‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 138 sur 184 · POUR LUI DEMANDER LA PAIX INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

POUR LUI DEMANDER LA PAIX INTÉRIEURE

de douceur aussi bien que de gloire, ange d'alliance et de conseil, tout- | puissant médiateur, arbitre unique des différends que les péchés ont fait naître dès le commencement des siècles entre vous et les hommes, Dieu de paix et Dieu des armées, c’est à vos pieds que je me jette, pénétré du plus profond respect, avec une soumission qui est toute volontaire | et en même temps toute servile, afin qu'il | | plaise à votre majesté de me dire une | parole de grâce qui soit un gage de paix. | |

\[ ‘ie aouc pacifique, vrai Salomon, roi

Je vous demande pour moi et pour mes semblables cette paix si désirée : accordezmoi ce doux repos, qui est le centre et le |

: Souverain bien de mon âme. Ralliez par votre autorité suprême les forces de mon

esprit, qui est distrait et combattu par au-

| tant d’ennemis qu’il aime de choses hors

| de vous. Apaisez le trouble que lui occa-

| sionnent ses soins, modérez ses ennemis,

| et ne, permettez jamais qu’il devienne si |

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PRIÈRE A JÉSUS-CHRIST

curieux de savoir la vie des autres, qu’il en fasse un sujet d’inquiétudes.

Votre parole, vérité souveraine, est engagée à ne pas me refuser ma demande; votre miséricorde et votre justice ont intérêt à ne pas entretenir la guerre entre mes passions et ma raison, non plus qu'entre vous et moi. Votre divin empire se maintient mieux dans le silence et le repos que parmi le bruit et la division; et votre royau:.e, qui n’est point de conquête, mais de droit de nature, et qui a pour limite des allées d’oliviers, ne demande que des sujets pacifiques, tandis que les autres se vantent d’être environnes = lauriers et de palmes.

Aussi ne vous dites-vous point créateur, prince et distributeur des autres choses, comme vous le faites de la paix; et vos saints Anges, qui ne font que ce qui vous plaît et qui n’étudien* que vos volontés, la : publièrent dès le premier instant de votre naissance, plutôt que la victoire,et cumposèrent un cantique qui surpasse tous les plus glorieux chants de triomphe.

Par toutes ces considérations, Ô mon Sauveur, inondez-moi de ce fleuve de paix et de ce torrent de plaisirs dont parlent vos prophètes. Donnez-moi cette bénédiction qui est le gage de votre amour, et que nul autre que vous ne peut donner; et, puisque étant près de quitter la terre, vous | nous laissâtes là pendant l'attente du :

Saint-Esprit, comme les arbres de la gloire |

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