‹ Le commerce au dix-neuvième siècle: état actuel de ses transactions dans lesChapitre 5 sur 66 · I.SS motehs d*agcro1tbb et de consolidée sa pbospéeité · texte numérisé non relu

I.SS motehs d*agcro1tbb et de consolidée sa pbospéeité

JjES sciences atteignent leurs plus hautes destinées,, quand, suspendant laTechercl^e des théories abstraites et spéculatiTes , celles se servent de la puissance de leurs moyens d'investigation , pour résoudre les questions qui importent ^\a^ intérêts de la patrie « au. j>erfectionnement de Tétat social ,^t au bonheur d^.l'e^pèic^ l^un^aine« Elles toucheraient à^Gectr^pfe jbut^ ^N P^^ I^urs efforts ^ le com^ meroe i^andissait sa^Doejpérité; car Tagri^ultjuire^et Find«stfië développeraieojt bientôlj^ en partageant s^9 succès ^ les ressourcea précieuses da sol ^ TO&te. et fertile de 1^ France» de swheurQuas^cliuMi.^ io'^^P^pjils^tiop^noiiç^^ brëiMe> activi^. .^ poussante ;i .^ ;ftpfçiéi^ jacquerrait les moy^^ d'extirp9rf:)'igiiora|ice^»;,)f) mi^re.^ le cirûneî ^t le bien*-ètre de Thooime:» ;ifmt,4& sec; utiles travfiiii;^ rendrait les veHiu plus filq4e».elf.le )K>nbeur4oi»^fgpQ m6ins.raiîe€*}ârtduiJabWi; ^ jf rn.i . ;,i : . .,,;..,,:.,':,. Ma» quels dons «fo k. n((tur^ , 4^Ji'él|^ pt 4|i rexpéT,

2 RECfiBRCHES STATISTIQUE»

rience ne faudrait-il pas pour explorer la source qui promet de répandre tant de bienfaits ? Quelle entreprise peut trouver pliis d'<Astacles^que celle de découvrir ses ramifications innombrables , de les faire connaître et d'indiquer quels avantages il est possible d'en obtenir? Est-il une tâche plus Vaste et plus importante ? Le commerce embrassé le moudèrles'coiitrées les plus éloignées l'enrichissent de leurs tributs; il marche avec h civilisation: a s'appuie sur les mstitutions politiques; il favorise l'accroissement de la population et en devient la nécessité. Il développe le génie industriel des peuples; il protège l'agriculture; il en multiplie les produits; il met à profit les ressources du sol et du climat; il donne paissance à la navigation; il 'fait Cï^er des colonies et change des forêts înextricableà' en îcohli^es TëHiles . et des rochers arides en cités floriisantcsi Les quéstîoiifs'qu' »« lient à sa prospérité ne peuvent êtte^rêsoldes «ans lé concours Jnnefoute de coiïnaissantës positives ; il; n'est possible d'arrir ver à leur &oliiti<5*^ue-pàt- Une' investigation difficile des lieux*, dés temp^rTfeshèiïitoes et ië^ choses. Il faut interroger l'histoire pour apV^feûdKi^ qnèUe iûhtieiice exeréènl suf ta splendeur céxÀmê^àè des Etats , les Àalheurs àè la' guerre fet les t'itehfaits de* iiistîtutiont civiles; il faut chercher dhii^l^dédàfeJâeite^diJjlomatiô, quelles claus** obsctirës d'èVfraîl'é^ P^*^nt èhanger fcn mal le bien qu'oîi attendait M'iin^ àMtié BÔuvélle? » ftiiit'eénsuUer les loi* de la tiktifre quP^re^rîkïk des Mmiïes i. la puissance humaine, 'et qui ^séuj^tttsiSèfrfès éuocèfr^lu commerce à la triple inttuence du climat , da sol et delà posiUoagéographiq»»; il fWééu«ei. les fcahituAss et.les mçenrs des

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natioûBy qui déterminent retendue de leur^ besoins; il faut reconnaître si le degré de civilisation des peuples perthet au génie des arts de satisfaire à ce que réclament \e luxe et la nécessité pour leur propre ccmisommation , èi pour celle des pays liés avec eux par la navigation. Il feul savoir quel végétal inconnu de l'antiquité peut , comme la canne à sucre , couvrir de ses riches forêts quelques terres Jointaines 9 et donner, diaque année, à deux puissances seulement , une récolte d'un demi-milliard. Il faut compulser les documens o£Sciels et découvrir, dans lebrs données numériques , les élémens qu'une prudence soupçonneuse refuse d'y exprimer; il faut soumettre à un examen rigoureux les tnatériaux qu'on emploie, et ne point s'en servk* sur la seule garantie de l'élévation eu la re*nommée de» autorités qui les fournissent; il faut sur-tout faire naître la conviction par des £iits et des calculs^ et , traitant la science impoHante du commerce comme les sciences exactes , proc^éder rationn^lement , par l'analyse, enseigner la vérité telle que la donnent les axiomes mathématiques, et &'|tppuyer sans cesse sur l'exemple , l'expérience et les conséquences qui en résultent immëa médiatement. : ^

C'est, en suivit ces giuidjBS fidèles que nous attons essayer de tracer rhi$tQ«estAtistique.du commerce de la France ,^ , d'ei^poser. na/^^alito actuelle, et de ja faire mieux appéoier en hii^ comparant le commerce de 1» Grande-Bretagne et d<^$ E^talsrUnisb Les conseils du passé nous feront connaître fe$; m^jjrens d'iàméliorer l'avenir.

Nous diviserons ce vaste travail en troia> parties , qui comprendront cbacux^e ;^ Te^i^porition des fait»; leurs ré.

4 V BBCHBRCHBS STATIStIQUBS

sukata et l'applîtali^n d^ principes qnr efn sortent néeessairemenl.

Danl» la première» ilc^ enti^spi^ondrûns dè^ détefnnner celles sont les causes essentielles de ragraèdlsstement d» commerce et de fufet les conctiticMM do 1« prospérité de ebaeuae de ses branchés {frlneipalesw Noos montrerons > par ï^exemple de la Franco , de la Grande-Bretagne et des Etats-Unfiy quels sonl lés eSkïs de la réslmoi^ de ccê -conditions.

Dans la seconde partie , noua exattmseronr quelles sonl les cause» de la décadence éà ciMianerce , soit générales , locales ou éveatudleSé

Dans la troisième , noua pvocédenSns à FinTestigatio» 4es moyen» d'aûÉroitrè fe prospérité du commerce français dafis Ids deux kémisj^Iiè^s. NoU5 ^mmes leift de t^roi^ eil ifid^uant ce» moyens, ifa'fl» puissent; être entièrement ade^pléav ^ qc^'il ^^y c« a^ poiâl , Aem lem' longde série > qui né soieùt intekàpe^tif» ^ ifiipraticàMe» , infruetueuat im peut-^lre même nùisiMest f eé n*e^t pôiôtl leur ej^aition;, mm seakeme^fonr ètaiOam <{ui t^vM parait déskablb^

Nous ne prétendons pas non plus , en fâ^nt tisag^ d'une miiltitode de lèiiaë» Aùmériques , tf^ir toujours atteint; par aos^^ortis^^ ûne^ essactitudç rigoureuse » ovê n*4voir Jariial» éndnoé ^cr de» VMtés éfntièrement iïM^nteistable»^ et quoicfàe nom ayûùé âré dô d^cfUM^ns ùÊ^ ciel» ou aùthenliiqaèb 1m pli^art^de no» données, MiJs admet ton» tobstibiis la' possilHlitéd^afi^oir été , pitirt) d^mie^ foi» , induit»' en erreur^

En reeonoâiàsajil é^tMoie^ lés^ imij^erfections dont eeti

SUB LE COl^M^HÇE* S

ouvrage est vraisemblablement entaché malgré nos soins » qu'il nous soit du moins permis d'espérer qu'on «e se méprendra point sur le sentiment qui nous a fait montrer si souvent TA^glâterr^ conme ifn ini»d^e» ï^ premier de nos devoirs et de nos désirç^ est , en traitai^t d^intérêts aussi graves.» de ne jamais nous écarter de ce que nous, prescrivent la justice et la vérité; mais si nous n^avions pu nous défendre de quelque partialité secrète , c*est la France , c*est notre patrie , qui seule eût été Tobiet 4o^ potre prédilection.^ ^

WMjMH « J I M m ' O ,

REGHEBCHES STATISTIQUES

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