‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 127 sur 184 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Ne faisons jamais violence à notre cœur, de peur que, s’il venait à s’endurcir, il ne pût être capable du saint repos qu'il nous est commandé d'acquérir.

Mais accoutumons-le doucement à ne

s’entretenir que des bontés, de l'amour et des bienfaits de Dieu envers ses créatures, ! et à se nourrir de la manne délicieuse qu: ;

inconcevables.

: l’assiduité de cette méditation fera pleu- | voir dans notre âme avec des douceurs |

Ne faisons nul effort pour répandre des |!

larmes, ni pour faire naître en nous des

sentiments de dévotion que nous n’avons pas: laissons notre cœur se reposer intérieurement en Dieu comme en son centre, et ne nous lassons point d’espérer que sa sainte volonté s’accomplira en nous.

Il nous donnera des larmes au temps qu'il aura marqué; mais ces larmes seront douces, humbles, amoureuses et tranquilles. Vous connaîtrez à ces signes la source d'où elles coulent, et vous les recevrez comme la rosée du ciel, avec humilité, respect et actions de grâces.

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N'ayons à cœur ni de savoir, ni d’avoir, | ni de vouloir aucune chose. Le commen- | cement, la fin, tout le fondement de fedi- | lice spirituel est de ne rien établir sur | soi-même, sur ce qu'on sait, sur ce qu'on | veut, sur ce qu’on a; mais, sans S’'in-, quiéter et se troubler comme Marthe, de |

demeurer comme Madeleine aux pieds de

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| Jésus, dans un état d’abnégation entière et parfaite.

Quand vous cherchez Dieu par la lumière de l'entendement pour vous repose” en lui, que ce soit sans comparaison et sans limites; car il est hors de comparaison, il est partout sans division de parties, et toutes choses se trouvent en lui.

Concevez une immensité qui n’a point : de bornes, un tout qui ne saurait être COmMpris, une puissance qui a tout fait. qui maintient toutes choses, et dites à votre âme que c’est son Dieu.

Qu'il soit sans cesse l'objet de votre contemplation et de votre a miration. Il est partout, il est dans votre âme, il veut en faire ses délices, comme ill’a dit lui-même; et quoiqu'il n’ait en rien besoin d'elle, il veut la rendre digne de lui.

Mais, en cherchant ces vérités divines par le secours de l’entendement, faites en sorte que les affections de votre volonté s'y rattachent, et vous aurez trouvé le repos.

ous ne devez ni négliger les pratiques | de dévotion, ni les limiter au point de vous considérer comme obligé de faire tant de | choses, à méditer tant de temps, ou à lire

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| tant de chapitres; mais que votre cœur | demeure toujours libre, pour s'arrêter où | il trouvera à se reposer, et être prêt à jouir | du Seigneur lorsqu'il voudra se commuiii- | quer à vous, sans Vous mettre en peine de

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