‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 81 sur 196 · MOBILIER MONASTIQUE · texte numérisé non relu

MOBILIER MONASTIQUE

Catliolicon.

Le catholicon des monastères peut, quel que soit le style d'architecture qui le caractérise, présenter l'ensemble ou une partie du mobilier religieux qui vient d'être indiqué dans le précédent chapitre : il est donc inutile d'en reproduire ici les détails; toutefois, les temples des maisons religieuses de l'Orient n ayant pas généralement subi, comme d'autres, la transformation en mosquée, leur examen doit être minutieusement fait, parce que là sans doute se trouvent plus d'anciens monuments de l'art néo-grec que partout ailleurs.

Réfectoire.

Le réfectoire, qui dans les monastères est la construction la plus importante après réglise, renferme un mobilier particulier qui mérite examen.

Tables.

D'anciennes descriptions nous font connaître que les tables des réfectoires étaient formées d'immenses plaques de pierre ou de marbre, et celles des monastères du mont Àthos, particulièrement de la Sainte-Laure , sont encore aujourd'hui construites comme elles l'étaient autrefois; ces tables, arrondies vers une de leurs extrémités , sont creusées au milieu , de manière à présenter un écoulement facile à l'eau qu'on y jette en abondance pour les tenir en état de propreté.

Tribune de lecture.

Une chaire àe lecture, ordinairement en bois, est placée sur l'une des faces du réfectoire : elle offire quelque analogie avec dob chaires religieuses; un dôme la surmonte.

Timbres et clocbes.

Les religieux de l'Orient n'eurent des cloches que fort tard, cl i\e nos jours encore on si; sert dans les couvejils, pour appeler à la prière, de timbres en bois ou en métal dont l'origine est nnliquc : les premiers sont des

Timbres desûnéi à CoiuUn (inapte.

planches façonnées de manière i pouvoir se porter facilement à la main ; on les frappe avec un marteau; les seconds, Irop pesants pour être iransportahles, se suspendent : ce sont des plaques carrées ou oblonguos auxquelles on donne des formes plus ou moins convenables à leur destination ; il y en a de droites, de courbes, de découpées; quelquefois on les accompagne de chaînes ornées et de croix disposées avec goAt.

Les cuisines des maisons religieuses sont établies généralement encore comme elles l'étaient dans nos monastères du moyen âge, c'est-à-dire isolées, circulaires ou en polygone, voûtées et surmontées de nombreuses chemi-

nées. Cette disposition particulière, déjà indiquée plus haut, dut conduire à avoir des appareils culinaires et des vases particuliers qui ont pu se conserver dans quelques couvents. Le foyer était-il placé au centre, comme il est indiqué dans les cuisines du monastère de Saint-Gall, dessin du ix* si^>cle qui est parvenu jusqu'^ nous? Les autres détails d'emménagement de ces cuisines, depuis longtemps abandonnées en Occident, peuvent fournir des notions précieuses. Les religieux occidentaux, en allant s'établir dans les couvents qu'ils faisaient construire en Asie, à Chypre ou en Grèce, durent y transporter de chez eux des meubles de cuisine, ou en faire exécuter sur les lieux d'après leurs usages.

R ou RDS.

Les fortifications qui protégeaient les villes, les châteaux, les ports, etc., et dont la mention a été faite dans la première partie, devaient, en temps de guerre, se compléter, comme en Occident, par des coastructioDs en bois, faciles à placer etâ déplacer, et dont le but était de faciliter te service des murailles et de protéger les combattants. Chez nous, on les nommait

hoards ^^K A ces additions postiches et utiles à ia défenses'en joignaient d'autres qui formaient des galeries de communication, couvertes ou découvertes, des planchers, des escaliers, etc., reliant, vers Tintérieur de ia ville ou du château, les tours et autres postes importants de ia place. En général, ces constructions secondaires, prévues lors de rétablissement des fortifications sohdes, peuvent se reconstituer par la pensée, en examinant sérieusement les consoles en pierre , les trous profonds établis à l'avance dans les murailles, pour servir à les remettre à leur place, lorsqu'en temps de guerre on songeait à les dresser comme un complément indispensable au système de fortifications.

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