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combat, et combattons en effet tant d’en- | nemis qui nous environnent et qui nous | attaquent de près. Nous reconnaîtrons par là si nos bonnes résolutions ont été lâches , ou généreuses, apparentes ou sincères : et nous irons à la rerfection par le véritable chemin que les saints ont frayé. |
Pour ce qui est des ennemis qui ne nous | font pas ordinairement la guerre, ne nous | mettons pas beaucoup en peine de les | combattre, à moins que nous ne prévoyions que, dans quelque temps et en de certaines rencontres, ils s'élèveront contre nous ; car, pour nous mettre en état de soutenir leurs attaques, nous devons nous prémunir de bonne heure par de fermes résolutions de les vaincre.
Mais, quelque fermes que nous paraissent ces résolutions, ne les considérons pas comme des victoires. Quand même nous nous serions exercées durant quelque temps à la pratique des vertus, et que nous y aurions fait des progrès considérables, tenons-noustoujours dans l'humilité; craignons tout de notre faiblesse, défions-nous de nous-mêmes et mettons notre confiance en Dieu seul; prions-le souvent de nous fortifier dans le combat, de nous préserver de tout péril. d’étouffer particulièrement dans nos cœurs tout sentiment de presomption et de confiance en nos forces.
| Avec cela nous pourrons aspirer à la su- | blime perfection, quoique d’ailleurs nous