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FRISURE

L'étymologie du mot friser est assez curieuse ; ce mot vient de ce que Ton appelait frise une sorte d'étoffe de laine à poils frisés qui était fabriquée jadis dans la Frise en Hollande.

D'autres auteurs font dériver ce mot de « fresium ou frisium », qui était le nom donné à des vêtements phrygiens garnis de franges.

La frisure est la dernière opération que l'on fait subir aux plumes avant la vente ; c'est au moyen d'un couteau à lame légèrement incurvée et à tranchant émoussé que l'ouvrière effectue ce travail. S — —-g] -^ ---=»» ~*g"-^ Pour cela, elle prend près de la tige une pin-

cée de quelques barbes qu'elle serre légèrement Couteau à friser entre le dessus du pouce et la lame du couteau,

le manche de celui-ci étant maintenu par les quatre autres doigts contre la paume de la main.

Elle 'fait glisser le couteau ainsi placé contre les barbes jusqu'à l'extrémité de celles-ci qui, sous l'influence de la compression exercée sur l'une de leurs face par le tranchant de l'outil, tendent à s'incurver.

Il ne faut réellement faire pression contre la lame du couteau qu'en arrivant à deux ou trois centimètres de l'extrémité des barbes.

Si on serrait trop fort à partir du point d'insertion de la barbe dans la tige, le duvet se roulerait en tire-bouchon, et, de plus, se casserait souvent.

Pour friser une plume, l'ouvrière commence par le pied du côté gauche, la tête de la plume tournée vers elle et vue par dessus ; elle remonte peu à peu vers la tête, la contourne et redescend du côté gauche jusqu'au pied.

En recommençant plusieurs fois le même mouvement et en n'agissant que sur des parties de plus en plus rapprochées de l'extrémité des barbes, celles-ci tendent à s'incurver davantage du bout et on obtient ainsi la frisure du duvet.

En dehors de la frisure ordinaire, que nous venons de décrire, il existe un certain nombre d'autres genres.

Travail de la Frisure

i° Frisure frimatée. — Elle consiste à tourner le duvet sur lui-même, de façon à placer les barbules sur une sorte d'hélice à pas allongé.

2° Frisé chinois. — Un côté de la plume reçoit la frisure ordinaire tandis que le duvet de l'autre côté est frisé à l'envers très recourbé et comme enroulé le long de la tige.

30 Frisé sur le côte. — On commence par donner la frisure ordinaire, puis on reprend sur le dessus un certain nombre de duvets que l'on ramène sur la tige pour la cacher; c'est la même opération que pour le passé.

40 Frisure escargot. — Après frisure ordinaire, on ramène avec le couteau un certain nombre de duvets de chaque côté en boucles rondes sur la tige. Ce genre de frisure est employé pour la garniture des bords de chapeaux.

50 Gauffré. — On emploie pour cela un outil de forme spéciale; avant la couture, on pose bien à plat sur une table le brin qui doit former le dessus de la plume ; après avoir fait chauffer légèrement le bout de l'outil, on passe la partie incurvée de chaque côté de la tige de ce brin, en appuyant légèrement sur la naissance des

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duvets ; ceux-ci, sous l influence de cette pression et de la chaleur, se recourbent en se

relevant de chaque côté de la tige et on obtient ainsi ce qu'on appelle le « gauffrage ». Il ne reste plus ensuite qu'à coudre ce brin avec les autres, comme à l'ordinaire.

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