‹ Le commerce au dix-neuvième siècleChapitre 22 sur 87 · À la faveur de circonstances extraordinaires , l’ex · texte numérisé non relu

À la faveur de circonstances extraordinaires , l’ex

portation américaine est même parvenue à son maximum en 25 à 3o ans. Elle doubla dans les dix premières années qui suivirent la reconnaissance de l’indépendance ; elle tripla, par les dépouilles du commerce français , au commencement de la révolution; la guerre maritime, qui lui donna l’approvisionnement de nos ports et de nos colonies , la fit sextupler. En 1801 , elle devint , par 1 ouverture de toutes les communications, décuple du montant de .784 ; elle s’accrut encore en 1806 et 1807 , par la navigation sous pavillon neutre , et s’éleva jusqu h 567 millions de francs.

5.» La valeur des exportations américaines a diminue selon les chances que lui ont opposées , en Europe , la vuerre et la politique. Elle fut réduite au quart par le blocus et la prise des colonies françaises en 1808 et 1809 , et par l’exécution des ordres en conseil elle éprouva en , 81 2 et 181 3 une influence presqu’également funeste. En 1814, le bouleversement des contrées, qu approvr sionne 1« commerce des États-Unis, la fit descendre jus qu’à 35 millions de francs, c’est-à-dire à la meme valeur qu’en i774- La 1«« Ia releTa e“ l8‘5 5

nouveaux débouchés l’étendirent progressivement pendant les années suivantes ; elle était , en 1818 , la meme qu’à l’époque de prospérité dont la paix d’Amiens donna la promesse ; mais elle a diminué dans ces cinq dernières années , soit parce quelle a subi l’influence de la concurrence des Iles Britanniques et de la France , soit parce que l’extension du territoire et de la population tourne vers le commerce intérieur une partie des capitaux employés jusqu’ici dans le commerce étranger.

4-° En 1822 , l’exportation américaine avait dix à onze fois la valeur à laquelle elle s’élevait il y a un demisiècle ; six fois celle qu’elle atteignit en 1784, après le traité de Paris ; moitié celle que lui donna l’héritage du commerce français; la même valeur qu’elle eut en 1796, 1810 et 181 1 , et une valeur inférieure d’un quart à son élévation en 1818, et d’un tiers à celle qu’elle atteignit en 1807.

5. ° Comparée à l’importation, l’exportation des États- Unis est peut-être celle de toutes les puissances maritimes qui offre le plus de variations; tantôt favorable, tantôt contraire, elle a changé douze à quinze fois en un demi-siècle ; elle offre le singulier spectacle de l’activité d’un peuple luttant contre la nécessité inexorable de fournir à ses besoins, qui absorbent tous ses bénéfices.

6. * La balance contre les Etats-Unis a eu lieu en 1 774» 1784, 1792, 1794 et les deux années suivantes; 1798 et lé!s deux années suivantes; 1802. et les trois années suivantes. On présume qu’elle a souvent été ainsi depuis cette dernière époque.

7.0 Elle n’a été favorable que pendant cinq années sur dix-huit ; son terme le plus avantageux eut lieu en 1 797 » Ie bénéfice de l’exportation fut alors du onzième de sa valeur. C’est en 1804 que son désavantage fut le plus grand ; il monta à 1 1 millions ; cependant il ne fut que du trente-huitième de l’exportation totale.

8.° En 1821, l’exportation l’a emporté sur l’importation de 12 millions defr. ou d’environ le vingt-huitième; elle était conséquemment plus avantageuse aux États- Unis, qu’elle ne l’était lors même que sa valeur était

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beaucoup plus grande, comme en i8o4et i8o5, püisqu’à ces époques les achats que la population faisait à l’étranger, pour sa consommation , excédaient en valeur les productions indigènes quelle livrait à l’exportation ; mais en 1822 , ce succès ne s’est pas soutenu et la balance contre le commerce américain a monté à près de 56 millions et demi de francs.

9.0 Get état de choses a persisté pendant les deux dernières années ; les documens récens faisant connaître que l’exportation américaine a été, en 1823, d’une valeur de 74>699’00° dollars et de 75,986,000, en 1824? avec une balance défavorable de i5 millions de francs, la première année., et de près de 24 pendant la seconde.

4.0 État comparatif de la prospérité actuelle du commerce d’ Exportation des principales puissances maritimes.

Les données numériques que nous avons rassemblées dans les trois sections précédentes , nous conduisent à la connaissance positive de 1 état actuel du commerce d exportation des principales puissances maritimes , et permettent de déterminer quels effets exerce , sur chacune d’elles , l’ensemble plus ou moins parfait des conditions nécessaires de la prospérité de ce commerce.

La Grande - Bretagne reçoit annuellement, d’après les termes moyens des dernières années de 1 état de paix .

SUR LE CO MMERCE. 1 l5

. De produit?. Francs.

i.° De sou industrie , pour 3, 568, 000,000 .

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