L.^imp.^'*'^ lï^^y? * 4® tï^oîi^ années a été
* En laines fines de. ••• • 4»264»oooj « - ,.
^ ci;. j, , , ,^ ( yi8,73o,ooohYre8,
,. — Communes de. ... . i4>466,ooo/
La production aQtualle de la laiqç s'élève à la valeur d'^n^ vipp^ toQ millions; l'importation a été de 9,78^,000 fr. en 1820; de 1 5 millions en 1821; de 24»3oo,ooofr.en 1822, et de 1^1,820,000 fr. en 1826, faisant année moyenne pii^ de j 5 mUlions. L'exportatipn n'a p^s atteipt deiu; ipUli^ns : ponséquemment pos fabriques mettant enopuvi?^ amiuelWment/pour. 1 13 millions de matières premières ; le travail en tripla àrpeu-prjbs la valeur ; ainsi ; le produit de^ piapp£s^iur^s d$ dr#ps et Mutra^s Ipjp^ge^ e^ f^j^f^i^-
v^\ffiisisj^\j^e :599 i«^ii<»^^ Vmfoi^i^m 4^ m *W9*
568 ^1 RBGHBBGSES STATISTIQUES
estaiihdessous de ^5 millions defrai»cs :'d<mclft consoinmation est d^eaviroa 3 14 millions / c*est une dépense d'un peu* plus de lo fr. par habitant du royaume. Il y a la ans , nous n'obtenions de nos tpoupeauicque 75>8féo,oool. de laines^. éTaluées- 8i millions; c'est un aeorôissement de 1 7 millions <le Ht. et de plus de â4 ;n^iUions de fr. ; cependant il s'en faut d'autant que nous puissions suffire à notriB consommation , et pour y satisfaire il nous faut faire des progrès -aussi grands que ceux qui ont eu lieu depuis i8i5. Nonobstant la mùltiplicaiion de nos troupeaux» la propagati^^ des mérinos , et Je&) soins mbuX entçpdus 46s piropri^ires et de& ixergers. ^ qui ont pres-^ que doubi^ le poids des .toisons , il faut ei»on& âjauter l8 millions de livreii pesant , à la productipn des laines indigènes , pour les mettre à même d'alimenter complètement nos fabriques» Les 93 millions de livrer .d^ lai^s produites annuellement^ et, évaluées à Tétat dejsumt, donnent par ^1^' réduction di^ lavage à, dos^ 54 millions de livres , et supposent inamtenant , en France, 27 millions de bétes à laine en rapport.
Comparons cet état de choses k celui que pimente" la Grande-Bretagne. D'après les rechèrchès'de Jamë^Bishop , publiées en 1820 , l'Angleterre et l'Ecosse fournissent une quantité de laine montant à sBo iottiHiorfs de Itv. ^fa suint, réduites à i44 millidns de liv.^ de hine lavées^ à do^ , sui-.' vànt l'usage , et à raison de « lîr. pour 3 et demie. Cette quantité supposerait que les troupeaux de* la *Crrande- Bretagne s'élèvent à 72 millions de bêtes à lâinë , si les toisons des moutons anglais n^etcédaient pôf^ le poids de eelles qu'on obtient en* France; mai» on cateide qu'au
8Un L& COHIIKBCS. S69
Jkkic diiS ikfw el denûa de laine -en mjià^ ili en donnenl QÎOq. Se 1819 il t8r29/riiappctati<m de» kifiet ëtraûgèrei neiVe^tr é^vée^ par un terme mopen , qu'à lo mSlions delreniQS. L'ie^^ble dçs loatières previièref feumîesam fiduriime^ engl^iiief , par le* impbrtatiom el par les trou* pèMa indigènes V rMi ^ par : iàperçu » %ia millioha. Le tr»ifail de fi46/OOQ du^iers adultes et d'autant d'enlsina • ifififi^^fât^ lialear » ef l'àlèvé à 7^ QÙlUeoa. U est eon^ sommé annuellement dans la Grande-Bretagne» d'après M4m:i t9ms^75i i&iUions :de 6îwi%ile laine i:et U en est e^i^rté pmt 4j5* Bn 1799, h fWbricWbJi était évuluée à 47j§ mllÂQ^ seulement r«t r-çj^portatinn îiii ivSga^oeo ; Ift fîf«rtr^an.dç mwfeit, i^Yôc fe ebnsKTOma^on , è 364 VÎHiftMf foi^i^ , fe fabriçaUoa ft'^t/itt pç^ifo ^q'ît 45a «ôil^qi^ ^ Qt T'^^^pPT^atî^ à444#6^5^<¥>. La ^oslrebadde ^ l^ f^^^^^m^i^ HVoienli^onsé^ieinmeliH uitâ ¥4leu|s de 3o6 millions. Dé 1816 {1. 1^^^ , le tem^ m^Qti de$ exporta[ti«p^ 4e lainage a été de 5e9;8oo',oj(W fc» r «aïs d^pu^ cçtie éppqu^:çee i^pi^nse eonuneî^ a dii»i«uéé
Pfl rem^iaMeraisanf dçuto gue^ 1^ nomhr^sliui ef^vH Ç^^û} i?Â: l'^BPf^ation d^ di?if^, sont beaîiPWft. pl»^ éleyés qu^ <5eiix qqe npps; pnfe foi^n^précédemmèïitleS #?*3 #r#Pan^ ePglai^fis; pn û'eci ^r^ poiç* ^t^mnè e^ ^^^hi^^ajrt ;,fiu§ 1^ m^(^ dçf ; ces nmrcbaiwU^s le^ fiijit ^fe!ffiRÇr;f^i4^faeflt^ H^e éf:§liwtiqn O0ic^§J|etrèHrappwr cbé^4ç 4*^;^p,ité.^ Oft. ^it le^ ^^gçr pap^i fes objiet^ qV Arthur. Ypiipg sqytiflnlt êt|^ d'une ^e§*r.i»Me q^i , tswyp&i^aM* 4éplaral^s > ^œ utojdifféirfipeede rooUié.
^ #dfl^tf^n^le9tetIQ^a adoptés «prèartm eianu» détaillé , f ar3î^<^ et fiden >f^(r IroMe qp- entre la jPcaècd
570 BBCHBECSXS STATISTIQUES
et la Grande-Bretagne ^considérées sous le rapport important du commerce des lainages , il y a une différence eu moins pour le premier de ces pays : — de 167 millions de livres ' ou près des deux tiers , dans la production des' matières premières ; — de i5o millions de francs» dan» leur valeur ; — de 4^9 mîUions de francs dans le produit desÊibrtqpies; — de 4^ millions de francs dans l'exportation des lainages; — de 2 à 3 millions debéteiàlainesV et d'une livre et demie par toison. . »
' Il y a une différenceen plus : — de 5 millions de francs pour la valeur du tiers de l'importation des laines élran-^ gères ; — de 39 -millions de francs dont notre consommation excède celle de la Grande-B^etagito. Néanmdins celle-^i étaiit de 276 millions pour i4»392>ooo habitans *,' c^est pour chacun une dépensé de 1 9 à 20 fr. , ou près du double de la valeur des «Iràps et kinages que chaque individu consomme en Francef.
D*'a]^r& M. de Châteauneuf, la veoite des tissi» de laine dottt fait Usage la population de Paris , monte annuellement à i5 millions de francs , ce qui fait plus de 21 fr. pour chaque personne*^ €ette consomma tidh excède celle de la Grande-Bretagne ; elle est moitié plus grande que cellé'des-autres parties dii i^yaume. Si le terme en était atteint , par la dépense qu'une prospérité agricole et indttStrieHe'-de nos départemens leur peratettrait défaire pour amëiiei^r'Ies vêtemens dé toutes les classes de leur popiilation, 4e commerce iMérieur des lainages éerait dé 63o millions 'par an; il excéderait de 5 16 Celui qùé donbe mfiittteiuAtt notre consommation bornée i^ il mùniei^k à ôiâ^'ailee nos exportatioils^ et iseittit ^ enjDore de prè»l dé
Sun \.B CaMMElCE. t ^71
i€K>. millioqs au-dessous de C€iliD,de:la.6pa]ide*Breta^é ; mais étant f(9)dé sur les be^Ins des babitads du 'royaume et non sui: des relations étrang^rei^ que peuvent troubler ^ ^ chaque instant , de nouvelles tombtnaisons politiques ^ ^ serait plus sûr et .plus durable. Toutefois soh plus grand aysint âge serait de doâner à chaque individu de la^pop«H lation» lemêm^ degré d'aisancieret de bilsn-êtrer qàepto^: ^tiF0{it aUx habHans de rAngleten^a^deia habits do^dra^V ^>uB usage extr^ètncâlt: étendu de -toutes^ sortes de Iai4 pages.; proj^res' à présérVIer Iç: c0rps' humain dé Faciioà niûjible d»É y«riaUans atmô^hériques ; et à âearter^lluoyé dearttttsèites* qUrenitirce lepluf d'influeRCe âur lalisaiild publiqiie V cet isur, les ^dispositions physiquei; ^et' dionksideb olaisses les pluànombreiise^ delà sociétés: i r;.rr; . ;. jo ni '. A,^ Soieries^. - * ; . • : . . .r^lr.MiM I
Il èembleraft que l'usage des soieries devràit'êtèb ekÀhSt ancien que la civilisation des peuples dTOccideht , maiirtt c'en faut de beaucoup qu'il en sort aussi; ce fdtse^feiÎEiéftt sous le règne de Justinien qu'il £at introduit dans'i'ERi^ pire Romain; avant il n'était connu que • dans 'les tlds du Japon, àla Chine» et sur les borxlsdu Gange et de l^jbdtop ce fut en 1 i3o que le roi Roger inftréduîsit en Sicile le Vèr^à^iëy et en 1470 m^^ Louis XI le fit transporter i'en France. La plus ancienne maimfacture^de soie fut'étaUië en Angleterre , par William Lee , il y ^ 2^5 ans. Tels seoA les progrès que cette industrie a faits » en ce pays y qoe^^ par un terme moyen des trois dernières années v 6n y emploie , dans là fabrication des étoffes consommées oè exportées 9 une quantité) de soie pesant 2,1 oo;ooo livres^ £n 1812 9 toutes nos maou&ctures n'en ^QaployMeni que
987,^015 Hrrc» pesmt;' cil ïëè âotànéeê que ûeu» àvofiê KéuafiDar daib b 4'J*^6ctH)ti é» didpkre Hfy ètabKsseét ^li'en^ effet ' kt GrapderBrelagtie esfc parvenue, à^h^e de j^sraéT^iianca et de mhm , à «Au» ^uppasser dan» la quan-^ 6té 4^' p^dnk» de cette eeffke^ 1Sa condéÉDmFaticm en sMeciesi monté & Féhon;^ vaietnr- dfe ^4? iuiHiéfi%, et là nâtre^àç-rsô mUSoiiB teuhn^nt J Tôieî left>baB6# de ces ^lE^initiiÀ» : en' iSh u fhê^ ni|inù£kctur($s j» sbiê^les de lâl GcànBe-A^eia^ nbcnpaient défà 6&^«^d oin^H^t^s^ oln éacaluait leuni' prd4&ik^ à 67 milHonâf ^t^d«^ d€! £rtttic9« Es iSsd ; €^aprè8 Teiiquête fedte d^vaM'tMtiiMfthé'âê la CJumbiie derLctda, ce prodoit «'étevait |; sSo miUiona de- fvaûc»^ L'èxpov|ation patente €»t .'dWviifeil-3 million» ; la consommation tàtérieore'^ à laqndie il fyvA f^outep Huterlope» monte conséquemment à 247 saifiions; et en ffiek eHè'>eËk''efilîmééirèfr-pe«r aqrdessous dia> la mUlion» Aeiiîii^s 'drài.lrEStet diç TÀngleterre» docsùnent sêaàféfficu^pcddid en x^tSa En portant, par un terme moyen ^ àni&'faiilUbnâ:;:lo':.tfAéuir^a seiea bràte^ importée an<^ aiieUelnerit en AngMerre , oik réebnnatt que la fafarîoatiôn qvJÉIa^leb^&i^akinr ; or , é*api^ la m^é dosinée , nos iriariiiftictureë èxplahaÎDi récemment^ mie quantité à^ soie indigèkie otexdti^m! (|uî Tant àpproximativeilient 44 ^^ ]iad$ V l^ut" pradiiiidoit s^éderer à 22% , ycÀmpcis. le pruC deS' motériftuxù Jioa ekpprtations. mionta^pt ^ ayant leuy déofoissement en ^823 , h 100 million»; notre coneomipatioQ en soieries ne peuti dbnc êtise Soignée du terme de 1 2CU C'est à raisioù de la population de la Fra];ice , 4 ^« par^iiidmdn)} tiindia qu^ iT^t Jbeaueoup^ plus de ii fr, » ou,p#es4^ V^pl^V pcMivobaque habitant. de& ifes Bri-
SUB L£ COMUBBCE. 5y5
lanniques* Il est eertaLaement étrange ^ue le ^Upji^ q^L« donné à rSurppç l'usage des s^ier^cis» et ^J i| jp«RKtél%^ fabrication, ^u fl\f^ h^vi 4er^ de^erffc^1io.#>.^ Cfiusomff^ la moitié pioÎQ» guVn a^tre pf ugl^ pr^sfi^ moitié w^ixf$ nombreoix, et dont les Jx^anafacUn^es ont çc^pa^ ment ui^e existenee récmte; mi^ iç^)e e^t ta pu^^^gig^ des caprices de la mode dan^s jlçs marçbéf tfh jse jûq^^j^ les produits de Tindustrie. <Depu(^ tr^te aji^^ l'pH'i^j^ vêtemens de soie s'est restreint^ par le niiil^âiâ» de^'classef supérieures , et en raison inverse de Textension qu'<yitprise lestis3us de coton; les soieries ont prefjqu'entièreQif^ldisparu des tenture <et des a^eublen^ensa ;eit 1 adoption dep étoiles de mérino3> par le^ femmç^tc l^fi ^91^^^ àe la consommation pendant Thiviery te^U j()i]e- les toUer je^ perfectionnées sont paryeni^es à les Jbamûr peipidant Pété/ Si y par un ensemble de circonstances ffVjQcableS;, la qpa^ tité de soieries que la France consomme a^nuellemeait:, s'élevait au mè^e terme !^^w Angleterr^.^^ Je cnmmf^roe intérieur que donne maintenaint la rente de oesprodiiitsr» monterait à raison de vi fr. par rperspnne, ju^^u^^il^ ^^ leur prodigieuse de 33o millions; ce qui joint ;à: tç^ç fj^lipns d'expprtalions , formerait une ^^rie pre^qu'liHS^i vaste que celle des cotons de la Grande'B)i;etag))er
Pour agrandir la consommation des soieiâes-j^ deuxespèces de moyens peuvent être .employés avec >su|ççè^ : Icis uns sont à la disposition du gouvernement .qui, 4^^ IH^ multitude d'occurences y telles que les deiHls«^hss,Geâtumes de cour y les uniformes» les draperies^ 1^? grands; ajt|eubleïnens , les ornjçmens d'église , a 1^ pï^Uj^ /d'w.^^^ÇB les usages; le^ autres dépendent des ma^Hf^^u^fiers, qui
S76 RBCHBRGHSS STATISTIQUES
sent 5o millions» ceui; nécessaires à nos manufacturesé II est évident par Tetemjple de l'Angleterre , que leur fvl% est trdp élevé , et que nous n'en necevoiis |ias une qunb^ tité suffisante. Notre industrie ïiouvellô ne quintuple pas encore tout-à-fait la valeur àd la matière première; ellç ^accroissait seulement 9 il y adix4iuItiiiots » d enviroà ^(iÀt et demie; coinséqu^mment elle fabriquait àv»c 5o raiUio«s.4e cotons en laine, pour aaS millions defn de tissiis:^ de)>eti0^ neterie et d'autres ouvrages. L*exportatH)n mojrenae île ces produits mobfant à ^94 millions de fr. , la consoâima(«tion du royaume est approximativement de soo âKSlioBs*
L'Angleterre plus exercée dani Tart de lafilfct^é, {dus favorisée par Tusàge des machiàes perfeoticmnées et par le bon marché du combustible» tire im plus grand parti de la matière première. 1 27 millions de -livé pesant d$ coton 9 qui coûtent à-peu-près 1 00 millions à s^ mamiCfK)^ tures , lui donnent pour environ 7G0 miliiom de produits fabriqués. L'exportation et la contrebande eu font Sortir pour 546 millions; on suppose que la consommation en absorbe pour 216; làais ^es termes s'éloignent peut^-être maintenant de la vérité » parce que l'exportation s'lMXP0tt prodigieusementd'uneannéeà l'autre» et sans doute avec elle , la production et la consommation.
Par des efforts n^ides et surprènans , notre industrie est néaiimoins 'paffv^ue en peu données» à livret à la consommation de la f*rance » une qua^tit^ de produits d'une valeur égale à celle qu'exigent les besoins 4e l' Anglesterre;, mais la différence de population des deux royaptœsji en çipporteune très-grande daùs la part qui en revient à çbaque individu. soojQlîUions de fr. de tissus et de|>Qnpetejrie 4e potoii font par personne ^ pour la popul^ktio^ 4^
SVR t% GOMUBRCE. 5^7
la France 6 fr. û6 cent. ; tandis que 916 millions de ces mêmes objets consommés dans les Iles Brltaimicfoes , .pat* sa iditUcms d^habltani» forment 'pour cfaancun iw^ dépense de près de 10 fr. Si noire consdmmatiob k'ébyait à ce terme, jelle serait de &00 mSHions wi tm tieri de plus qu'au^onrd'liuh
6"*^ Denrées ôolpmales.
Nous avons dé^ montré les Ihnites lissk iescfiielies sornt renCenoiés les besoins de ia Fraulco , tipm^i av^ denrées coloniales; nous nous bornerons & en préscirter ici les termes nbàériqueSy Cotisant toutefois ressortir Icsnr valeur relative par quelques côtopariusons.
La quantité de. sucre non i;aflbié, consomnlée aimuel-f lement par la pop'alattÀa actudie du royaimie, s'élève à 92 millions de Uv. » valant appro^mativemeixt 3i niiUrons de fr. ; c'est par p^ersoane un peu pios de 5 Ihr. pesimtv et d'un franc de d^ense. l^a Gramde-Bretagii» éouMintme chaque année ^jl& mrlUœis de liv. de sucre , qui M ciaù* teht gfi millions defir. : c'est pour chaque iàdl Vida iSiiv. de sucre brut , valant 4 fi^» 3o cent. La différence 'scrr la consomniatitm générale est dé 184 ^IKons de UV. ; et de 63 mi}li6ns de fr. , on autrement l'^nglefterre consomme une quantité de sucre triple en poids «t>6n valeur dexéUe qui sufih à la France. La différence sur la ^consommatioià individiidle est enëore bien ipliis grande , attendu l'infé^ riorité de populalioh des Iles Britannique^ : elle est dé 10 liv. de sucre et de 5fr, 5o cent, par individn; ou ao* trement l'habitant ^ la Grandè-Breta^he consomme 4 fois et un tiers jutant qu'un français y en sucre brut «t fiorréy et il dépense prc^rtionnellement.
OjS BBCUBBCHES iT AT 18 TI Q L l^S
En 1789» Paris consommait » diaprés les recherches de Lavoisier , 6»5oOy00o liv. pesant de toute espèce de sucre , estimées 7,800,000 fr. ; en 1817, la quantité montait à 1 1 millions de lIv., et la valeur à i6,5oo,ooofir. Ainsi, en s8 ansj la consommation du sucre a doublé dans la capitale , même en tenant compte de Taccrolssement de sa population; chaque habitant employait. Il 7 a 7|ans , i5 1. de sucre à ses besoins , et dépensait près de s3 &• pour ce seul objet. Depula^ cette époque, la consommation s'est encore augmentée ; le prix moyen du sucre est tombé de 3o sous à 94» mais l'accroissement de la'quiantlté compense et au-delà , la diminution de la valeur. Cette c^Misommatlon est au reste, puremenif locale; elle tient à la concentration d'un grand nombre de fortunes aisées , dans le même séjour, et au commerce d'épiceries, que Paris fait avec les d^[iartemens Tolsins. Si nous dépensions seulement en sucre pour une population de 3o millions , autant que l'Angleterre pour 23, cette branche de commerce portée h 92 millions de fr. , serait triple de sion état actueL
Le café offre un article d'un usage moins général; nous en consommons annuellement 16,000,000 de liv., qui valent 20 millions et demi de fr. , c'est à-peu-près une demi livre par personne et environ y 5 centimes. La Grande- Bretagne en consomme 4o millions de liv. , qui lui coûtent seulement 3o millions de fr. ; c'est pour chaque iu-^ dividu 2 liv. pesant , et une dépense de 3o sous. La dlfTérence en quantité est de 24 millions de liv.,' quoiqu'eu valeur, elle ne soit que de 10. millions ^e fr., attendu U prix élevé des cafés , dans nos ports.
. Paris abscdbait en 1789 ; a;5oo,ooo Hv. 4e càtb, fananl à 2$ sous, éne-^soiiiaie de S^isiS^ooo^fr. Ces nombres éiamitporlés en 1817 » d'après les états officiels , k 5 mil- Ikms de lir. , estimés avec les droits , 10 millions de fr. v è^esttme* consommation double en quantité ^t triple en valeur; elle est de, i4 fr». pour chaque habitant de Paris ^ tandis qu'elle n'est que de i5 sous pour lé reste da royaume. Si, pour une population plus 'grande d'un tiers 0OUS receyions seulement autant de café et au mâne prix^ que l'Angleterre 9 la consommation de chaque personne serait quadruplée , et cette importation augmentée de 9 à 10 millions. .- • ^
•Ces détails remplissent l'objet que nous noUs sommes proposé; ils montrent dans qudies limites étroitesnotre consommation renferme notre commerce intérieur. La capitale et quelques cités riches et populeuses , Lyon »^ Marseille , Bordeaux , présentent , dans leur approviSfôn- J nement ,- des débouchés considérables aux produits ûndi^' ^ènes et exotiques , et aux objets manu&cturés; leur con4 sommation , qui s'est accrue généralement depuis 3o ans , a^méme doublé à l'égard de plusieurs artid)^ ; mais les villes secondaires , les campagnes , les provinces éloignée» surtout » ne participent que peu ou point à ce mouvement commercial; et leur concours est si &ible» que les dons d'un heureux climat , d'un sol prc^ice , d'une populations active , intelligente et nombreuse , ne répandent point sur la France la prospérité que l'on a droit d'attendre de ces^ inappréciables avantages.
Le commerce des blés s'augmenterait des trbis-quarts^ si les départemens avaient une consonuBatioii de pftitv
iSo £BCa£ECH£f «T A^tlST IQV KS
égale 11 oMt 4e PàrU; U gagnera^ moitié sur sa valeur actuelle » $i chaque liabita^ dé la. FraBce dépenseft eu grain aàt;^dt qùfa;ocli£ des iiei ftriitipiâiqae» , ^^jtaaîaàè cependant jibnr -ie jmys 'de 'rEuropè :6tii'<on'JDAnj^ia attDins''de.fi)in«:— ^ii&.^codiiBdice des irim s^accmttraik beaiitioii|> àa*4elà. Ide mxAtié «n * ydkiit ,■ bt : d'isà qoart ea. ^^ntité^ sHl égalait ^ dons les prbTiiieps ; léiteiél^'s wxqiadb il a'ëlèvé k P«ds. rn Nô^ miiAaifai^ifresifc'dwyaetHekinagea amcf ient oddi délxniché intérieur de moitié, pins ^gi»nd> 41 nous comfaafBiiims ichmÉikjpc.'iir. itme' ^ensde fial'éille è pdHh ^u^emploiev à ^et o&jet^ shAque ittdbitant dCe:ia' Grande-Bretagne. — Notre commerce de soieries* pè^otainl SMtBÉenant la oMCinv^Moeé iUba les Aiarcliés jract^teûrs , ^pHe paf ce lipm ^tiolre loémommafioa est réduite ^^ tissuii do cetlee^ècoyattiîersdo'la ratettr qui: s'y troure^mr ployéo. dans lés Hes Britirtoiîqui^Sf^ -*- Nos cotons mèaur ' iaetûrés , fui aoBt la brapohe dUùdnstrie là ;plii^ fayorisée par roxtéasion de leiir iisnEge, devratetiit rec^Toir , ^ar raccroûlsaement de1acoiiS(Htonîaiton.indJ¥iditteUe» une^u^^ mentation de toile de 3^Xr« 54 cent» »: oA tooiUér^ sus de leur débi^ acitûel » pour ae iron^er , déuB ^ei^ n^i^idbés iifetéfieurs^^ur le même pjed tgi© îtes^cio*)!!*.^ l'An^et^re dans les SACHS. rr^£a£b poitf aHebobrke :uniq«i$4peiitjetet^ de la. consommation anglaise aon denrées, cblonldte»^ îl £»ir dratt tripler la, Valeur, de inotre déamneroe^ actnd 4e tét objets; il faudrait la quadrupla pour ht ^rc^j^KUrtiomnér à Bo^O poptilation»
En résumé > Toici le tableau de ht eoi£»omixiati^n 4e lé Frmqe, dans doarâMJuBfité ^ et l'jipei^çii deTao^oÂ^ement qu'il bu iMidraift épi^ourer , ^pcmv égaler rl^ ^usèœmation de la capitale où ceUe des Iles firitanniques^ :
— de Pafiti ou de rAngleterre.
Biés. . . . .^. . 1, iQO„ooo,ooo fr. . . 1 ,95o,ooo,ooo fr. côtnpar. à Ifa^riSp
Vins. • • • . .V 75o,ooo,oô6 2,000 ooo.ooo. • • • • idem,
ljé\înarf^t9, ... 3 î^$,^^,bèë. . • . ; 6^o,ooa,qo6. . . y îMdL
âucre3 b^u ts . 3 1 ^000,000 . . . » . 1 3b.ooo,ooo ..••..••.. i&ûi, 6af(ê. 20,000,000 45,000,000. ibiiL
I l ■! i'* m t If i
. ^Toial. ,. . 2,535,000^000 fr. . .5>385,ooo^ooo fr.
On Tolt , par ce tableau , que la consoitiwation dé la France , dans son étal actuel de rétrécissem^ily ne donne lieu y pour les branches les plus importantes de son indus* trie agricole , mani|%$yti^ière <$t colçmale , qu'à un com* merce intérieur dont la valeur n'excède pas deux milliards ^l^toioi* Si, piur una «^teiisioii poaâiUoi téi^abaAt de k prolongation de la paix , des soins heureux du Gouverne- Infint etdea progrèsi oaturola des^ dusses , celte consommaiàùjL èessait d^tée kornée dans les limitetétTOÎtes où ellë«9t nvïÉrijaiée anjmmd^hwù , Un aesro^sement qui là rendrait leçiUaUa h cell&'de là pejpsiklîan de Paris on h celle d^ fiés 'BritainnlqUesL^'pvo(kiirait une ail^nifiBlation de CQm«- «berôe intérieur é^h à sii yalemt àotiielfe/ et montant » foaat sept bbjçts setilemeol» à 'beaucoup. j>his de cinq iiiiHîâr^fl. Il u*f a 'aMSxaà obâjtack physique à cette aug»iftieàtatqon» et hèils possédons ta^is lés élémensqui elisont -fes coiulltûiiqs lîéctssaires, lief causes qui se sont opposées, pot. aÀe action perturbatrice , aux progrès de iiotie pfoqiérité idommeroiide 9 peiiyttAt être combattues eBkar cembfl; nom wionsrÉné^^ p^ws reehêidbiM» rétendna in mat qu'eUes^ptoduisMtV ^ k- pomaBce dot vemè<bi
58a BBCQ^BCVIii 6TAtJ$:T:lQV£S
qu'il faut employer poQple» extirper^ Le délrimeat; causé à la France^ par une consommation rétrécie» réduit à moitié la richesse de notre commerce intérieur. Là continuation de Tétat^ de paix^ rallègement des impôts » une administration sage» éclairée , actire,' protectrice, peu* vent la donMer sans employer à cette opération beaucoup plus de temps qu*il n'en Êiudrâit pour ruiner un état , en laissant d^>érir son agriculture , décliner son industrie et envahir son commerce , par une concurrence rivale et prépondérante»
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