Les Pays-Bas
' Dans le bouleversement que pendant un demi-siècle , les révolutions , la guerre et les traités ont fait éprouver aux colonies européennes^les puissances secondaires n'ont point échappé aux désastres qui ébranlèrent les plus grands empires. La Hollande a recouvré, à la paix de i8i4 » Surinam , Java y Sumatra et les Moluques ; mais elle a perdu Ceylan et le Cap de Bonne- Espérance , que l'Angleterre s'était appropriés dès 1 802, et une partie de la Guyane hollandaise , qu'elle a cédée à la même puissance. Les possessions qui lui restent donnent lieu au commerce de production , de consommation et d'entrepôt » dont voici les termes établis approximativement, d'après des documens récens et les évaluations de Golquhoun, VanSeven-Hoven, M. de Camper , etc.
Expoit. de la Import, dans la
Métropole. Métropole.
Surinam. ............. 10,000,000 fr. . • 19,875,000 fr.
Curaçao 3,960,000 3oo,ooo
St.-Eusiache. . • 5o,ooo 3o,ooo
Java ......,•.. i2,5oo,ooo 26,000,000 ,
Sumatra (Palembang).. 600,000 4oo,coo
Jiloluguefi » 10,000,000 Retenu el bénéfice
* sur la vente des
épiceries.
Com. col. des Pays-Bas. 27,000,000 fr. .. 65, 606,000 fr.
Les colonies 9 que la Grande-Bretagne a enlevées aux Pays-Bas , ont sous la domination de leurs nouveaux
sua LB COMMERCE. sGq
maîtres, uû commerce estimé approximativement ainsi qu*il suit :
Exporutlons. Importatioiu.
Ccylan » 35,ooo,ooo fr. . . . . 37,5oo,oou fr.
Cap de Bonne-Espérance 6,890,000 1 ,980,000
Déincrari el Esséqaibo. 8, 1 65,ooo 26,0000,000
Berblce 260,000 6,000,000
Perle cla comm. col. des Pays-Bas. . 39,806,000 iV* . . . • 70,460,000 fr*
D'après ces données , dont on ne peut garantir Texactitude attendu le défaut de documens authentiques émanés directement du gouyernement des Pays-Bas » la situation du commerce colonial de ce royaume semble être ainsi qu'il suit : L'exportation des ports de la métropole est de 8^7 millions; les retours sont de 55 ou plus du double; mais ils comprennent le revenu en numéraire et les bénéfices que les Hollandais tirent des Moluques et des îles de la Sonde. Si Ton considère ces valeurs , moins comme une balance commerciale que comme des tributs levés sur des provinces sub juguées» l'importation réduite à un taux analogue à celui de l'exportation , forme , en la réunissant avec^elle une masse de commerce de 54 millions; c'est beaucoup plus qu'il ne reste au Portugal et même à l'Es^ ' pagne.
Les colonies perdues depuis 25 ans par la Hollande , lui donnaient une exportation de 4o millions » et une in^ portation de 70. Si l'on réduit cette dernière somme de 10 millions , pour l'accroissement de valeur que Démérari a reçu des planteurs anglais » depuis qu'ils en sont en possession , il faut encore reconnaître que le c(»mmerce color niai de la Hollande s'élevait , avant ses désastres , à plue
de 1 5o millions d'importation et d'exportation , non compris 5o millions de revenu. Ainsi ^ les pertes qu'il a éprouvées depuis le commencement de ce siècle > équivalent approximativement aux deux tiers de son ancienne valeur, proportion qui est semblable à celle des pertes de la France.