Cœurs par l'abbé de Boufflers et les Vers de Voltaire sur cette polissonnerie, 1765.
Page 128, ligne 17 : superstitieux et fourbe... Argutus (rompu, rusé).
Ibid., ligne 19 : in peto.
In peto, in petto. Sur les promotions cardinales in petto, le Chevalier Boniface, ex-gouverneur de Gorée, en Afrique, qui a pratiqué la cour papale, m'a raconté un bon mot du pape Benoit XIV. Le voici. Il disait, étant désigné cardinal in petto : Amurei piutost esser cardinale in culo ch' esser in petto percha sarès piu presto a uscire (7 septembre 1776).
Page i3o, ligne 2 : la paix des Pyrénées...
Voyez l'excellente histoire de cette paix, du fameux jésuite Bougeant.
Page i3i, ligne 34 : des affaires étrangères...
An romanus an hospes (Horace).
Page i32, ligne 21 : Dolus an virtus, etc. Virgile : -En.
Page i33, ligne 26 : qui ne prenoit jamais son chocolat que le maître d'hôtel qui l'apportoit ne fut précédé de deux écuyers.
J'ai vu, à quelque chose près, observer cette petite parade ministérielle, au chevalier Zrono, ambassadeur de Venise (.1746), homme, d'ailleurs, de beaucoup d'esprit et même littérateur, que j'ai connu familièrement.
Page i34, ligne G : lavoit tous les jeudis saints les pieds de douze pauvres.
Bonne anecdote pour le Pedeana.
Ibid., ligne 24 : lorsque cette femme trop fameuse... viola l'asile que le Monarque françois lui avoit donné à Fontainebleau.
Voyez mes Bigarrures sur Christine, dans mes Siromaies : Des Femmes, tome 21.
Page i35, note 1, ligne 7 : la pitié m'arrête.
Chevrier n'aimait pas le bon roi Stanislas, à cause des Jésuites et de son pichonisme (sic).
Page i38, ligne 8 : Fia Paolo n'a paru écrire que pour sa République.
Voyez l'excellente traduction de l'ex-genovefain Le'Courayer et mes Stromates.
Ibid., ligne i3 : des prétendus testaments de Louvois, de Colbert...
Cet ouvrage postiche contient une anecdote singulière sur l'opinion qu'ont les ministres d'état des prélats qui composent ce qu'on appelle l'assemblée du Clergé pour le tribut que le Clergé paie au roi. Voyez mes Stromates.
Ibid., note, ligne 5 : mais il ne s'est pas rétracté.
J'ai prouvé que cela ne prouve point, et Foncemagne
Page 189, ligne 26 : du bureau des affaires étrangères. Ce bureau au tripot des affaires étrangères a été furieusement turlupiné par Linguet, en 1776, dans sa fameuse lettre au roi de France, Louis XVI.
Page i4o, ligne 10 : le fils d'un marchand de Drap... d'un petit marchand...
Ibid., note 1, ligne 3 : d'Ancarville.
D'IIancarville.
Ibid., note 1, ligne 16 : sur le défrichement des Landes.
De là, il a passé à Naples où il s'est lié avec Mylord Hamilton pour l'entreprise des gravures des monuments antiques des Deux-Siciles. Ce fut pendant son séjour à Paris qu'il donna une nouvelle édition de la Politique calculée, ouvrage fou, mais savant. Je l'ai connu. Son père est mort à Paris, à la Charité.
Page i4i, ligne 14 : Telle fut la conduite du duc de Créqui.
C'est à ce Créqui que le peuple badaud doit la fameuse relique de Saint Ovide, qui a deux pieds gauches. V^yezle Pecleana.
Ibid., ligne 19 : les pieds du Pape...
Voyez le Pecleana, art. : Pieds et mules du pape.
Page i44> ligne 24 : sur les planches.
Sur cette expression théâtrale, voyez les opuscules de l'exmathurin Laurens [Du].
Ibid., ligne 2G : avec le fat...
Greluchon.
Page i45, ligne 24 : Il fut donc convenu que les Cabales cesseroient, à condition que les Ministres partisans de la Moretti applaudiroient la Franchi...
« Vaut son pesant d'or et de perles » dit le Jésuite Binet dans son bouquin de La Porte dorée du Paradis.
Page i45, ligne 32 : aux oisifs et aux sots... C'est tout un.
Page 146, ligne 24 : d'être blâmé ensuite... Insérât est... (1).
Ibid., ligne 28^: dans lesquelles la bonne foi succombe sous les coups de l'adresse.
Nouv. affaire du Comte de Guines, 1774.
Ibid., ligne 32 : Un homme en place est deshonoré...
« La vertu s'avilit à se justifier » (Voltaire).
Page 147, ligne 14 : une Françoise nommée Fauques. Ou plutôt Falques. Elle avoit quitté le nommé Falques, son mari, agent de change à Lyon qui y fut pendu pourcrime de faux. Revenue à Paris, sous un nom de guerre, elle y épousa par les intrigues d'un vicaire de Saint Gervais, nommé Villetard (fils d'un cabaretier), un ex-mousquetaire noir nommé Clermont-Bretha, sans aucune fortune, lequel ayant découvert la friponnerie du prêtre Villetard et de la donzelle, il la quitta et alla servir à Cayenne, avec le chevalier Turgot, son parent, qui y commandait. Cette catin étoit alors la concubine de
nommé intendant de Cayenne. Devenue molle (2), elle se tua, au mois de novembre 1773, en se jetant la nuit par sa fenêtre, d'un troisième étage de la maison neuve du carrefour de Bussy. Elle s'appelloit Pillement et étoit sœur de Pillement, peintre et dessinateur célèbre, ci-devant établi à Londres... Je tiens ces détails du feu abbé de Brancas, abbé d'Aulnai, et du chevalier de Clermont, mari de cette femme singulière. Il est revenu en France, lors de la disgrâce du chevalier Turgot. Sur cette femme auteur, voyez : La France littéraire, de l'abbé d'Hébrail, tome I, p. ..., édition de 1769. La Fauque ou Falques avoit été bien jolie. Je la vis en 1760. Elle avoit une fille de son premier mari, et la ville de Lyon lui faisoit une pension d'aumône de
(i) Ici, plusieurs mots illisibles.
(2) C'est une expression empruntée à Chevrier. Voyez l'anecdote sur la Gaussin.
SUPPLÉMENT A L'ÉDITION DU COLPORTEUR 25g
600 livres. C'étoit une Cornaro pour la [ ] (1) et la
sobriété; elle vivoit d'un demi-setier de lait et d'un noir de café. A la mort, elle pouvoit avoir 45 ans. Pendant le voyage de son mari à Cayenne, elle logeoit rue des Fossoyeurs, près Saint-Sulpice et se faisoit appeler la comtesse de Clermont. Un sulpicien et un page du roi étoient alors ses valentins, ou sigisbées. Elle se faisoit porter le sac à l'église (2).
Page 148, ligne i5 : ils s'enivrent paisiblement. Au pied du Mont-Pagnou.
Ibid., note i, ligne 3 : un cheval tué sous moi. Lisez : un baudet (faute essentielle à corriger).
Page i49, note i, ligne 12 : au M. D. P.
Marquis de Puisieulx, fait secrétaire d'état des affaires étrangères, en 1747.
Page i5i, ligne i3 : Voyons le chiffon du fripier de Morale.
Cet écrivailleur intarissable est étrangement démasqué, anatomisé, étrillé, par le continuateur des feuilles de feu Fréron, 1776, à l'occasion de ses Gar gamelles.
Page i52, ligne 17 : qui daigne.
Ibid., ligne 27 : les Scudéry.
Les Colletet, les Chapelain^ les Lefranc...
(1) Mot illisible.
(2) On trouve sur une garde de la fin de l'ouvrage la note suivante, de la main de Jamet : « La Fauques, c'est la sœur de Paiement, peintre de Lyon, devenu depuis fameux. Elle avoit quitté son mari nommé Fauques, depuis pendu à Lyon (où il était agent de change), pour crime de faux. Depuis, revenue à Paris, elle s'y fit épouser par les intrigues de l'abbé Villetard, vicaire de Saint-Gervais (1708), par un gentilhomme ex-mousquetaire noir, nommé Bretha de Clermont qui l'auroit depuis abandonnée. Elle se livra au premier venu jusqu'en 1774 (m'c), qu'elle se suicida, en se jetant d'un 3e étage par sa fenêtre, carrefour de Bussy, maison appartenant au marquis de Montholon. Sur les œuvres de cette femme, voyez : La France Uttér. de 1769, t. ier. »
2ÔO LE COLPORTEUR
Page i53, ligne i : daignant.
Page i54, ligne 6 : des indignités de l'Italien, soi-disant...
Ibid., ligne 14 : ont daigné.
Terme bas et avilissant l'homme, bon à laisser aux gazettiers.
Page i56, ligne 4 : représentant un grand Prince... Le prince Charles-Alexandre de Lorraine, gouverneur des pays-bas autrichiens, oncle de la reine de France, femme de Louis XVI.
Page 157, ligne 12 : l'honneur d'un grand Prince... Voyez la Vie du Capucin Norbert (par Chevrier), p. i34,
Ibid., note 2, ligne 4 * Froment de Garfgnes.
Voyez sur pareil rôle : VAnti-Rousseau deGacon, p. 3 7 /| , (1712.)
Dimanche 27 oct. 1776.