ZOOLOGIE
Le nombre immense des espèces que comprend la faune française n*a pas permis d'accepter Tidée d'en dresser, pour chaque département, un catalogue général, malgré Tintérêt qu'il eût présenté. Le Comité
a pensé, en conséquence, qu'il convenait de se borner à une énumération complète des animaux vertébrés, dont le nombre est assez restreint, et dont Timportance, si ion considère les ressources qu*ils fournissent à i alimentation , est manifeste pour tous. Toutefois, la raison principale qui a porté à réaliser ce travail dans son ensemble, cest que pratiquement cette réalisation est possible. Quant aux animaux sans vertèbres, leur nombre vraiment prodigieux écarte l'idée d*en rédiger un catalogue méthodique et complet en toutes ses parties. Il su£Bra donc de signaler parmi ces animaux (articulés, mollusques, bryozoaires, radiaires, etc.) les genres dominants seulement, et, dans ces genres, les espèces les plus remarquables, soit quelles caractérisent la faune du département, soit qu'elles se recommandent par un intérêt quelconque, au point de vue de leur utilité, par exemple, ou de leurs qualités nuisibles. Ajoutons que les systolides et les infusoires seront laissés de côté; l'importance de leur étude étant exclusivement scientifique , ils disparaissent du plan qu a adopté le Comité.
Pour obtenir dans les résultats généraux une homogénéité plus grande, et pour rendre les comparaisons plus faciles, on devra se conformer, dans la rédaction des catalogues, aux indications suivantes :
1^ Ne donner à chaque espèce qu un seul nom scientifique, en indiquant Fauteur qui l'a proposé, et en écartant absolument tout débat synonymique; si l'espèce porte un nom vulgaire, il sera bon de le faire connaître ;
2^ Indiquer si l'espèce est commune ou rare;
3^ Si elle est sédentaire ou de passage, et, dans ce cas, si elle obéit ou non à des alternatives régulières ^^);
(^) L'emploi de qadqoes signes, en ptrtie adoptés pour k partie botanique du dictionnaire, pourra abréger le tra?ail :
T. G. indiquera qu*uae espèce est très commune.
G oommune.
A. G* . . . . asseï commune.
A. R. assex rare.
R rare.
T. R très rare.
Une espèce esuelle sédentaire, on peut Tindiquer par une flècbe verticale 1 ; est-elle de passage
accidentel, on Tiodiquera par une flècbe borizontale ' ■■ ; est-die de passage régulier, par deux flècbes borizontaies en sens inverses Tune de l*autre t — .
Ix"" Tenir compte des dates des départs et des retours, et faire, à cet égard , la part des causes météorologiques;
S** Signaler sommairement , mais avec exactitude , la distribution des espèces à la surface du département, en ayant égard :
a, à la géographie physique de ce département ou des départements voisins ;
6 , à la nature géologique du sol ;
c, aux conditions locales de sécheresse ou d*humidité;
d, aux conditions d'altitude et d'orientation;
e, à la composition de la flore naturelle et à la nature des cultures dominantes;
/, enfin, en générai, aux causes accidentelles qui peuvent en expliquer la présence;
&" Mentionner, s il y a lieu, les variétés de Icspèce;
y"" Dire si lespèce est utile ou nuisible, et, dans ce dernier cas, quels moyens sont employés pour en prévenir les ravages ou les inconvénients.
Il parait, au premier abord, superflu de dire dans quel ordre, pour les animaux vertébrés, se fera Ténumération des espèces. Toutefois on comprendra qu en raison des oscillations perpétuelles de la cbssification et de la nomenclature, il était indispensable d'indiquer une marche sommaire. On devra se rappeler ici qu'il ne s'agit pas d'une discussion de principes» mais d'une simple énumération, qu'il faut rendre, autant que possible, homogène et régulière.
En conséquence, on suivra daus cette énumération l'ordre des familles, tel qu'il est indiqué;
1* Pour les mammifères, par Cuvier (fièjwe animal), a* édition;
a"" Pour les oiseaux, par Degland ( Ornithologie européenne);
y Pour les reptiles, par Duméril etBibron (Erpétologie générale);
l\^ Pour les poissons en général, par Cuvier [Règne animal).
En effet, bien que d'illustres auteurs aient fait subir à la classification adoptée dans cet ouvrage des modifications profondes, les résultats auxquels ils sont parvenus ne présentent point assez d'homogénéité et de certitude pour lui être, en ce moment, substitués avec avantage. D'ailleurs, la plupart des espèces qui ont donné lieu à cette discussion étant exotiques ou fossiles, les vues nouvelles qui ont été publiées n'auraient, malgré leur incontestable importance, qu'une application très indirecte au but que le Comité se propose.