S 1 . INSCRIPTIONS ET MARBRES
Les inscriptions noffrant aucune valeur commerciale sont par cela même
^' cNoufl recommandonfl, comme un modèle dans ce genre de recherches, le travail qae M. Féret, de IMqipe, a pnhlié sur la dté de Limes. — Mémoires de la Société des antiquairss de Normandie, i, IIL ■
les plus faciles à conserver de tous les monuments. Un travail utile à entreprendre dans tous les lieux qui fourmillent d'inscriptions romaines , c est de former un recueil exact de toutes celles qui se trouvent dispersées dans les maisons et incrustées dans les murs, en indiquant la position et la proportion de chacune d*elles. Les correspondants feront bien de ne pas réserver pour leur propre usage de semblables recueils, s*ils en possèdent d^anciens, ou s*ils en forment eux-mêmes de nouveaux. On doit les engager h déposer au moins une copie de ces recueils dans la bibliothèque publique la plus voisine de leurs résidences. Beaucoup de personnes croient faciliter la lecture des inscriptions en remplissant dune teinte rouge le creux des lettres; on doit s'abstenir de cette opération, pour peu que les linéaments tracés sur la pierre ou le marbre présentent la moindre incertitude.
Les correspondants doivent suivre avec soin les démolitions d'anciens édifices et les constructions nouvelles. Il leur sera toujours facile d'obtenir les pierres ornées d'inscriptions, au moins pour l'échange de pierres nues de mêmes dimension et qualité. S'ils rencontrent à cet égard de la résistance chez les constructeurs et démolisseurs, ils chercheront à obtenir au moins que les inscriptions ne soient pas retournées ou couvertes de ciment ou d'enduit dans la construction , et qu'on les place à portée de l'œil des passants. On recommande aux correspondants qui se seraient procuré, par ces soins assidus, des inscriptions antiques, de n'en décorer leurs habitations qu'au cas où eux-mêmes occuperaient le sol d'une ville antique, et où leur résidence serait trop éloignée d'un musée de ville ou de département. Le mieux toujours est de faire transporter les inscriptions au musée, à la bibliothèque , s'il n'y a pas de musée ; à la mairie , s'il n'y a pas de bibliothèque.
On doit veiller, avec la même attention , à ce que des bas-reliefs ou des figures de ronde bosse ne soient pas employés comme matériaux ordinaires dans les constructions nouvelles. A moins d'un mérite d'art tout à fait extraordinaire, il ne faut pas exposer les marbres aux risques des transports. Les correspondants avertiront, autant que possible, de leur erreur les propriétaires de marbre qui se soumettraient à des dépenses considérables d'emballage et d'expédition , dans l'espérance , presque toujours trompée , de tirer commercialement parti de la vente des marbres antiques. Les marbres, comme les inscriptions, doivent autant que possible- rester dans la localité qui les a fournis. Les marbres intéressants par l'art ou le sujet
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sont rares ; comme renseignement local , il u* en est aucun qui ne soit digne (Inattention.