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DEUXIÈME CATÉGORIE

NOTIGBS DE MONUMENTS OU RBNSEI6NEMENTS SUR DES D^GOUVERTES.

Le Comité des arts avait été chargé', lors de sa création , u de dresser un inventaire complet, un catalogue descriptif et raisonné de tous les monu* ments de tous les genres et de toutes les époques qui ont existé ou qui existent encore sur le sol de la France ^^\ » Afin d'atteindre ce but , il a adressé à ses correspondants une série de questions sur les antiquités gauloises, romaines et du moyen âge. La disposition de ces questions rend les réponses faciles pour chaque commune, en même temps quelle établit entre les renseignements fournis une uniformité très utile dans un travail de cette espèce. De la sorte, pourra s^ réaliser un jour cette pensée du Comité de dresser une carte archéologique de la France, oii les antiquités de toute nature seraient indiquées au moyen de signes conventionnels.

Beaucoup de correspondants ont répondu à lappel du Comité, qui possède déjà, pour un assez grand nombre de communes, les éléments de cette statistique générale des monuments de la France; mais il existe encore des lacunes considérables, et la section d'archéologie , en faisant un nouvel appel au zèle des correspondants, reproduit id le tableau des questions auxquelles elle les invite à répondre.

QUBSTIOIIS SUR LES ANTIQUITES (UULOISES , ROMAINILS ET DU MOTBN ÂGE ^*K

S 1. Monuments gaulois.

1 ^ Existe-t-il dans la commune des pierres ou roches consacrées par une superstition populaire ?

(*) Rapports <m Roi et pièces,

^> Voir leà divers cahiers d^instructiona publiés par le Ministère de rinstmdion puUiipie : Instraetions sur rarchitscturt antique gaUo-romaine, etc. — Instructions sur larckitecture du moyen âge; — Imtructions sur T architecture militaire. Voir aussi Y Iconographie chrétienne, par M. Diclron,

1 voL in-4*> et les Instructions sur ï architecture monastique an. moyen âge, par M. Albert Lenoir;

2 vol. in-A*.

a*" Sont-ce des roches adhérentes au sol ou plantées en terre de main d'homme ?

3° Ces roches sont-elles de même nature que les pierres du pays? £t, dans le cas contraire, de quel lieu et de quelle distance peut-on supposer qu elles aient été apportées ?

4^ Quel nom portent-elles dans le pays ?

5* Quel est leur nombre ?

6^ Quelle est leur hauteur? Quelle est leur largeur? Quelle est leur épaisseur ?

7^ Ces roches sont-elles disposées en cercles ?

8"* Posées en équilibre ?

9*" Groupées deux par deux, réunies par me troisième superposée transversalement, de manière à former, soit une espèce de table, soit une allée couverte ?

1 o" A-t-on remarqué des dessins sur ces pierres P

1 1** A-l-on fait des fouilles auprès d'elles?

1 2° Qu a-l-on trouvé ?

i3" Existe-t-il des monticules faits de main d'homme ?

1 4* Les a-t on fouillés ?

1 5" Qu'a-ton trouvé ?

1 6"" Existe-t-il des arbres ou des fontaines consacrés par des pratiques superstitieuses ?

1 7"" À quelle dislance de l'église ?

1 8"" Existe-t-il des souterrains et y a-t-on trouvé des sépultures ?

1 9* Y a-t-il des traditions qui s'y rattachent ?

20® Y a-t-il de vastes excavations en forme de cônes tronqués renversés, désignées dans quelques localités sous le nom de mardelles?

ai"" A-t-on trouvé des espèces de coins ou de hachettes en pierre siliceuse ou en métal ? Des pointes de flèche ou de lance ? Des instruments ou ornements de diverses sortes ? Des monnaies ? Des poteries ?

S 2. Monuments romains.

1** Trouve-t-on dans la commune quelques fragments d'une ancienne chaussée passant dans le pays pour une voie romaine, ou portant soit les noms de chemin de César, déchaussée Brunehaut, soit toute autre dénomi-

^~~ iiix sculpt^P

re des arcs, des traces

iJant la construction ,

lil, soit en coupant U'

[)t la barre de fsr placée

' chapiteaux? Sont-oe des iiillagesP Peut-on distinguer

s ou élevéesP sont-elles ornées?

liTS ou pattes?

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°" •" ouvertures?

"■ ~* reçus par des colonnes?

es intériearemeût par des meneaux en ' ' licales, contonmëes ou circulaires?

' ->ont-elles cintrées ou en (^ve? En petits

x^gei* Sont-elles peintes ou seulement blan- 1 sont-elles saillantes? Leurs nervures sont-elles c tui-mincnt-elles À- leur point de jonction par des jiiilantes? .' nouteous par des contreforts? Ces contreforts .iiurailles? En sont-ils éloignés et tes soutiennent-ils ils!' Sont-ils simples on ornés de sculptures? ^.iles. y a-t-il simplement un plafond on un lambris aps en bots correspondant aux chevrons? Les entraits ou ...'S apparentes? Sont«lles peintes, sculptées ou tout

i lie l'église sont-elles carrées, cintrées ou en ogive? Les

.['-■.s soutenues par un ou plusieurs rangs de colonnes? Entre

i il des figures? Que représentent les chapiteaux de ces co-.

jitcs n'ont-elles qu'une seule ouverture ou un pilier les

:>' milieu? Au-dessus de l'ouverture ou des deux ouvertures,

s-relief? Que représente-t-il? De quelle dimension sont tes

r-t-il des zodiaques le long des pieds-droits des portes?

i4^ Trouve-t-on des autels, des Iragments 'de marbre, desr inscriptiooff, des monnaies, des statues, des fûts de colonnes, des chapiteaux, des morceaux de sculpture, soit en pierre, soit en bronze P

1 S"" A-t-on trouvé , dans des lieux aujourd'hui non consacrés au culte , des cercueils en pierre, en plâtre, en terre cuite, placés isolément ou en groupes ? Quelle est leur direction et la nature de la pierre ? Qu*a-t-on trouvé dedans? Portent-ils des ornements, des figures ou des inscriptions? Paraissent-ils avoir déjà été fouillés ? A-t-on trouvé des urnes cinéraires en terre ou en verre ?

S 3. Monuments du moyen âge.

i"" Existe-t-il dans la commune une ou plusieurs églises? Quels sont les saints patrons sous Tinvocation desquels elles sont placées ?

2'' Entre- t-on immédiatement dans ces églises, ou extste-t-il un porche en dedans ou en dehors du portail ?

3"* Existe-t-il des chapelles isolées, des chapelles souterraines ou cryptes?

4"* Quelle est la dimension de chaque église? Quelle est sa longueur (dans œuvre)? Sa largeur {idem)?

5® Est-elle en forme de croix?

6"" L*église est-elle surmontée d*une ou de plusieurs tours? Sur quelle partie de Tédifice ces tours sont-elles placées? Quelleest leur forme? Sontelles rondes, carrées, octogones? Renferment-elles un escalier? De quelles formes sont les fenêtres ou autres ouvertures? Se terminent-elles par une plate-forme? Sont-elles surmontées d*un toit ou dune flèche? Ce toit ou cette flèche sont-ils en pierre ou en bois ? Recouverts en plomb , en ardoises ordinaires ou découpées, en tuiles ou en bardeaux?

7"" Au dehors le chœur se teimine-t-il carrément ou en hémicycle? Est-il entouré de chapelles? Ces chapeUes semblent-elles construites à la même époque que le chœur, ou bien ont-elles été ajoutées?

8*" Quel est le mode de construction, en grand ou petit appareil? Y reroarque-t-on des portions en petites pierres carrées (ordinairement en tuf), ou bien, de place en place, des assises de grandes briques plates?

g"" Y a-t-il , à Tintérieur, des piliers ou des colonnes? Combien y en at-il de rangs?

lo"" Les piliers sont-îls caiTés, cylindriques ou composés d'im faisceau de colonnes?

1 1** Ces piliers ou colonnes sont-iis ornés de chapiteaux sculptes?

1 a® Existe-t-il au-dessus des chapiteaux, à la naissance des arcs, des traces d*un chaînage provisoire destiné à retenir le pilier pendant la construction , et que Ton supprimait après Tachèvement du travail, soit en coupant la petite pièce de bois horizontale, soit en décrochant la barre de fer placée dans des anneaux?

1 3" Que représentent les sculptures de ces . chapiteaux? Sont-ce des hommes, des animaux, des broderies ou des feuillages? Peut-on distinguer à quelles plantes appartiennent ces feuillages?

1 te* Les bases des colonnes sont-elles plates ou élevées? sont^Ues ornées? Y a-t-il dans leurs angles des sortes de griffes ou pattes?

1 5* De quelle forme sont les fenétresP Se terminent-elles carrément , en cintre, en ogive ou en accolade?

1 6"* Quelle est la propoition de ces ouvertures?

1 7® Les arcs des fenêtres 8ont-41s reçus, par des colonnes?

1 S"" Les fenêtres sont-elles séparées intérieurement par des meneaux en pierre? Ces divisions sont-elles verticales , contournées ou circulaires?

19° Les voilÉtes de l'église sont-elles cintrées ou en ogive? En petits moellons de pierre ou en blocage? Sont-elles peintes ou seulement blanchies? Les arêtes des voûtes sont*elles saillantes? Leurs nervures sont-elles anguleuses ou arrondies ? Se terminent*elles ht leur point de jonction par des clefs ornées ou des clefs pendantes ?

20'' Les murs sont-ils soutenus par des contreforts? Ces contreforts sont-ils adhérents aux murailles? En sont-ils éloignés et les soutiennent-ils au moyen d*arcs-boutants? Sont-ils simples ou ornés de sculptures?

2 1"" Au lieu de voûtes, y a-t-il simplem^at un plafond oh un lambris appliqué sur des cerces en bois correspondant aux chevrons? Les entraits ou les poutres sont-elles apparentes? Sont-elles peintes, sculptées ou tout unies?

aa** Les portes de fégtise sont-elles carrées, cintrées ou en ogive? Les voussures sont-elles soutenues par un ou plusieurs rangs de colonnes? Entre les colonnes y a-t-il des figures? Que représentent les chapiteaux de ces co-. lonnes? Les portes n'ont-elles quune seule ouverture ou un pilier les divise-t-il par le milieu? Au-dessus de Touverture ou des deux ouvertures, y a-t-ii un bas-relief? Que représente-t-il? De quelle dimension sont les figures? Existe-t-il des zodiaques le long des pieds-droits des portes?

^y Le toit de fëglise est-ii piat ou aigu, recouvert en bardeaux, en tuiles, en ardoises ordinaires ou découpées, ou en plomb? Trouve-t-on, soit sur le comble , soit simplement sur quelque ancienne lucarne, des restes d'ornements en plomb moulés ou repoussés au marteau?

^k'' Quelle est la forme de la corniche ou couronnement? Quelle est celle des parapets ou galeries à jour placés au-dessus? La corniche est-elle portée par de petites pierres carrées ornées par des ligures ordinairement monstrueuses dliommes ou d*animaux, par de petites arcades ou par des espèces de consoles ou modillons?

L'assise placée au-dessous csl-elle décorée de trèfles, de quatre-feuilles ou d'autres ornements en creux? Gonsiste-t*elle simplement en un assemblage de moulures superposées, ou bien quelques-unes de ces moulures sont-elles décorées d'ornements sculptés?

aS"" Quel est l'ancien système d'écoulement des eaux? Existe- t-il des gargouilles ou dos tuyaux en pierre ou en plomb au droit de la corniche?

96' Les arcs^boutants sont-fls couronnés par un caniveau destiné à rejeter au dehors les eaux du grand comble?

27* Y a-t-il, soit dans Téglise, soit extérieurement, et particulièrement dans les voussures des portes, des statues en pierre?

28** Y a-t-il à l'intérieur, soit contre les murailles, soit au-dessus des autels, des retables en albâtre ou en bois, composés de statuettes peintes ou dorées, superposées les unes aux autres, et représentant des scènes de l'Écriture sainte?

29"* Les vitres sont-elles en verre blanc ou en verre coloré? Ydistinguet-on des personnages? Quelle est la grandeur de ces personnages? Se détachent-ils sur un fond composé d'ornements ou sur des fonds de paysage et d'architecture? Y a-t-il sur le vitrail des inscriptions en latin ou en français? Donnent-elles le nom du peintre et la date de l'exécution? Envoyer des copies de ces inscriptions.

30** Ces vitraux sont-ils composés de panneaux encastrés dans des armatures de fer composées de barres perpendiculaires les unes aux autres, ou formant des dessins variés?

3 1"* Trou^e-t-on des calendriers, des tables pascales, etc. , gravés sur les murs de la nef ou du chœur? Y a-t-il d'anciens cadrans solaires à l'extérieur, soit sur les murs de l'église, soit sur les contre forts?

3 a'' Si les murailles et les piliers sont recouverts de chaux ou de badi-

geon, ne peut-on pas soulever cet enduit dans quelques endroits, et ne retrouve-t-on pas sur la pierre des traces d'anciennes peintures? Est-il possible de reconnaître si ces traces appartiennent è des peintures exécutées par les procédés de la fresque ou autrement? Y trouve-t-on des restes d'anciennes incrusytations de verre, ou des pâtes saillantes?

33** Quelles formes affectent les fonts baptismaux? Sont-ils ornés de sculptures?

ZlC Les tables du chœur ou la chaire à prêcher sont-elles sculptées? En bois ou en pierre ?

35° Existe-t-il dans l'église ou dans les chapelles des restes de pavements en terre cuite émaillée ?

36° Trouve-t-on dans l'église de grandes dalles de pierre ou de marbre servant dépavé, et sur lesquelles sont tracées des figures d'hommes ou de femmes, d'ecclésiastiques ou de chevaliers? L'inscription qui doit entourer ces figures est-elle lisible? Peut-on la copier? La gravure est-elle remplie de mastic de diverses couleurs ou de plomb? Quels sont les sujets représentés?

37° Existe-t-il dans l'église d'autres sortes de tombeaux avec ou sans statues, avec ou sans inscription?

' 38* Â-t-il existé dans la commune une ancienne abbaye ou un ancien couvent? De quel ordre? Sous quelle invocation? Restc-t-il quelques fragments de bâtiments conventuels? Le cloître subsiste-t-il ?

Sg" Trouve-t-on dans les carrefours ou dans le cimetière des croix de pierre? Quelle est leur dimension? Sont-elles ornées de sculptures?

4o° S'il existe des chapelles isolées, sont-elles voisines de quelque fontaine fréquentée par les malades? S'y rapporte-t-il quelque légende? Y vat-on en pèlerinage? Ces pèlerinages ont-ils surtout lieu le jour ou la veille de la fête du saint? Quels usages locaux et cérémonial singulier y remarquet-on? Quel genre de malades s'y rendent particulièrement? Y trouve-t-on d'anciens ex-voto?

âi* Existe-t-il dans la commune un ancien château? Est-il fortifié, entouré de fossés? Est-il en ruines ou en bon état d'entretien, habité ou abandonné?

112"" S'il est fortifié, les tours sont-elles rondes, carrées, triangulaires ou d'autres formes? Sont-elles tronquées par le haut ou couronnées de créneaux? Avec ou sans mâchicoulis? Y a-l-il un donjon? Y a-t-il des sou- III. 44

tarUBIUI lATlOIAlt.

terrains? Y trouve-t-on de ces espèces de puits désignés sous le nom d'oubliettes m

AS"* De quelle forme et de quelle dimension sont les fenêtres? Sont-elles simples ou décorées?

à à"* A Tintérieur les cheminées sont-elles grandes ? Sont-elles ornées de sculptures en pierre, en marbre ou en bois? Les plafonds et les lambris sont-ils peints ou sculptés? Vâit-on sur les murailles des traces d'anciens blasons? Quels étaient les propriétaires avant 178g? Les vieillards de la commune savent-ils quelque tradition relative au château?

45° Existe-t-il dans la commune quelque autre maison ornée de peintures, de sculptures ou de décorations, soit en bois, soit en pierre? L*hôtel de ville est-il surmonté dun beffiroi?

/16'' Parmi les constructions rurales, telles que moulins, colombiers, granges, bei^eries.'etc, en est-il qui se fassent remarquer par leur architecture ?

47** Trouve-t-on sur le territoire de la commune des traces des anciennes fourches patibulaires?

àS^ Existe-t-il encore des bornes de délimitations seigneuriales accompagnées d'emblèmes? Des inscriptions de censives se sont-elles conservées sur des bâtiments?

kg"" Connaît-on l'existence, soit dans le château, soit dans Téglise, soit partout ailleurs, de quelque tableau, tapisserie, ancien meuble sculpté, titres ou archives, médailles, portraits de famille, reliquaires, ornements d autel, et de tous autres objets remontant à une époque plus ou moins reculée?

Indépendamment de ces rudiments d'une statistique archéologique générale, le Comité recommande l'exécution de statistiques locales plus restreintes dans leur objet, de même que celle des monographies de monuments. Il insiste surtout sur l'utilité de joindre aux unes et aux autres des dessins et des plans. Un dessin exact, lors même qu'il ne serait pas irréprochable au point de vue de l'art, fournira toujours des données utiles sur le monument qu'il retrace. Ces dessins devront, en outre, être en nombre suffisant pour faire connaître tous les détails intéressants. Ce nombre ne saurait être fixé à l'avance pour les statistiques. La monographie d'un

^*) L*on devra se tenir ea garde contre le préjuge populaire qai suppose presque sans restriction Texistence d*oubliettes dans toutes les constructions du moyen âge.

monument doit être , au moins , accompagnée d*un plan , d*une coupe ou d*une élévation.

L'échelle des dessins des statistiques a été fixée par le Comité à trois millimètres pour mètre, pour les plans et coupes, et à six millimètres pour les élévations et détails. Quant à f échelle des monographies, elle est nécessairement subordonnée à Fimportance du monument et au plus ou moins de délicatesse de ses détails.

Les monographies doivent, avant tout, offirir des descriptions matérielles. L'histoire du monument n'y occupera qu'une place secondaire et restreinte.

Noms d'artistes. — Les noms des artistes ne se rencontrent pas seulement dans les marchés et comptes de dépenses ; on les trouve encore sur les édifices. Souvent une inscription placée sur un monument, parfois môme dans un endroit peu en évidence» comme à Saint-Surin de Bordeaux, à Notre-Dame de Paris, à la cathédrale d'Amiens , etc. , indique la date d'une ^construction ou d'iine réparation, et fait connaître en même temps le nom de celui qui a dirigé les travaux. Les noms des peintres verriers sont fréquemment inscrits sur les verrières sorties de leurs ateliers, ainsi qu'on le voit à Rouen, à Auch, à Metz, etc. Quelquefois aussi, comme il arrive à Reims, à Niederhaslach , à Rouen, à Caudebec, etc., l'architecte d'une église y a reçu la sépulture, et son épitaphe mentionne les différentes parties du monument qu'il a fait bâtir.

Signes lapidaires. — Les**correspondants sont également invités à relever avec soin les signes lapidaires si multipliés et si variés qui se voient gravés sur les pierres des édifices. Parmi ces dessins, quelques-uns doivent être regardés comme des signes d'appareilleurs, comme des indications de la place que chaque pierre était appelée à occuper. D'aulres fois, ce ne sont que des marques d'ouvriers , espèces de signatures apposées par un tailleur de pierres pour distinguer son œuvre de celle de son compagnon d'atelier ^^). Quoiqu'il en soit, les marques de construction que portent les matériaux méritent également d'être étudiées sous ces deux points de vue. Elles peuvent servir à déterminer la date probable de telle ou telle partie d'un édifice, de même que les rapprochements qu'elles permettront d'établir entre des types iden-

(*) Voir Bulletin archéologique, 1. 1, p. i4i et t. V, p. aai.

tiques employés dans des contrées très diverses et séparées par de grands intervalles, fourniront souvent la matière d*Qtiles inductions.

On trouvera aussi dans quelques monuments, soit sur le pavé, soit le long des murs, des profils de moulures, des épures de parties diverses de rédifice. Ces dessins d^architecture se recommandent au même titre que les plans manuscrits conservés dans les bibliothèques ou dépôts d'archives.

Inscriptions. — Une des publications les plus importantes que prépare le Comité est celle d'un recueil des inscriptions trouvées sur le soi de la Gaule. Le travail préparatoire qui a pour objet de rassembler les inscriptions rentre plus particulièrement dans les attributions de la section d'archéologie; c*est donc à celle-ci à donner aux correspondants les instructions qui leur sont nécessaires pour pouvoir concourir efficacement à la composition de cette grande collection.

Le recueil des inscriptions de la Gaule ne doit comprendre, en principe, que les inscriptions relevées sur le territoire de la Gaule ancienne. Néanmoins il ne faudra pas que les correspondants placés sur les limites des contrées qui y confinaient se conforment trop rigoureusement à cette prescription.

Le recueil des inscriptions admettra trois divisions principales :

La première comprendra les inscriptions de la période romaine;

La deuxième s'étendra depuis rétablissement de la monarchie des Francs jusquà Tan i3a8, date de Tavènement de Philippe de Valois;

La troisième, depuis iSaS jusqu'à la fin du xvi' siècle, en la réduisant aux inscriptions qui offrent un intérêt archéologique, ou qui fournissent un renseignement historique.

Les correspondants sont invités à commencer de préférence par les in« scriptions de la période romaine, et à choisir avant tout parmi ces inscriptions celles qui courent risque de s'altérer. Au reste, ils feront toujours une chose utile en prenant des estampages de toutes les inscriptions, de celles même qui ne devraient pas trouver place dans le recueil.

Les lettres d'envoi qui accompagneront les estampages devront contenir les indications suivantes: l'emplacement primitif de l'inscription, s'il est conn.u; le lieu oh elle est déposée; la matière sur laquelle elle est gravée; les dimensions de cette matière en mètres et subdivisions du mètre. Les correspondants sont priés , en outre , d'ajouter les renseignements qu'ils

croiraient utile de faire connaître , notamment la mention des ouvrages dans lesquels chaque inscription aurait été publiée.

Il se présente quelques circonstances dans lesquelles il est à peu près impossible de prendre des estampages, et où les inscriptions peuvent cependant être facilement lues; c*est ce qui arrive, par exemple, lorsque les inscriptions sont gravées sur du granit ou sur des pierres très frustes. Les correspondants auront donc à joindre des transcriptions aux estampages qu'ils adresseront. Ils sont invités k consigner ces transcriptions sur autant de feuilles de papier séparées qu il y aura d'inscriptions; à les tracer en lettres semblables à celles de l'inscription; à figurer les abréviations, sans compléteras syllabes ou les mots; à n'ajouter aucun signe de ponctuation; en un mot, à reproduire ce qui existe sur l'inscription même, sauf à mettre en note les explications quils jugeraient nécessaires. Il sera utile aussi qu'ils reproduisent» dans des dessins exacts, les figures, symboles ou ornements qui se rapporteraient au texte de Tinscription et pourraient en faciliter l'intelligence.

Les inscriptions seront publiées dans le recueil avec les noms des correspondants.

Les procédés de moulage sont très multipliés. Les plus usités sont l'estampage au frottis et festampage foulé. Le moidage, soit avec la terre glaise» soit au moyen de plâtre, doit être évité autant que possible, car il écaille la pierre, émousse les ciselures et cause un dommage irréparable aux monuments.

Estampage au frottis. — Ce procédé consiste à étendre sur l'inscription des feuilles de papier fin , bien collé , pour que ce papier puisse résister, tout en pénétrant dans les creux. On frotte le papier ainsi étendu avec un tampon de vieux feutre, ou de cuir imprégné légèrement ou simplement sali de mine de plomb très-peu huilée. Les parties saillantes se noircissent au frottement du tampon et les parties creuses restent blanches.

Ce mode d'estampage lui-même est regardé comme dangereux par quelques personnes, en raison de l'huile qu'on y emploie et qui altère plus ou moins la pierre. Un perfectionnement qui y a été apporté n'oflre pas le même danger. On étend sur la pierre gravée du papier quelconque, collé ou non, mince ou épais, résistant ou flexible. On passe ensuite sur le papier un tampon de cuir blanc, non chargé de mine de plomb; le tampon

estampe ie papier et le fait entrer dans les creux. Après cette opération, on charge un tampon noir d*une petite couche de mine de plomb, dont on fait une pâte assez ferme avec un peu d'huile , et on le promène également sur toute la surface du papier. Les parties creuses, les entailles, restent en blanc puisque le papier sy est enfoncé et que le tampon passe pardessus ; mais le reste se teint en noir. Si les inscriptions sont en relief, ce sont les dessins qui se teignent en noir sur un fond blanc. Il sera bon , toutefois , si Ton se sert de papier épais et résistant , de l'humecter légère^ ment avec Téponge, afin de le faire mieux pénétrer dans les creux; la mine de plomb s^attache, en outre, plus fortement au papier humide^^).

Mais l'estampage foulé est peut-être le plus simple et le plus commode encore à mettre en usage. Les résultats qu on en obtient sont d ailleurs des plus satisfaisants. Voici comment on procède :

Estampage fofdé. — Pour estamper parce procédé les inscriptions gravées en creux ou en relief, on devra se pourvoir : i^ dune éponge ou tampon; a° d'une brosse douce.

Le papier doit être épais , s'il s'agit d'estamper des caractères profondément gravés. Habituellement le papier ordinaire d'impression suffît. Dans quelques cas, enfin, on pourra se servir de papier végétal double ou triple, selon la profondeur des empreintes que porte la pierre ; mais en général, il faut éviter l'usage du papier collé, qui s'imbibe lentement, et dont le retrait élargit considérablement les formes dont il doit conserver l'image.

Le papier que l'on veut employer peut être mouillé au recto et au verso, jusqu'à ce que l'humidité ait péifétré dans l'intérieur ; alors on passera l'éponge sur la face qui recevra l'empreinte. Il peut suffire de mouiller le papier par le côté qui ne doit pas être appliqué sur la pierre.

Avant d'appliquer le papier sur l'inscription , on la nettoiera avec un grand soin, afin d'enlever la terre, le sable ou toute autre matière qui pourrait en empâter la surface ou souvent quelques détails. Ceci fait, i"* on étendra la feuille de papier mouillée, pour qu'elle ne fonne ni pli ni boursouflure sur l'objet que Ton doit mouler; a"" on frappera d'abord avec l'éponge ou le tampon, puis, s il est nécessaire. Une seconde fois avec la brosse, droit et régulièrement, en commençant par fangle gauche du bord supérieur, en suivant la même ligne horizontale , et en descendant graduellement de la même

^*) On peut, it défaut de mine de plomb, employer la pierre noire, la brique pilée, etc.

manière, de façon à chasser devant soi, vers le bas, les globules d'air et lexcëdent dliumidité qui pourraient se trouver entre le papier et la surface dont on veut avoir une empreinte exacte. Si, dans cette opération de frappage, qui doit être exécutée sans délai, la feuille de papier, appliquée sur un plan vertical, venait à se détacher, il faudrait recommencer avec ce même papier, qui, mouillé de nouveau, et déjà réduit en une espèce de pâte par le premier frappage , n'en sera que plus propre à remplir l'emploi auquel il est destiné.

L'empreinte , bien séchée sur l'original (s*il se peut) , peut être ensuite roulée et transportée facilement et sans éprouver aucune altération, si l'on a le soin de la garantir du mouillage. On peut aussi passer dans le creux des lettres un trait de crayon rouge ou noir, pourvu que cette opération ne soit pas faite sur le monument même, qu'elle pourrait détériorer.

On n'oubliera pas d'imbiber longuement et largement les corps qui absorbent rapidement l'humidité, tels que les calcaires, la terre cuite, le stuc, etc. La même précaution doit être prise pour les surfaces échauffées par le soleil.

Quand le monument offrira de trop grandes dimensions pour être couvert par une feuille de papier, on pourra l'estamper en deux ou trois bandes, soit horizontales, soit verticales, en ayant soin que dans cette division aucune ligne, aucune lettre, n'échappe à l'opération de l'estampage.

Si pendant qu'on mouille avec l'éponge ou qu'on frappe avec la brosse , le papier se crève, on peut mettre une pièce sur la partie ouverte; on mouille la pièce jusqu'à ce qu'elle fasse pâte avec la feuille entière et s'y soude. Elle adhère en séchant et fait un tout avec la pièce lorsqu'on la retire.

Pierres tamalaires. — Le moulage par l'un ou par l'autre procédé devra aussi être employé à relever un genre de monument qui forme une catégorie à part dans les inscriptions lapidaires. Ce sont les pierres tombales , dont un si grand nombre sert encore aujourd'hui à daller le sol de nos é^ses. Généralement elles offrent une représentation du défunt, encadrée dans une légende. Celle-ci fait connaître le personnage , ses titres , etc. ; le dessin fournit des données pour l'histoire des costumes, indique les insignes propres aux diverses professions. Le Comité saura gré aux correspondants toutes les fois qu ils enverront des empreintes de ces tombes. 11 les engage

même, lorsqu'ils en auront la possibilité, à faire déplacer dans ce but les pierres tumulaires qui auraient été retournées pour être employées à un usage quelconque.

Enfin, il est bon de faire remarquer, en terminant ce qui regarde les inscriptions, qu'un certain nombre de ces monuments dont les originaux ont disparu , se trouvent mentionnés dans des recueils manuscrits. Dans le cas même de la conservation de l'inscription originale, souvent la dégradation de la pierre rend la lecture difficile. Le texte conservé par le manuscrit vient encore en aide dans cette circonstance. De toute façon , l'indication des recueils manuscrits d'inscriptions sera un fait important à noter.

Vêtements et meubles ecclésiastùjues, — Le Comité des arts s'était occupé de recueillir tous les renseignements qu'il pourrait se procurer sur les ornements ecclésiastiques et ï ameublement des égUses, afin d'en faire l'objet de publications spéciales ^^). La section d'archéologie, reprenant ce projet, résume de nouveau, dans les demandes suivantes, les points principaux sur lesquels elle désire être éclairée.

QUBSTIOHS RELATIVES AUX MONUMENTS EGGLéSUSTIQUES ET k L*AMBUBLBMENT DBS ÉGLISES.

1° Elxiste-t-i] dans la commune des vêtements ecclésiastiques anciens, tels que cbasubles, chapes, dalmatiques, aubes, ceintures, manipules, etc.?

2"* S'est-il conservé quelques insignes des dignités ecclésiastiques, des étoles, des mitres, des anneaux, des gants à plaques gravées ou émaillées, des agrafes, des boutons de chape, des crosses abbatiales ou épiscopales, des bâtons de chantre, des chaussures à l'usage des évêques, des chapeaux de cardinaux, comme on en voyait suspendus dans les églises, en mémoire de prélats qui avaient fait partie du sacré collège ?

3° De quel tissu sont formées les étoffes ?

li"" Les étoffes paraissent-elles de fabrication nationale ou étrangère?

S"" Ât-on quelques données précises, ou au moins quelques traditions sur les fabriques d'où ces étoffes seraient sorties, et sur les artistes qui auraient concouru à leur confection ?

6"* Le tissu présente-t-il des inscriptions ou de simples marques? Dans le cas où des caractères y seraient tracés, peut-on leur trouver un sens, ou

Bulletin archiologUfue , t. IV, p 476.

doit-on les considérer comme des imitations de caractères figurés sur des étoiles d origine-étrangère ?

7* Quels sont la forme, la coupe, le mode d'assemblage, la couleur de chacune des parties des anciens vêtements sacerdotaux? Sont-elles enrichies d'orfrois ou accompagnées de plages ?

8* Trouve-t-on dans quelques églises des nappes et des parements d'au» tels, des voiles de calice, des pales, des corporaux, des bourses d'origine ancienne, des courtines et des tapisseries destinées à la clôture du sanctuaire ou h la décoration des murailles pour les jours de grandes solennités ? Sait-on quelles étaient les couleurs affectées aux différentes fêtes et cérémonies et depuis quelle époque cette distinction est en usage dans le pays?

9^ Les vêlements ecclésiastiques conservés passent-ils pour avoir appartenu à quelque personnage célèbre? Sont-ils Tobjet d*une vénération particulière? Le clergé s*en sert-il habituellement, ou les réserve-t-il pour quelques fêtes patronales?

1 o'' Ces vêtements sont-ils simples ou ornés? Les ornements font-ils partie intégrante de l'étoffe, ou sont-ils seulement appliqués? En quoi consistentils? Sont-ce des feuillages, des animaux, des figures humaines? Offrent-ils un sens symbolique facile à saisir ?

11* Les règles de l'iconographie sacrée ont-elles été suivies dans la disposition des personnages figurés et dans leurs attributs?

1 a* A-t-on connaissance d'étoffes anciennes découvertes dans des tombeaux , ou employées dans les châsses comme enveloppes de reliques?

1 3* Existe-t-il des compagnies qui fassent usage d'un costume et d'insignes particuliers? A quelle époque ont-ils été empruntés?

1 li'' Se sert-on , dans les processions ou dans quelque autre cérémonie , de vêtements , de costumes ou même de masques et de mannequins pour représeoter des personnages de l'Ancien ou du Nouveau Testament?

1 5* Quelques églises sont-elles demeurées en possession de vêtements ou de linges considérés comme des reliques, en raison des personnages auxquels ils auraient appartenu? Les fait-on toucher aux malades etleurattribue-t-on quelque vertu miraculeuse ?

1 ô"" Est-il resté quelques débris des objets autrefois employés à la décoration des autels, et particulièrement de ceux qui servaient à la célébration du sacrifice eucharistique?

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ly"" De quelle matière et de quelle forme sont les calices, les burettes, les plateaux, les aiguières, les patènes, les ostensoirs, les ciboires anciens? Quel en est le système d'ornementation?

1 S"" Y a-t-il, dans l'ancien mobilier de l'église, des croix, des chandeliers, des candélabres, des lampes, des couronnes de lumière, des autels portatifs , des pierres sacrées enchâssées et conservées à part , des tabernacles , des reliquaires spécialement destinés A la parure de l'autel, des plaques historiées qui auraient été employées à la décoration du devant de l'hôtel ou du retable? Conserve-t-on des châsses importantes? Sont-elles l'objet d'exposition , d*ostension ou de processions remarquables ?

1 9* Gonnait-on des crosses ou des colombes employées à la suspense du saint Sacrement; des pyxides pour les hosties consacrées ou pour les saintes huiles; des appareils ou des vases autrefois en usage pour la communion sous les deux espèces ; des fers pour la confection des pains d'autel ; des paix, des clochettes, des flabeilums, des navettes, des encensoirs? Peut*on citer des exemples anciens de cartons d'autel et de pupitres pour la pose du missel?

ao"* S'est-il conservé des meubles en bois ou en fer employés au moyen âge dans les cérémonies funèbres , soit à porter les cercueils , soit à les entourer de lumières ?

21"* Reste-t-il d'anciennes cloches avec ou sans inscriptions ? Envoyer des estampages de ces inscriptions.

a a"* Conserve-t-on des crécelles ou des symandres destinées à remplacer les cloches pendant la semaine sainte?

23* S'est-il conservé dans l'usage des expressions particulières pour exprimer les costumes, vases et ornements ecclésiastiques, etc.?

26'' A défaut d'objets conservés en nature, pourrait-on relever dans les inventaires des anciens trésors quelque description précise et complète de costumes ou d'ustensiles sacrés, remarquables par leur forme et parleur antiquité?

Enfin la section adresse encore aux correspondants une dernière série de questions relatives aux attributs des saints.

ATl'RIBUTS DES SAIXT8

i"" Quels sont les saints représentés dans le pays avec des attributs caractéristiques ?

^"^ Quels sont ces attributs? Quelle est la plus ancienne époque où fon trouve des exemples de chacun d'eux? Ne sont-ils pas quelquefois isolés et indépendants de la représentation du saint?

3"* Quels sont les saints invoqués actuellement dans le pays ou qui Tétaient autrefois pour un objet spécial , tel que les maladies et les diverses nécessités des fidèles?

à"* Quelle est la forme du culte que Ton rend aux saints? Quel est le jour de leur fête?

5"* Quels sont les lieux et les monuments où ce culte leur est rendu ? Quels en sont le rite et les pratiques ? Quelle est la forme des pèlerinages ? Quelles sont les traditions populaires qui s y rattachent?

6** Quels sont les saints particuliers du pays? En sont-ils originaires?

7'' Quels sont leurs noms en latin, en français et dans la langue ou patois du pays?

S"" Quels sont les patrons des églises, des diocèses» des villes, des confréries , des corporations d art , des corps de métier ou d*états ?

9"* Existe-t-il dans le pays des objets entourés d'une vénération particulière et donnant lieu à des pratiques religieuses ou superstitieuses ?

Après avoir indiqué les points principaux sur lesquels elle fait porter ses recherches, la section d archéologie ajoute qu'elle accueillera avec empressement les communications de toute nature qui lui parviendront sur les matières de sa compétence : plans et anciens poartraicts de ville ^archéologie navale, céramique, description de pavés peints ou émaiiiés, de mosaïques, de vitraux, de peintures murales, etc.; en un mot, tout ce qui intéresse à un degré quelconque Tbistoire des arts est du ressort de la section d'archéologie.

Chaque fois que des découvertes auront lieu dans leur voisinage, les correspondants sont invités à en informer aussitôt le Comité. Lorsqu'il s'agira

^') On entend par atlribat un objet matériel quelconque , placé ordinairement près d*un saint ou porté par lui. On peut étendre la signiGcation de l'attribut i rattitude, aux Yétements, à la cbevdure, à la barbe, en un mot à tous les caractères que Ion peut regarder comme distinctifs.

de médailles ou de monnaies, ils en indiqueront le nombre et constateront la proportion dans laquelle se sont rencontrés les divers types. En décrivant les pièces, ils feront connaître le poids de chacune, leur matière, leur degré d'user; ils noteront soigneusement les additions de lettres, de chiffres, de symboles qui distinguent les diverses variétés. Cette attention à tenir compte des détails les plus insignifiants en apparence peut souvent conduire à fixer des doutes, à déterminer des dates, etc.

En attendant la publication des instructions générales sur la numismatique que prépare M. le marquis de la Grange, les correspondants trouveront dans la liste ci-jointe Tindication des principaux ouvrages de numismatique qui pourront les aider à reconnaître la nature des monuments monétaires qui arriveront à leur connaissance.

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