‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 92 sur 184 · CHAPITRE XLIX 173 substance n'a qu’une vertu limitée, ainsi · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIX 173 substance n'a qu’une vertu limitée, ainsi

| que le feu, dont on Conserve la chaleur | après qu'on s’en est éloigné. Cela étant, | Que dirons-ncus de la charité et de la misé-

ricorde de cette Vierge sainte, qui a porté pendant neuf mois dans ses entrailles et

| qui porte encore dans son cœur le Fils | unique de Dieu, la charité incréée, dont la

vertu n’a point de bornes ? S'il est impossible de s’approcher d’un rand feu sans en être échauffé, n'est-il Pas vrai de dire

| Que quiconque s’approchera de Marie, de | cette Mère € Miséricorde, de ce cœur tou- | jours brûlant du feu de la charité, en res-

sentira d’autant plus l'effet, qu'il s’en

| approchera plus souvent, et avec plus de | Confiance et d’humilité :

2° Jamais aucune créature n’a eu tant

| d'amour pour Jésus-Christ, ni tant de sou- | mission à ses volontés, que sa bienheu | reuse Mère. Si donc ce divin Sauveur, qui

s’est s crifié pour de misérables pécheurs

| COMME nous, nous a donné sa propre mère | Pour être notre mère Commune, notre avo- | Cate, notre médiatrice auprès de lui, com- | ment pourrait-elle ne pas entrer dar: ses

sentiments et négliger de nous secourir :

| Ne craignons donc point d’implorer sa | sséricorde; recourons à elle avec con-

fiance dans toutes nos nécessités, parce

| qu’elle est une SOurce inépuisable de

srâce, et qu’elle a coutume de mesurer ses

! bienfaits sur notre confiance.

.ntatinct"

CHAPITRE L De la manière de méditer et de prier par l'entremise des saints Anges et de tous les bienheureux.

1 mériter la protection des saints | Anges et de tous les saints qui sont au ciel, voici deux moyens dont vous pourrez vous servir :

Le premier sera de vous adresser d'abord au Père éternel, de lui présenter les louanges que toute la cour céleste lui donne, les travaux, les persécutions, les tourments que les saints ont endurés ici-bas pour l'amour de lui, et de le conjurer ensuite

ar toutes les marques de leur respect, de eur fidélité et de leur amour, de vous donner ce qui vous est nécessaire.

Le second sera d'invoquer ces glorieux esprits, qui souhaitent non seulement que nous devenions parfaits comme eux, mais qe nous soyons même élevés au-dessus

‘eux dans la gloire. Vous les prierez donc instamment de vous aider à vous défaire de vos vices et à vaincre les ennemis de votre salut, mais particulièrement de vous assister à l’article de la mort. Quelquefois vous admirerez les grâces extraordinaires qu'ils ontreçues de Notre Seigneur, et VOUS vous en réjouirez comme si c'etait votre

ropre bien, vous aurez même en quelque acon plus de joie à voir qu’il leur a fait de plus grands avantages qu’à vous, parce

iii tt"

Page 1