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embrassé la vie religieuse, croient que pour être parfait il suffit d’être assidu au chœur, d'aimer la retraite et le silence, de bien
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observer la discipline de leur Orüre. Ainsi
chacun fait consister la perfection dans tel ou tel exercice de dévotion; mais il est certain qu’ils se trompent tous; car, comme les œuvres extérieures ne sont que des dispositions pour devenir parfaitement saints, ou des fruits de sainteté parfaite, on ne peut pas dire que ces sortes d'œuvres constituent la perfection chrétienne et la véritable spiritualité.
Ce sont toutefois de puissants moyens pour devenir vraiment spirituel et vraiment parfait, et quand on en use avec discrétion, ils servent merveilleusement à fortifier la nature, toujours lâche pour le lien, et toujours ardente pour le mal ; à repousser les attaques, à éviter les pièges de notre ennemi commun, *#t à obtenir enfin du Père des miséricordes les secours qui sont nécessaires à tous les justes, principalement à ceux qui sont nouvellement engagés dans la voie du salut.
Ce sont aussi des fruits excellents d’une vertu consommée dans les personnes tout à fait saintes et spirituelles: car elles maitraitent leur carns, ou pour le punir de ses révoltes passées, ou pour l’humilier et l’assujettir à son Créateur. Elles se tiennent dans la solitude et dans le silence, loin du commerce du monde, afin de se garantir
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| CHAPITRE 1! 17 | | | ur | | des fautes, et de n’avoir plus deconv à- | ur, | tion que dans le ciel avec les Anges. Elles ; ien | S'appliquent aux bonnes,œuvres et au ser- | nsi | vice de Dieu: elles print souvent avec | tel | ferveur, elles méditent sur la vie et sur la : est Passion du Sauveur, non par un esprit de me Curiosité, ni parce qu’elles y trouvent quel- | les que goût sensible, mais par le désir de | ent rnieux connaitre, d’un côté. les miséricorte, des divines, et de l’autre eurs ingratitu- | res | des. Elles s’excitent de plus en plus à «imer la | ! Dieu et à se haïr elles-mêmes, à suivre | | | Notre Seigneur portant sa croix en renon, | ns | çant à leur propre volonté ; en fréquentant | ai- | les sacrements sans autre vue que d’hono- : is- rer Dieu, de s’unir plus étroitement à lui, : à | et de se fortifier davantage contre les puis- ; le : |! sances de l'enfer.
;à ! Iarrive tout le contraire à ces esprits | zes | | &rossiers et imparfaits, qui font consister nir | + adévotion dans les œuvresextérieures:car ars 1 | Souvent elles sont cause de leur perte, et in- leur nuisent beaucou plus que les péchés | ent | manifestes : non d'elles ne soient bonnes : | par elles-mêmes, mais parce qu'ils en font | ne | | Un mauvais usage. Ils s’y attachent de : ut | | telle sorte, que, négligeant de veiller aux | ai- | Mouvements de leur cœur, ils lui donnent | ses | toute liberté de suivre ses penchants et | as- | l’exposent aux illusions du demon: et alors |! ent ! ! ; Cet esprit trompeur, voyant qu'ils s'écardu ; tent du droit chemin, non seulement les | tir | invite à continuer leurs exercices accou- | Er A Mi 634 2 pa DRE | . de Î
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tumés, mais leur remplit l'imagination de | s du paradis, où ils croient
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ais, pour peu que l’on réfléchisse sur leur conduite, on voit leur égarement et
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| haïitent d’être préférés aux autres; ils ne jugement, ils ne font que leur Propre volonté, et, aveugles en tout ce qui les regarde, ils ont toujours | les yeux ouverts pour observer et pour Censurer les actions d'autrui. Que si l’on
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| des adversités, des malaïies, des persécu.
| tions cruelles, qui sont les épreuves les | plus certaines de Ja fidélité de ses servi- | teurs, et qui n'arrivent jamais sans son
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