LES FILLES DE LA ROCHELLE
( CbanioD de matelots bretons. )
Soiit les fiU*s de la Rochelle Qui ont armé un bâtiment (bis). Pour aller faire la course Dedans les mers du Levant.
Et loa Ion la je nai point de maîtresse. Je passe mon temps fort joliment
Pour aller faire la course Dedans les mers du Levant (bis); La coque en est en bois rouge , Travaillé fort proprement.
Et Ion ion la je n*ai point de maîtresse , etc,
La coque en est en bois rouge.
Travaillé fort proprement (bis); La grand' vergue est en ivoire, Les poulies en diamant.
Et Ion Ion la, etc.
La grand' vergue est en ivoire , Les poulies en diamant (6/5] , La grand* voile est en dentelle , La misaine en satiii blanc.
Et Ion ion la , etc.
» La grand' voile est en dentelle,
La misaine en satin blanc (bis).
Les cordages du navire Sont tout fil d'or et d'argent.
Et ion Ion la , etc.
Les cordages du navire Sont tout fil d'or et d'argent (6ii], Et la cale est toute pleine, *
Toute pleine de vin blanc.
Et Ion Ion la , etc.
Et la cote est toute pleine.
Toute pleine de vin blanc (his). Et r capitain* du navire Est le roi des bons enfants.
Et Ion Ion la, elc.
Hier, faisant ma promenade Dessus le gaillard d avant (6/5), J*aperçus une brunette.
Qui pleurait dans les hauts -bancs.
Et Ion Ion la , etc.
J aperçus une brunette Qui pleurait dans les hauts-bancs {bis) ; Je lui dis : genti brunette, Qu avez-vous à pleurer tant i Et Ion Ion la, etc.
Je lui dis : genti brunette, Qn*avez-vous à pleurer lant (bit) P Av'-vous perdu père ou mère , Ou quelqu*un de vos parents ?
F^t Ion Ion la , etc.
Av*-vous perdu père ou mère.
Ou quelqu'un de vos parents {bis) P — J* n'ai perdu père ni mère Ni aucun de mes parents.
Et Ion ion la, etc.
J' n'ai perdu père ni mère Ni aucun de mes parents (6û) , Je pleure ma rose blanche , Qui s'en fut la voile au vent.
Et Ion Ion la , etc.
Je pleure ma blanche rose Qui s'en fut la voile au vent {bis); Eli* s'en alla vent arrière, R'viendra-t-elle en louvoyant?
Et Ion Ion la, je n'ai point de maîtresse. Je passe mon temps fort joliment.
Les bateliers des fleuves et des rivières ont aussi leurs chants. M. Lagravère, de Bayonne, employé au Ministère de Tintërieur, a communiqué une
chanson sur les bateliers de la Nive et de TAdour, connue sous le nom de bas Tilloalés, avec Tair noté et la traduction. Ce chant, peu distingué comme poésie , a un certain entrain de la profession et une certaine saveur du pays qui pourront le faire admettre :
LES TILLOLIES.
Avez-vous vu les tiUoliés ?
Gomme ils sont brav*s, hardis, légers.
Faisant leur promenade Au-d'ssus de Peyrehorade, Et tirant Taviron Tout droit chez le patron I
Quand ils furent devant Peillic ^*\ Monsieur le comte leur a dit :
Un couple de pistoles, Mes enfants , seront bonnes Pour boire à ma santé ; Vive le tiUoUè I
— Monsieur Verdie , nous vous saluons Avec notr berret à la main;
Excusez la hardiesse
D*unc brave jeunesse
Qui vient vous inviler
A la r garder sauter.
Venez, Madame, s*ilvous plait;
Nous sommes tous d*honnèt*s garçons.
N* craignez pas Touragan Ni la pluie; nous avons
- Avec nous Chatelié Le brave tillolié.
Pour promener ï temps est beau ; Embarquez-vous dans not* bateau.
Que votre gouvernante
Est jolie et charmante,
Po«r être de Paris!
EU* sembr de not* pays.
(0 Endroit ainsi nommé sur les bords de TAdour.
£a arrivant au Poni-Mayou ,
Le quartier ï plus beau de Bayonne,
Du haut de la tillole
Ils font la cabriole ,
Du pont de Panecau
Ils font le soubresaut.
Puis, en reprenant l'aviron.
Ils s*en vont droit à Saint-Léon ^^\
Montrer à la jeunesse
A nager avec hardiesse.
Pour apprend' comme i] faut
A fair* le soubresaut.