D’une importation étrangère 3i
Valeur du commerce extérieur , formé
de l’exportation et de l’importation. . 786,991,000
Montant total du commerce des États-
Unis, tant intérieur qu’extérieur. . . .3, 683, 000, 000
Les termes différons qu’on vient d’établir permettent d’apprécier le commerce d’exportation des États-Unis.
Les produits de l’industrie américaine , exportés an-
120 RECHERCHES statistiques
nueîiement n’excédent pas un 70.® de îa production, si l’on élève celle-ci au montant approximatif , admis par les économistes des États-Unis , et qui comprend pour 100 millions environ d’articles douteux. L’exportation des produits naturels monte du 6.e au 7.® de leur valeur totale.
L’ensemble des produits du sol et de l’industrie exportés annuellement , s’élève d’après les bases fournies par les documens les plus récens , au - delà de la dixième partie de la production agricole et industrielle.
L’exportation éprouve, dans sa valeur comparée à celle de l’importation , des fluctuations, qui font pencher la balance, tantôt vers l’une, et tantôt vers l’autre.
Francs.
En 182 i,la valeur des objets exptes , fut de 341,108,000
Celle des objets importés de 328,571,000
La balance fut pour les États-Unis , de. . . 12,537,000
Mais, en 1822 , l’exportation a été de. . . 378,993,000
L’importation s’est élevée à 4^7,01 5, 000
La perte a donc monté à 58, 022, 000
Si l’on récapitule les trois paragraphes, où nous venons de tracer l’esquisse du commerce des trois grandes puissances maritimes , on arrive aux termes suivans , qui en présentent la comparaison.
Grande Bretagne. France. Etats-Unis.
Commerce intérieur. 8,601,800,000 6/176,160,000 2,493,000,000
— extérieur..., 1,894,275,000 847,45o,ooo 786,991,000
Totaux 10,496,076,000 7,323,610,000 3,279,991,000
Les exportations de ces grandes puissances commerciales sont composées , ainsi qu’il suit :
Grande Bretagne. France. États-Unis.
Produits naturels indigènes. 75,725,000 i49,o5o,ooo 248,g55,ooo
— industriels indigènes. . 8io,85o,ooo 260,000,000 i3,o36,ooo
etrangers . 253,875,000 52,ooo,ooo i42,00Oj000
Totaux i,i4o,45o,ooo 46i,o5o,ooo 4o3,9gi,ooo
Ces tableaux , dont les élémens sont tirés des documens officiels , ou des informations les plus authentiques , établissent les termes d’une comparaison curieuse entre les trois grandes puissances commerciales du monde civilisé.
D’après les bases qu’ils fournissent , le commerce intérieur delà France , formé de-la consommation de la population et de celle des manufactures , est inférieur à celui de la Grande-Bretagne du quart de ce dernier, ou environ deux milliards. Il équivaut à deux fois et demie celui des États-Unis.
Comparé à la population de chacun de ces empires , il est à raison de 690 fr. par individu , dans les Iles Britanniques , de 249 fr. , aux États-Unis , et de 216 fr. en France.
Le commerce extérieur , qui se compose de l’importation et de l’exportation , présente les rapports comparatifs ci-après :
Le nôtre est inférieur à celui de l’Angleterre, d’un milliard, ou davantage, et il s’en faut de 100 millions, qu il n en atteigne la moitié. — Il est supérieur à celui des États-Unis de 60 millions, c’est-à-dire du i3.e de la masse de ce dernier.
Comparé à la population , le commerce extérieur est pour chaque individu, à raison de 86 fr. dans les Iles- Britanniques, de 28 à 00 fr. en France, et d’environ 78 aux États-Unis.
La masse totale des transactions du commerce français, tant intérieur qu’extérieur , est inférieure à celle du commerce de l’Angleterre , du tiers de la valeur de ce dernier. Elle excède de beaucoup plus de moitié celui des États- Unis.
L’exportation , qu’on peut regarder comme offrant dans sa valeur, le terme normal de la prospérité commerciale de chaque état , présente les résultats compara tifs que nous allons énoncer brièvement.
Nos produits naturels exportés valent moitié plus que ceux des Iles-Britanniques ; ils sont seulement dans le rapport de 3 à 5 , avec ceux des États-Unis , qui sont singulièrement augmentés par l’immense produit des forêts , des pêcheries et surtout des cultures coloniales , propres aux états méridionaux de l’Union.
Nos produits industriels exportés ne valent pas , à 5o millions près , le tiers de ceux de l’Angleterre. Ils égalent ao fois ceux des États-Unis.
Notre plus grande infériorité existe dans le commerce d’entrepôt et de réexportation. Cette branche importante est 5 à 6 fois plus considérable dans les Iles-Britanniques qu’en France ; elle est triple de la nôtre , dans la masse du commerce américain.
L’exportation des produits indigènes , qui donne la mesure de la prospérité agricole et industrielle de chaque peuple , s’élève , d’après des termes moyens , aux valeurs ci-après énoncées :
Grande-Bretagne.
France. . , . .
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