COSTUMES RELIGIEUX
i" période.
Les publications faites en Italie à diverses époques, et récemment en France aux frais du Gouvernement, sur les peintures que renferment les catacombes de Rome, donnent les premières notions sur les costumes religieux qu adoptèrent d*abord les chrétiens; TOrient peut compléter ou étendre le cercle des connaissances à cet égard. La mosaïque exécutée sous le règne de Constantin dans la coupole de Téglise de Saint-Georges, à Salonique; les diptyques en ivoire ou en métal qui pourraient être recueillis sur quelque point de 1 empire, d'anciennes peintures sacrées conservées dans des basiliques primitives sous le badigeon quy placèrent les Turcs, mériteraient un examen sérieux pour éclairer cette question importante.
2* période.
Lorsque le rite subit en Orient les modifications qui prépai*aient le schisme, les costumes religieux en éprouvèrent l'influence; on peut consulter les mosaïques de Ravenne, exécutées par des Grecs, et qui représentent Justinien et l'impératrice , entourés de prêtres consacrant une ^ise ; les peintures religieuses qui doivent se retrouver encore sous les badigeons, dans les édifices assez nombreux de cette époque, et celles des successeurs de ce prince; les manuscrits, etc.; les ivoires et autres monuments sculptés dont nous possédons en Occident quelques exemples.
3* période.
Le moyen âge dut apporter aussi dans le costume religieux de nombreuses modifications, comme il en produisit chez nous; cette époque, plus riche' en monuments, en manuscrits, en objets d'art de tous les genres consei*vés en Orient, fournira sans doute de nombreux éléments aux recherches relatives à ce sujet. Les publications de Ghalcondile, de Dagincourt, les peinturés des églises monastiques et autres qui se voient au mont Âthos , sur le continent de la Grèce et dans les îles, montrent des types de costumes religieux, depuis celui du patriarche jusqu'à ceux des prêtres, des diacres, sous-diacres, etc., etc.
à* période.
Il ne serait pas inutile à ce genre de recherches de recueillir les costumes
modernes du clergé grec, parce quen Orient, comme dans nos contrées, des formes de vêtements anciens ont pu traverser les siècles et se maintenir d'autant plus exactement, qu'en générai à ces formes se rattachent des idées symboliques.
Enfin les monuments religieux que l'Orient dut à la conquête latine pourraient offrir aussi de précieuses peintures, des bas-reliefs et autres objets d art qui présenteraient des documents exacts relatifs à nos costumes sacrés du moyen âge, question qui devient de plus en plus importante pour nous, en raison des développements que prend chaque jour l'étude de l'antiquité chrétienne.
COSTUMES DBS MOINES.
Le costume des igoumènes, des archimandrites, des simples moines de Byzance et de la Grèce moderne, doit être étudié dans ses détails. On peut se guider, à l'égard de l'ancien costume, sur des peintures de manuscrit, dont Dagincourt a publié quelques types précieux, sur d'anciennes gravures qui se trouvent dans des monastères modernes, et particulièrement au mont Âthos; quant à celui des moines qui peuplent aujourd'hui les maisons religieuses, il ofirira sans doute, comme en Occident, de nombreuses relations avec l'ancien vêtement des premières époques du monachisme.
INSIGNES RELIGIBUX.
Aux vêtements religieux se lient les ornements ou insignes désignant les diverses fonctions dans la hiérarchie sacerdotale. Le patriarche, le métropolitain ou archevêque , l'évêque , le hiéronomaque et le pope portaient des mitres, des croix, des crosses ou taus, des bijoux réservés à leurs emplois divers. Les formes et la décoration de ces ornements varièrent suivant les différents âges : une étude chronologique de ces divers attributs est encore à faire.