‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 110 sur 196 · CHANSON DU LYONNAIS ET DE L*ACVER6NB · texte numérisé non relu

CHANSON DU LYONNAIS ET DE L*ACVER6NB

La Pernette se lève, Tra la la la, la la la la, la la la la (très prolongé). La Pernette sç lève Deux heur's avant le jour.

Eli' prend sa qnenouillette,

Tra la la la

EU* prend sa qnenouillette Et son joli p'tit tour.

A chaque tour qu'el* file,

Tra la la la ••.•......•

Sa mère vient lui dire :

Pernette, qu'avez-vous ?

Av*-voii8 mal à la tète ?

Tralala la

Av'-vous oial à la tète ?

Ou bien le mal d*amoar ?

— J* n*ai pas mal à la tète , Tra la la la

Je n*ai pas mal à la tète.

Mais bien le mal d*amour.

— Ne pleures pas, Pcmette, Tra la la la

Ne pleures pas, Pemette, Nous te maridarons.

Te*donnerons un prince,

Tra la la la

Te donnerons un prince.

Ou le fils d*un baron.

— Je ne veux pas ce prince, Tra la la la

Je ne veux pas ce prince.

Ni le fils de baron.

Je veux mon ami Pierre,

Tra la la la

Je veux mon ami Pierre, Qui est dans la prison.

— Tu n'auras pas ton Pierre, Tra la la la

Tu n*auras pas ton Pierre,

Nous le pendoularons.

— Si vous pendoulei Pierre, Tra la la la

Si vous pendoulez Pierre, Pendoulez-moi aussi.

Couvrez Pierre de roses,

Tra la la la

Couvrez Pierre de roses.

Et moi de mille fleurs.

Au chemin de Saint-Jacques,

Tralala la

Au chemin de Saint-Jacques, Enterres-nous tons deux.

Les pèlerins qui passent,

Tra lalak

Les pderins qui passent Prieront Dieu pour nous deux , Prieront Dieu pour nous deux.

Ces chants sont parfois enjoués; on en jugera par celui que nous devons à M. de Saulcy, membre du Comité , et qui est aux précédents ce qu est un gai vaudeville à une tragédie ou à une pastorale.

Nous étions dix dans un pré {bis).

Toutes filles à marier.

C'était Dine, Cétait Chine , C'étaient Perrette et Martine,

Ahlahl CalhVinette et Calh*rina, C'était la gente Suzon , La duchess* de Montbazon, C'était la Sourimène, C'était la du Maine.

L' fils du roi vint à passer ( bis) , Salua Dine, Salua Chine, Salua Perrette et Martine,

Ahlahl Cath'rinelte et Cath'rina , Salua la gente Suzon , La duchess' de Montbazon , Salua Sourimène, Embrassa la du Maine.

A toutes il fit un cadeau ((»)« Bague à Dine, Bague à Chine, etc.

Diamants à la du Maine.

Il leur offrit à coucher (6û), Paille à Dine, Paille à Chine, etc., Beau lit à la du Maine.

Puis toutes il les renvoya (bis) , ' Chassa Dîne,

Chassa Chine, etc..

Et garda la du Maine.

Enfin il est des chansons populaires que leur tour et leur caractère doivent faire rapporter à celles qui précèdent, mais qui , au lieu du récit d un événement, présentent seulement une fantaisie gracieuse oi^ l'eflusion poétique d*un sentiment naïf Telles sont les suivantes, recueillies par M. de Cor-

celle :

Mon père m*a fait bâtir chAteau, Sur llierbette nouvdle ... ah I je m'en vais ! Sur Therbelte nouvelle.

L*a fait bâtir sur trois carreaux.

Sur rherbette nouvelle, etc.

Les trois carreaux en sont d*argent.

Sur l*herbette nouvelle, etc.

De pardessous ruisseau coulant.

Sur rherbette nouvelle, etc.

Les trois canards s*y vont baignant.

Sur f heri>eUe nouveUe, etc.

Le fils du roi les va mirant.

Sur llierbette nouvelle, etc.

n a tiré sur le devant (le premier] , Sur rherbette nouvelle, etc.

De par les yeux sortit le sang.

Sur rherbette nouvelle, etc.

De par le bec Tor et Targent , Sor rherbette nouvelle . . • ah I je m'en vais ! Sur rherbette nouvelle.

M. de Corcelle ajoute :

Cette chanson est très en usage pendant les moissons. Je lentends chaque année.

Une seule moissonneuse chante le récit. Le refrain est en chceur et à i'unisson. Il en eat de même pour la chanson : À Paris, à la Rochelle.

Ekam^nons la bergère aux champs (&û).

Où i* y a de Therbe tant I £inm*nonfl-la jouer, emmenons-ia, ma bergère, Eknmenonfl-la jouer.

Trois faucheurs y vont fauchant (6tf), Trois faneus*s y vont lanant.

Emm*nons-la jouer, emm*nons-la, ma bergère, Emmenons-la jouer.

Trois faneuses y vont fanant (&»), L* fils du roi les va mirant.

Emm*nons-la, etc.

Le fils du roi les va mirant {bis).

— Sir*, que regardez-vous tant I £mm*nons-la, etc.

Sir*, que regardes- vous tant (bis) !

— Vos beaux yeux qui plaisent tant.

Emm*nons-ia, etc.

Vos beaux yeux qui plaisent tant (bis)l

— r n* sont pas pour vous pourtant.

Emm*nons-la, etc.

r ne sont pas pour vous pourtant (bis). Sont pour mon berger des champs.

Emm*nons-la, etc.

Sont pour mon berger des champs (bis).

Nous nous marierons à la Saint-Jean.

Emm*nons-la, etc. '

Nous nous marierons à la Saint-Jean (bis) : C*est le plus beau jour de Tan.

Emm*nons-la, etc.

C*est le plus beau jour de Tan (bis) Que le jour de la Saint-Jean.

Emm*nons-la jouer, emmenons-la, ma bergère, Emm*nons-la jouer.

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